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2007/10/29 A few words from Klaus Mann : Fuite au NordPetit extrait de ce roman, récit, de Klaus Mann : "La fuite au Nord" (1934) écrit pendant et avec pour thèmatique la montée du fascisme. Beaucoup considèrent l'oeuvre "romanesque" de Klaus Mann plus comme un témoignage qu'un vrai travail de romancier... je serai plus nuancé, et si "Fuite au Nord" tient plus du témoignage (quasi biographique puisque Johanna est à l'image d'Erika Mann, sa soeur ainée - d'une année), que l'écriture n'a pas la force d'évocation de celle de Thomas (son père) ou l'acidité de Heinrich (son oncle), moi je trouve que c'est un peu vite catalogué Klaus, dont j'aime l'écriture, mais aussi l'urgence "politique", humaniste que contient ses écrits.
Le cadre de ce "récit" est la Finlande, il est assez intéressant, via ses journaux (Les années brunes et les années d'exil), de suivre la gestation de cet ouvrage témoin de la politique des années 30 en Allemagne, et déja de l'organisation de la résistance face au fachisme, en Allemagne et à l'étranger (l'exil est déjà une réalité pour pas mal d'allemands!).
Allez, l'extrait ; Johanna (clairement le discours d'Erika). Période, les années 30, où les grands courants de pensées politiques sont encore en "position de construction". Risible avec le recul? Certainement pas.
"Je veux dire le changement, la justice. Que l'on ait plus à avoir honte des hommes. Que cette terre ait enfin un visage raisonnable. Que la vie soit quelque chose qui en vaille la peine, qu'elle en vaille la peine pour tous! La cause c'est tout simplement l'avenir, et cet avenir ne peut-être que le socialisme".
Ca a pas forcément changé, reste à définir ce qu'est le socialisme, à 10 ans de 2017... Qui sera année de rébellion? Je le souhaite, reste à pas commettre les mêmes errements et dérives. Pas gagné!.
![]() ref : "Fuite au Nord", de Klaus Mann - collection biblio du Livre de Poche, n° 3364 - +/- 7€ 2007/10/16 Faim de plateau...Ca y est, enfin de retour sur le plateau... Et j'ai faim, une faim enragée ; les crocs je vais les planter. Putain ça fait un bien fou après l'été pourri et l'expérience humaine de la nausée. Derrière, c'est derrière - maintenant c'est "in front", droit devant. J'ai envie comme jamais, et humainement comme artistiquement, ce sera à fond pour le projet, avec l'équipe.
Bref, comme un sportif trop longtemps sur la touche pour "claquage aux neurones", j'ai "besoin de ballons" à mettre au fond, à mettre profond aux adversaires... vraiment profond, à l'échelle du mépris que je leur porte.
Shoot, Patrick, shoot. 2007/10/15 A few words from : Yves Simon - "Bruits de bottes"Avançons dans la veine Yves Simon, et sa "manufacture des rêves" ; ce n'est ni la première ni la dernière fois que nous y plongerons, histoire d'approfondir le monde, les hommes.
Dans son chapitre "La Guerre", on trouve ce texte "Bottes (bruits de)". Alors marchons, à contre courant, les pieds nus contre l'abîme de la guerre... et les poings de la connerie, particulière et universelle."Bottes (bruits de)
Les bottes de la guerre sont noires, elles brillent la nuit et martèlent le sol. Elles avancent et frappent la terre comme si c'était la peau du monde qu'il faille rendre à merci. Tapis dans les fourrés ou derrière des soupiraux de caves, les enfants ont peur que la vie ce soit toujours des bottes qui avancent vers eux en faisant trembler la terre. A l'instant où les bottes noires avancent, il n'y a plus de ciel, plus de nuages, ni d'arbres, ni d'oiseaux-lyres possibles, il n'y a plus qu'elles et la frayeur. On les voit glisser à travers les fougères, derrière les hêtres et les herses, elles cognent, déplacent, raclent la boue collée à leurs semelles au granit d'une église, à l'escalier en bois d'une couturière, sur les tapis rutilants d'un hôtel particulier...
Les bottes noires qui brillent la nuit et martèlent le sol sont là pour effacer la mémoire. Dans les allées des musées, sur les dalles de marbre et les tapis Renaissance, elles s'arrêtent face aux tableaux, arrogantes, face à Matisse, à Gauguin, à Monet... Alors elles emportent dans des wagons plombés ces morceaux de monde destinés à ravir l'esprit et les sens.
