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    10/31/2008

    Les mercredi du Spleen & other love Songs - Spicks & Specks, Bee Gees -1967)

    Allez on est vendredi, seconde petite "republication" d'un billet pour les 3 ans de ce blog, et je ne le cache pas, peut-être mon petit préféré dans tout ce que le blog contient. D'une part je me suis super marré à l'écrire (et alimenter, dans la chronique "Musique", quelques billets "spleen", le mercredi of course...), ensuite il me ressemble vraiment, puisque cela part d'un moment réel de vie... et d'adolescence en colonies de vacances (période autocar... voir album photo "bonbons à l'anis").

    Bon amusement, et bien sûr je remets le morceau de musique y lié : "Spicks & specks" des Bee-Gees

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    Les mercredi du Spleen & other love Songs - Spicks & Specks, Bee Gees -1967)

    Spleen Chalet  Tout ça, c'est la faute à l'abruti qu'a inventé le "balcon" ; à lui et rien qu'à lui.  Sinon, comment un individu aussi pragmatique, si peu romantique du dehors et du dedans que ma modeste personne, alors adolescent au coeur de silex, se serait transformé en matière à absorber le ciel et ses nuages, les lunes et les yeux des filles... Si cet abruti balconneur, disais-je, avait eu la moindre once de bon sens, jamais au grand jamais le désormais trop célèbre (mais si peu célébré!) Patrick, ou Patichou, ou Patou, ou Woody ou encore bien désigné Mysogine préféré des femmes (mais si!) ou ce que vous voudrez il n'est plus à ça prêt, n'aurait never met ze spleen et ses affres...  Surtout que, vérité ne saurait mentir, combiné à une façade de chalet Suisse et fenêtre donnant sur les alpes et plus précisément le "Mont Rose" - acte prémédité, c'est sûr - et avec, c'est pas fini, un chantant ru de montagne modèle déluge serpentant d'entre les rives bucoliques et toutes en fleurs de la vallée verdoyante du Saas... mais c'était la nuit, ce qui ne serait grave s'il n'y avait, surplombant le tout enchanteur précédemment dépeint, ô misère, ce ciel pur et translucide donnant vue sur la morne mais délicate lune et, bordel de Dieu, sur le grand cirque métaphysique des constelations étoilées habitées par de sourdes ô combien grandes et petites Ourses.  Ah oui, tout ça du bas de mes 14-15 ans par là sous l'infinitude d'un mal à poindre (tout vient à poindre à qui sait attendre!), écrasé par la douleur que le ciel fit mienne... et j'avais rien demandé...
     