On croit que les bottes de la guerre s'acharnent sur les corps, mais leur but ultime est d'anéantir l'invisible".
Voila, et certains n'ont même pas besoin de chausser leur bêtise, les poings dans des tableaux leur suffit... Toute personne s'attaquant à des oeuvres d'Art, ou qui brule des livres pour "hérésie" ou autres conneries de bas étage devrait être trainée devant un tribunal pour motif de "haute trahison", avec prison à vie comme peine. Aucune pitié pour ces lâches. 2007/10/14 Tendresse, par définition...Il y a au détour "du verbe", des mots qui reflètent plus de chaleur que d'autres : ici le mot "Tendresse". Voici la définition qu'en donne (reprend?) Yves Simon dans la manufacture des rêves, et que je trouve exacte. Et il y a un certain nombre de personnes, d'endroits, objets pour lesquels j'ai de cette tendresse (secret garden, na!).
"TENDRESSE : Elan pour un lieu, un objet, mais plus fréquemment pour une personne, procurant une paisibilité liée au fait que ne sera jamais posée la question du pourquoi de cette inclination, et qu'en conséquence, il n'y aura ni retour, ni rémunération quelconque à en attendre. Un élan pour soi dont les seules finalités sont internes à ceux qui l'éprouvent".
Simplement.
Ref : "La manufacture des rêves ("autobiographie")" de Yves Simon, Le Livre de Poche - N° 30284. 2007/10/12 Zanardi-Villeneuve : 2 combats, 2 causes nobles.Prochain article (et suite des persos) "théâtre" consacré au Handke "Par les villages" après le week-end. Aujourd'hui la présentation de deux "combats" sportifs pour des causes dites "nobles". Elles concernent Alessandro (Alex) Zanardi, ancien pilote de F1 d'une part, et Jacques Villeneuve au volant d'une voiture de Nascar d'autre part.
Alessandro Zanardi, pilote amputé des deux jambes dans un accident de Champ-Car en 2001 (dit CART à l'époque), sur le circuit allemand du Lauritzring si la mémoire ne me joue pas de tours, va s'aligner au départ du Marathon de New-York ; il utilisera un vélo pour handicapés. Il compte le réaliser en moins de deux heures. Dire "que ça me les coupe" serait malvenu, mais je trouve ça génial, outre que ce n'est pas un défi de type "je veux vous prouvez que", qu'il continue à développer un esprit - positif - de compétition, car il reste un compétiteur. Et c'est quoi la cause alors? Eh bien "lui-même" : celle d'un homme qui s'affirme indépendamment de son handicap et pas "par son handicap" (ce qui dans d'autres secteurs, avec d'autres publics est pleinement respectable!). La cause d'un sportif parmi d'autres : la beauté du sport.
Ajoutons que Zanardi à aussi testé, en 2006, une F1 adaptée (BMW Sauber) ; F1 dont les commandes de freins et d'accélérateur étaient au volant. Zanardi à piloté en F1 dans les années 90 pour Lotus (en fin de règne, mais si jolie dans sa livrée Castrol), Williams et last but not least Minardi (regrets regrets...) dont j'étais supporter enthousiaste. Par ailleurs, Zanardi pilote pour BMW dans le championnat WTCC (championnat du monde voitures de tourisme), championnat assez relevé! Il a remporté une des deux manches d'une course de cette discipline à Oshersleben (2005?). Des champions comme Regazzoni aujourd'hui décédé, ou Jason Watt, ont participés ou participent à des compétitions de haut niveau. Chapeaux messieurs : vivre gagnant, pas vivre en victime, voila ce qui est "noble".
Jacques Villeneuve, pour sa part, à participé à une course de NASCAR, en Nextel-Cup - première division de la catégorie NASCAR (où il y a aussi le fantasque, paresseux mais talentueux Montoya!), discipline où il fait ces débuts, au volant d'une Toyota du Bill Davis Racing. 6è temps des essais, il s'élancera dernier pour ne pas perturber le championnat ; il finira 21è. Voila ça c'est pour la petite histoire sportive. La cause? Et bien, elle est indirecte, mais elle me touche car je suis aussi bénévole, à Charleroi pour cette organisation internationale d'aide à l'enfance : l'UNICEF. Jacques Villeneuve est ambassadeur pour Unicef Canada. Voila qui me rend un peu plus sympathique un pilote certes très talentueux (champion du monde de F1, et vainqueur des 500 miles d'Indianapolis, entre autres...) mais qui à toujours eu tendance à m'énerver par ses commentaires et cette "nonchalance" de celui qui sait tout mieux que les autres. C'est bien donc (même si je suis un poil jaloux... un peu, juste un peu!). Chapeau cher "collègue" (héhéhé lol!) donc. On se fait une bourre en bagnole quad tu veux!
![]() Rappelons par ailleurs, mais j'y reviendrai dans un billet ad-hoc, que l'UNICEF vient de lancer sa nouvelle campagne. Aidez l'Unicef donc!
"Sauvons 4 millions de bébés" : la campagne
Comment aider? :
Voila, les nobles causes sont aussi celles "de tout les jours", et la noblesse d'âme est faites de gestes simples. Aidez l'Unicef donc! Et chapeau encore à Allessandro et Jacques. Bien "qu"homme de théâtre" (bien que Jo, prof à l'Insas, me surnommait (ô bonheur!) le "compétiteur". Oui da! Contre... moi-même, d'abord), je reste marqué par des ... sportifs. 2007/10/11 "Par les Villages" de Handke, les persos - I : Sophie (la soeur)Plongé dans le coeur de la tourmente qu'est celle d'organiser les rencontres, les rdv avec les partenaires potentiels pressentis - et donc à convaincre, surtout - petite descente au coeur du récit, de ses personnages. Ouais, chaque jour, la présentation, intuitive, des différents personnages-protagonistes du récit "Par les Villages". L'axe? Celui du rapport à Gregor, l'intelectuel témoin-juge-accusateur-avocat de la défense (le Héros en somme, et non pas la bête de somme, héroïquement). Ce texte, dans son intégralité est d'une beauté sans nom...
Premièrement, Sophie (quelle couleur?), la soeur cadette vendeuse, qui postule à devenir patronne... Elle d'abord, car je n'ai jamais eu de soeur, ni cadette ni ainée... et que je suis à ce sujet un poil mélancolique... mais c'est - presque - une autre histoire. Hop, Sophie :
"Sophie devant le rideau. Gregor arrive.
Sais-tu que jadis j'étais amoureuse de toi? Je ne t'aimais pas comme un frère, quand tu arrivais, j'étais émue comme si tu étais l'Unique. Tu étais celui dont j'avais besoin, en qui je pouvais croire. En ce temps-là, j'imitais ton écriture et même je recopiais tes dessins. A chaque retour tu arrivais en tyran et les autres avaient peur de toi. Moi seule je faisais semblant de na pas te voir, de ne pas entendre tes lubies de dominateur ; je les comprenais et tu m'en étais reconnaissant. Devant toi j'avais honte de mes premiers amis et je t'en parlais comme si c'étaient des enfants. Autrefois, dés que les parents étaient partis, tu t'érigeais en seigneur et maître, tu prétendais être responsable de nous. Rt plus tard je sentais que tu voulais me voir sans passions, l'âme tranquille, contente de mon sort et jusqu'à la fin occupée des chères petites choses comme une gentille petite soeur. Je t'ai caché mes désirs et mes buts et en même temps j'avais le sentiment que je te trompais et j'ai cessé d'être amoureuse de toi : ton image ne tremble plus en moi, te voir ne me donne plus chaud aux yeux ; oui, maintenant j'ai un but. C'est un rêve vrai, et un tel rêve a un sens - montre-le-moi celui qui prétend avoir atteint la sagesse et le renoncement et moi je te montrerai le champion des faux prétextes. Chaque rêve qu'on réalise pour soi en aide beaucoup d'autres. Donc, prends ta soeur au sérieux et aide-la à créer un domaine à elle - moi aussi j'ai le droit. La plus petite boutique est un centre, elle pourrait rayonner d'une aimable lumière - et même un jour pour toi peut-être? Je te le dis : entrer dans une pièce et se sentir son propre maître, ça c'est beau! Et toi, n'as tu pas cessé de nous reprocher à nous, ton frère et ta soeur : "Ce qui manque dans votre vie c'est la résolution?".