    C'est alors, dans une époque où encore je gambadais solide et tranquille, joyeusement égaré que le spleen, ce fils de pute, m'a chopé aux ventricules, petites et grande oreillettes - bref, la grande et totale invasion barbare -.  Topo : 15 ans, boutonneux mais pas trop, intelligent déja trop, pas de lunettes, la timidité rougissante comme animal de compagnie - un drame -, mes humeurs lunatiques comme constante et, habité déja d'une curiosité qui fait honneur à la race humaine : mon intérêt pour la mixité... effectivement, à l'époque du 5-18 ans de mes colonies de vacances, la mixité flamands-wallons était naturellement de mise, avec soit dit en passant pour charnière centrale de la méconduite et du conflit le bruxellois, mais soit.  Bref, ado curieux ayant pour sujet d'étude ce joyeux et extrême mélange sans extrêmisme, la mixité linguistique et son beau muscle rose... Ne cachons pas que, dans l'enfance, j'avais quasi plus de copines que de copains ce qui est mieux pour apprendre à rouler à vélo (on pourra allé se cacher plus loin pour se faire des bisous!), les protéger du Loup (dis, on reroule encore dans l'herbe, ils nous verront pas, viens, allez, y sont loin...), jouer à la marelle (oui mais quand est-ce qu'on s'embrasse..?), et, comme final à l'enfance, jouer au docteur (oh non, encore s'embrasser, j'ai plus drôle comme jeu ; et là t'as mal quand je chatouille?!)... So, les copains, s'était pour le foot en pension et les chambards en colo'...  Mais je m'égare, revenons au centre de la préoccupation d'alors : la flamande, d'un naturel aimable, et son abordage, taïaut... Ayant vécu presque un an à la mer (Oostduinkerke) et ayant eu là-bas des petites copines embrassées au gré des dunes, francophones et flamandes, et curieusement, étant le chouchou, si si c'est vrai, déja turbulent mais si gentil des monitrices, j'avais droit à des égards comme l'autorisation, par exemple, de rester pour jouer avec la fille du responsable de "l'hôtel" ou de la chef monitrice, tandis que les autres allaient divaguer sur les plages de février et mont et vaux suisses de juillet ; bref soumis, eux, à mon goût prononcé pour l'indépendance personelle et le tête-à-tête mixte par circonstance.  Et l'adolescence aboulera sans qu'on lui ai rien demandé... Faut savoir que la flamande de 14-15 ans à le bon teint de qui ne vît pas à Charleroi, le regard charmeur, innocent et si peu farouche (pas que le regard soit dit en passant - oui, je sais encore une digression : mais j'aime les digressions, patate!), qu'elle parle français suffisament pour se faire entendre, et que je parle pas du tout néerlandais ce qui à le "mérite" de me rendre moins compréhensible encore voire sourd aux demandes physiques non recevables... Alors qu'un regard, une danse lors de nos boums colonisées par la montante vague disco, un bisou dans le cou (les flamandes ont de grands cous, et de nombreuses surfaces embrassables de la tête aux pieds en passant par la bouche langagière), aurait suffit comme langage, mes mots gentils se transformaient illico presto en rougeurs méchantes au visage, et que ce qui allait de soi dans l'enfance n'allait plus du tout de soi dans l'adolescence, crétine par essence, tout ça sur fond de musique "kitch" façon "I Want You, You Want Me" de Cheap Trick ou du "I was made for loving you" de Kiss (youhou tu m'écoutes, luisterd en betje, zie me nicht met zoveel grands ogen apeurés même if ik ben tout rouge je voudrais bien te zien à t'y voir ma connasse d'amour!) bref, tout pour faciliter l'accrochage... Stayin'alive des Bee Gees (on y vient) par contre m'agaçait hautement (ah si!), au chalet comme au juke-box, partout qu'elles le mettait et je restais stayin'tout seul... bref, j'étais jaloux, un peu, beaucoup, passionément, jamais pas du tout (étrange!)... de ces tarlouzes en costume de bal à 10 sous, avec voix de faussets, de la barbe... ah elles bavaient de tout leur saoul en clignotant de la mirette gauche, l'oeil droit chez les filles servant toujours à espionner sa voisine, concurrente ou meilleure amie (c'est exact le même!) et de leurs sous dans ces pédés de juke-box pour café valaisan...  Je m'interressais pas encore vraiment à la musique que je me retrouvais, hop, ni une ni deux, has been comme une grosse bièsse...  bref, de quoi aller se flinguer dans sa chambre, se jetter par la fenêtre... et ainsi ce casser le nez sur un balcon (voila, preuve est faite!), et quand le coeur et le nez saignent, on lève la tête qui n'y est plus du tout et schlah poum paf pif, pleins d'éoiles sur la tronche et autres moeurs saisonnières boum dans le coeur...
     
    Heureusement, musicalement, y avait les copains de chambrée (des deux langues), dont un, flamoutche de pure souche, avait une K7 dont j'étais DINGUE et qui devait lui servir à séduire la poulette wallone fragile et légère de la papate, une bande son donc pleine de pop-song antérieures au disco (à lexception des hits en vogue dans la suisse valaisanne alémanique maniaque, qui arrivent avec entre 3 mois et 5 ans de retard...) des BEE-GEES, avec des titres courant de 1967 à 1979... K7 que je finirai par lui voler courageusement, quelques heures avant le départ (faut pas laisser trainer des choses comme ça dans des valises, c'est pas malin!)... Alors, dans la chambre sous l'envoutement tais toi laid du chalet, à la frontière du vide et de mon trop plein affectif je chialais comme un gros con... je comprendrai bien plus tard, que ce n'était pas tant au statut de flamande mais bien à celui de femme que je devais ce spleen (sal...)... Bref, j'entrai dans l'univers de la musique et des déboires adolescentes par le balcon d'un chalet baptisé Niwi à cause d'une ou plusieurs flamandes sous un ciel étoilé qui ne m'avaient dit niwi, ninon... un soir de rougeur et où le non-dit (la flamande, ouverte en beaucoup d'endroits est hermétique au non-dit) et les baisers volés (les meilleurs!) ne joignaient pas de lèvres émancipées... Des jours, je me dis que je n'ai toujours pas quitté ce balcon... Tant mieux? Tant pis?.
     
    Les boutons et les rougeurs sont parties, mes 13-17 ans aussi comme mes p'tites copines ont repris cars et trains et depuis 20 balais et autant de kilos superflus... restent les Bee-Gees qui ne sont pas tous morts et pas mal de bons souvenirs... et je trouve les femmes toujours aussi belles et touchantes, et pour elles si je rougis moins, je pense que je parle toujours trop et difficilement...et n'embrasse pas assez ; mais bon si c'était si simple ce serait dommage... pourquoi ferrer simple quand on peut ferrer compliqué...
     
    "Spicks and Specks" est le tout premier hit single de nos félés australiens, en 1967, , dont l'humour me fera toujours marrer, car vraiment ils ne se prennent pas trop au sérieux...  Le clip est kitch et drôle...
     
     La K7 a été rééditée et complétée des morceaux des années 80', 90' et 2000... et oui 35 ans de hits... "Bee-Gees - Their Greatest Hits, the Record".  Je le conseille très chaudement. ( Massachussets, I started to Joke, Tragedy, Night Fever, autant de hits, et dans les spleen songs Run to Me , Words, Islands in the stream, first of May).
     
    Evidemment, je sais que je suis amoureux... quand j'écoute les Bee-Gees, question de se "foutre dedans"... mais ça m'arrive pas souvent... d'être amoureux...
     
    Et nostalgie "Where are the girls I left all behind...Where is the sun that shown on my head"... 
     
    Voila, en bonus, 1 version "live" (1988), ça le fait toujours... : http://www.youtube.com/watch?v=ojFX0pJL5W4 ; à entendre les applausdissements, soit ils ont connus la Suisse... soit le Spleen... ou les mêmes filles... lol.
     
      Pour terminer; leur dernier hit, très "Pearl Jam", le verrait bien repris par Eddie Vedder ; le très beau "This is where I came In", en 2002 et le making off du clip de "This is where..." et un petit remembering de leurs débuts (qui n'a jamais spleené sur les Bee-Gees me jette le premier 45 tours).  Beaucoup d'humour chez ces grands artistes, génies de la pop song mélodique.
     

    Voila, a mercredi prochain...

    10/30/2008

    Citation de la semaine - Albert Cohen

    Jeudi! hop, petite citation, assez comique aujourd'hui, et lumineuse en cette heure matinale - il fait encore sombre et froid, et je prépare mon audition Onem de ce jour.
     
     Allez, humour!
     
     
    Albert Cohen, écrivain et dramaturge suisse.
     
    10/28/2008

    Poésie en résistance au moyen-âge

    Il paraîtrait - certains y croient encore, que la poésie peut aussi être une âme de résistance...
     
    En cette "période du tout au capital", ou t'es rien si t'es pas actionnaire, ou que tu crois exister parce que tu possèdes une épargne ju(s)dicieusement mal investie - profit, profit, profit fruit sans goût et litanie-prière des inconsistants, certains auteurs, poètes ou dramaturges pensent, écrivent, repensent, tournent en rond, et parfois - enfin, tournent en mots nos maux... si c'est pour guérir c'est dommage, car trop tard, mais si c'est pour prévenir, avec la mission-vision dont seuls les poètes sont détenteurs (sic), par défi au hasard, c'est beaucoup plus consistant... Utile? Ce serait donner un pyjama trop grand à un insomniaque que de l'affirmer.
     
    Soit, trève de balivernes de phraseur... Parcourant l'ouvrage "Le livre de la poésie française des origines à 1940", par Pierre Seghers (in éditions Marabout Université, 1972), je suis tombé -poc- sur quelques textes courts où déjà on se plaignait du pouvoir de l'argent, ses dérives de pouvoir et l'éternelle victime : les laborieux - les "nous" d'hier... et nos défenseurs lumineux (oui!).
     
    Textes "en résistance"
     
    Petits écrits de Jean Molinet (1435-1507), historiographe (wouah!!!) de Charles le Téméraire - "FATRAS", avec déjà une belle verve d'écriture, une certaine qualité d'acoquinage des mots :
     
    "Fatras" - extrait :
     
    Fourbissez votre ferraille
    Aiguisez vos grands couteaux
     
    Fourbissez votre ferraille
    Quotinailles, quetinailles,
    Quoquardaille, friandeaux,
    Garsonaille, ribaudaille,
    Laronnaille, brigandaille,
    Crapaudaille, lésardeaux,
    Cavestraille, goulardeaux,
    Villenaille, bonhommaille,
    Fouillardaille, paillardeaux,
    Truandaille et lopinaille
    Aiguisez vos grands couteaux.
     