Au moins, faute de sister, j'échappe au "Ton image ne tremble plus en moi"... venant de n'importe qu'elle autre, je partirais de mon grand rire. Mon rire d'Adrian. D'Adrian Leverkühn, ni plus ni moins, d'humour cynisme et méchanceté.Demain, Hans, frère cadet... 2007/10/9 A few words from Polnareff : "Le prix de la nuance"Petits extraits choisis de l'ami Michel, de sa "biographie" (Polnareff par Polnareff), dans le chapitre "Finale - Le prix de la nuance". Ici à propos du monde de la musique.
"La première chose à savoir dans ce Métier, c'est que personne n'a vraiment d'idée pour toi. Les gens du métier arrivent toujours avec des problèmes, rarement avec des solutions".
On dirait comme au théâtre... Un bouquin assez sympa, à l'image du bonhomme (heureusement!), et d'un égocentrisme certain, mais quand on a du talent (dont celui de la paresse!), c'est vite pardonné...
Ref : "Polnareff par Polnareff", in le Livre de Poche - N° 304812007/10/8 Underdog's Connections, le retourOuais, il est de retour l'album de l'undernognithorynque... En douceur, mais pas sans profondeur - car des fois ça s'enfonce pour le meilleur, oui da, mais aussi et surtout pour le pire...
Il se recomplètera ; mais on essaiera (c'est pas gagné!) de le faire moins fourni...
"Me Myself & I" devrait suivre, question de renarccissysiphe euh... nan, c'est l'autre... (la pierre c'était plutôt autour du cou) re-narcissisé disais-je le blog... A défaut de retrouver des rêves perdus, hop des toph'.
Voila voila, et que ça boume... 2007/10/5 A few words from : Philippe Le Guillou - le Roi-Nomade"Je vais compléter le monde"... dit notre héros, navigateur du 15è siècle, qui après avoir traversé l'Océan projette, sur l'autre continent, de remonter la Rivière-Dieu jusqu'aux sources du monde... Qui de nos jours peut en dire autant? Les grands navigateurs sont les derniers grands Héros je crois, Magellan un de mes "maîtres" (pour autant que je m'en désigne). Compléter le monde!!! C'est exactement cela qu'ils avaient en tête et peu importe qui ou qu'est-ce les armaient... Les navigateurs n'ont pour rivage que leur destinée d'eau et les rives du "grand-oeuvre" de leur rêve... Compléter le monde restera donc ma plus grande perte, moi enfant malheureux satélitisé du 20è siècle, adulte désidéalisé crétinisant du 21è siècle.
Certes il reste le théâtre et ses rives toujours à rebaigner (mais n'est-ce pas là être plus vague que marin?), où retremper mes désirs d'aliénation - et d'agenouillement - de l'infini à l'appétit de mon regard meurtri mais à l'amour nomade... Qui seront les Colomb, les Magalhanaes d'aujourd'hui? Les artistes? C'est un rôle qui s'il n'en ont pas conscience leur échoit de droit "divin" - être debout entre le fini des hommes et l'infini des Dieux, et s'assurer d'être LE trait de désunion entre ces deux entités : le ciel et la terre (où alors ailleurs que sur les eaux?), pour que ne meurent toute pensée d'insoumission et de désobéissance. Nous voila les gardiens nomades de la pensée, et de sa non finitude, donc.
Le Guillou, et, entre autres, son roman "La rumeur du soleil" est un rivage, mais un rivage de départ, pas d'arrivée... Les origines et pas la finitude... Et pour reprendre la 4è de couverture du roman : "La rumeur du soleil est un roman lyrique, halluciné, qui se lit comme un chant intense au cosmos, à l'océan, au soleil et à la sensualité". Yes it is!.Je reviendrai de temps en temps à Le Guillou, et ses écrits arthuriens toit entiers innervés de légendes, de chair et de mystère... UN de mes auteurs favoris, vous l'aurai compris. Des extraits de "La rumeur du Soleil" habitaient, au même titre que "Magellan" de Stefan Zweig (Stez pour reprendre Klaus Mann!) ou "Le voyageur Magnifique" de Yves Simon et autres textes de Christian Dotremont, habitaient "Violence Ornithorynque*", spectacle créé à l'Insas, avec la parfaite complicité de Caspar Langhoff, co-auteur et partenaire de scène.