    Savoureux, non? goulardeaux, lopinaille c'est quand même plus parlant que banquiers, actionnaires!!!
     
    Jean Molinet :
     
    Un second petit texte, je n'y résiste pas, autre "Fatrasie" (c'est le terme employé!) d'un certain Baudet Herenc (né au commencement du XVè siècle), petit texte quasi surréaliste dans sa composition, vraiment étonnant!
     
    Fatrasie (texte intégral)
     
    La chose va très mal
    Où point n'a de justice
     
    La chose va très mal,
    Dit un veau de métal
    Au front d'une génisse,
    Qui en un orinal
    Boufa un cardinal,
    Qui faisait sacrifice
    De l'oeil d'une écrevisse
    En un four de cristal,
    Pour ce que sa pelisse
    Tenait état royal
    Où n'a point de justice.
     
    Détonnant, sonore... et cinglant, non?
    Baudet Herenc, in :
     
    Dernier extrait, petit rondeau (sic) de Jean Meschinot (1415-1491), bourguignon engagé (contre les Orléans) et voix, très directe dans le ton, du peuple fatigué des guerres... Oyez oyez bonnes gens...
     
    Rondeau de ceux qui se taisent (texte intégral)
     
    Ceux qui dussent parler sont muts* ;
    Les loyaux sont pour sots tenus ;
    Je n'en voit nuls
    Qui de bonté tiennent plus compte ;
    Vertus vont jus**, péchés haut montent
    Ce vous est honte,
    Seigneurs grands, moyens et menus.
     
    Flatteurs sont grands devenus
    Et à grands états parvenus,
    Entretenus,
    Tant qu'il n'est rien qui les surmontent.
    Ceux qui dussent parler sont muts.
     
    Nous naquîmes pauvres et nus.
    Les biens nous sont de Dieu venus,
    Nos cas connus,
    Lui sont pour vrai, je vous le conte ;
    Pape, empereur, duc ou comte
    Tout se mécompte
    Quand les bons ne sont soutenus,
    Ceux qui dussent parler sont muts.
     
    Ou quand se décompte le mécompte... voici désigné les Renders, Di Rupo, Milquet ou autres flamands braillards (Leterme etc... - ont-ils quitté le moyen-âge agraire?) quand il flattent capital banquiers...
     
    Jean Meschinot :
     
    Voila! de réelles petites perles de résistance, et je vous passe François Villon dont très friand je suis. Je sais que de nos jours il n'y a que ce que nous créons nous qui compte - le passé, pfff des gueux n'est-ce pas? - au milieu de notre décadence égotique et notre génie de l'instant... mais je me tais désormais - radoteur pour l'orateur lecteur je me sens devenir sans dédire... N'empêche le langage médiéval, c'est pure merveille.
     
    * Muts : muets ** vont jus : vont en-bas
    Poésie médiévale :
     
    10/25/2008

    Semaine du cochon (Thema) : conclusions du SOT

    Voila, je l'avais annoncé, pour les 3 ans (!) de ce blog, je vais "republier" une petite série d'articles plus anciens, que j'aime beaucoup.

    Ce week-end (1 par week-end, pendant 1 mois), ce sera l'article lié à l'album photo "La semaine du cochon", qui, l'album, se voyait documenter d'une photo par jour de la semaine - voila pourquoi il ne s'agrémente plus de nouvelles images cochonnes (CQFD), cela pour en arriver à la conclusion du débat "Tout est-il bon dans le cochon?".

    L'album "la semaine du cochon" a survécu et est la base d'argumentation au billet qui va suivre, alors n'hésitez pas à le visiter et commenter!

    L'image ci-dessous est un bonus... qu'est-ce qu'il était bon celui-là!!! - d'ailleurs il à l'air content.

    cochon party

    Citer

    Semaine du cochon : conclusions du SOT

    Nous sommes donc lundi, et de tradition laborieuse, jour foireux démarrant dans l'aube matinale (ouioui), coincé entre le week-end et le mardi, second opus de la semaine des 5 jours qui permet d'entrevoir, avec toute l'indécence possible, l'horreur de toute une semaine à dérouler... Metroboulododo, bref une foutue histoire d'O...