Allez, extrait de "La rumeur du soleil" :
"Je vais compléter le monde. Et mon témoin, je l'ai choisi, ce sera Mendoza. IL leur dira le feu des sources, il leur portera mon enseignement. Ils avaient déjà mes cartes, mes repères, le récit de mes explorations antérieures, ils auront désormais la trajectoire de Cosmopolis par delà les Anges destructeurs et l'Equinoxial. Après l'enfermement de l'Orion**, le raclage du sel, j'ai aimé la baie de la Rivière-Dieu, mes nages, mes bains de pluie. J'ai eu avec l'élément cette relation intime et vraie. Ma vie se déshumanise. Elle va à rebours.
Nul bruit autour de la nef. En bas, sur le rivage, je trouverai mon arche d'explorateur. Le Christ de proue y a été placé conformément à mon voeu. Je crois que je ne pourrai plius vivre sans son profil démembré. Il me plaît qu'il soit encore moucheté du sang de Mendoza. Ni le sel, ni les pluies de la terre n'ont éffacé ces marques qui me rappellent mon sommeil sous les pustules.
Je vais entrer dans la faille.
J'aurais pu commencer à écrire ma confession pour le Royaume. Je préfère la docter à Frederico de Mendoza. Nulle trace écrite de ce que nous allons voir.
La mer s'est levée avec le vent. Houle large de la mer océane. La Rivière-Dieu s'offre au roi nomade".
Et je me désigne roi nomade, allez ça peut pas faire de mal... de toute façon c'est un "rôle à ma taille", au même titre que Don Quichotte, par exemple... Promis je reviendrai avec délices de temps à autre à Philippe Le Guillou, écrivain voyageur breton, que je vous conseille ardemment, et pas seulement pour la rumeur du soleil! ("Le livre des guerriers d'or", par exemple, ou pour sa touchante simplicité*** et beauté : "Le passage de l'Aulne"
Collection Folio N°2662.Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Le_Guillou
* "Violence Ornithorynque", aussi avec des textes d'Arrabal, Harold Pinter ou bien encore Ismaïl Kadaré. Sans oublier la part très importante réservée à Heiner Müller, par Caspar ("Maüser").
** l'Orion : le nom du navire amiral de la flotte de notre explorateur (qui restera sans nom!) - Mendoza est son second, imposé par la cour et qui deviendra la mémoire de l'explorateur et défenseur de ses découvertes face au tribunal de l'inquisition...
*** dans la même "veine" de la touchante simplicité : "Blessures" du belge Paul Willems, ou "Les champs d'honneur" de Jean Rouault.
Voila, ça faisait longtemps que je n'avais pris autant de plaisir, gratuit, à vous soumettre un extrait de texte, mais je suis un amoureux inconditionnel de ce texte... On est nomade ou on ne l'est pas. 2007/10/4 A few words from : MeyerholdC'est du Meyerhold, et c'est pas valable qu'au théâtre, et génial c'est court ce qui en ce cyber-temps n'est pas négligeable. Hop, de tradition et de cliché :
"Ne confondez pas "tradition" et "cliché". Un cliché, c'est une tradition devenue absurde".
Il dit pas que des conneries Meyerhold! Et ça c'est - presque - une tradition... 2007/10/3 Vous avez écrit Théâtre : Meyerhold - de mise en scèneBon je sais que certains trouvent ça chiant, ou pour le moins moins intéressant mais sans connection actuellement à la maison, le temps me manque en cyber pour certains travaux... Allez, petits extraits d'écrits de Meyerhold, sur la mise en scène, le rapport entre lui et le comédien (vers 1915 comme quoi il existe des théories et pratiques qui restent fondamentales quels que soient les époques et les lieux - ici en Russie).
De un : "Qui n'a jamais fauté me jette la première scène..."."Le metteur en scène doit toujours être sûr de lui en répétitions. Mieux vaut des fautes, en se trompant audacieusement, que ramper de manière mal assurée vers la vérité. On peut toujours le lendemain matin renoncer à une erreur, mais on ne peut retremper la confiance que l'acteur aurait perdue en face du metteur en scène qui hésite et qui doute".
Beh oui da! osons, osons...
De deux : "Même pas peur...".
"Le metteur en scène ne doit pas craindre un conflit créateur avec l'acteur lors des répétitions, conflit qui peut même en venir aux mains. La solidité de sa position tient au fait qu'à la différence de l'acteur (et toc ndlr), le metteur en scène connaît toujours (ou du moins doit connaître) l'avenir du spectacle. Il est possédé par le tout. Il est donc, de toute façon, plus fort que l'acteur. Ne craignez donc ni les débats ni les prises de bec!".
Et tares ta gueule à l'entracte... Na!. |
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