     
    Et, puisque Dieu a, parait-il, créé l'homme à l'image de la télévision intersidérée ; la joyeuse équipe du S.O.T. a décidé de créer la "réalité gothique" à partir de vérités intersidérales, toutes droites tirées d'images liées à la création divine... Vous suivez?  Non, mais c'est pas grave, et, puisqu'à chaque jour suffit sa peine (hohisse), une photo sera proposée chaque matin à votre réflexion tout au long d'une semaine thématique...
     
    Vous éveillerez à la conscience d'analyse de Touthunchakun-le-Divin qui est en nous par vos commentaires apposés sur l'imagerie proposée... Vous suivez toujours? Oui, alors vous ne décrocherez plus...
     
    En fin de semaine après avoir maché du Youka et cherché les cors du Christ, le SOT (le Science Ornitho Team) , établira (hahan) ses scientornithoringuardes MAIS définitives conclusions...  Rappelez vous que l'Ornithorynque a échappé à la logique de la création universelle, et si vous êtes toujours là, et que vous ne dormez pas du sommeil du juste, vous allez ici bas bénéficier des conclusions liées à "la semaine du cochon"...
     
    Mission : jouir subversif de la neurone et ne pas éjaculer réactionnaire de l'intélect.  Pas gagné d'avance...
     
    La semaine du cochon : conclusion(s) :
     
    Hypothèse de départ : le très sage et populaire adage "dans le cochon tout est bon...
     
    L'expérience nous a montré que l'homme est un porc pour l'homme et que sa main -celle de l'homme- est à son image... une arme léthale de consommation.
     
    Thèse :
     
    Aussi, le cochon, noyé dans l'auge pleine de sang où nous lavons nos paluches pleines de coutelas, nage très mal... Par ailleurs et presque à contrario, le cochon dont la vie n'est pas rose chaque jour que l'homme fait était dans le bon question gastronomie et a su, à lui seul et quelques rillettes près,  mettre jusqu'au groin sa chair divine au service de notre génie créatif côté papilles... Flying Pig de l'espace ou de compétition il a répondu à l'Apple (ne pas confondre avec "un cochon à New-York), et d'évidence il s'est cruellement démené pour nos rudes et rustres appétits...
     
    Développement :
     
    Certains, se pensant supérieurs au cochon, tant du point de vue éthique que du point de mire moral ; eux dont la tripe constipée et conspirante par tant de génie culinaire, se sont crus obligés de devoir ramener leurs dits congénaires humains non dérangés du colon à l'état-de-droit de "troupeaurcin" et les mener à bon porc...
      
    Cette viande frelatée du dedans et à tête de con montre toutes dents dehors que l'homme peut-être aussi un porc pour l'homme, et ainsi cochonner (on leur aura fait tout les tours d'homme au cochon) la belle oeuvre de création qu'est l'homme au mépris même du cochon...
     
    Démonstration :
     
    Tout est bon dans le cochon, je l'affirme, car il le démontre, le cochon est solidaire dans le combat contre la peste, car il prend le dimanche, jour du saigneur, pour n'importe quel autre jour de la semaine et, par cet acte, imite merveilleusement une voix qui nous montre l'Eden là ou l'affreux porteur de brassard nous montre les dents...  Bref, si Adam avait été un cochon, outre que nous appelerions toutes les cochonnes Eve, nous aurions moins d'emmerdes avec les cons et les connes qui ne connaissent de la pomme que la compote et nous laissent les pépins... Et, si, dans l'état actuel de nos études il nous est impossible de déterminer si l'homme est supérieur au cochon, il est d'évidence une certitude : le facho est très nettement inférieur au cochon au sein de la création... Et si Dieu devait avoir créé l'homme et le cochon, il n'a d'évidence pas engendré le facho, produit du libre arbitre de la propre connerie de l'homme!.  Cochon qui s'en dédit.  CQFD! (na!)
     
    Le SOT.  

    10/23/2008

    Happy schtroumpf...

    Schtroumpf alors, j'ai failli schtroumpfer l'événement : les 50 schtroumpfs du petit perso bleu créé par Peyo, le 23 octobre 1958...
     
      
     
     
    Et si je serais plutôt grognon sur l'ensemble de l'oeuvre, il n'en s'agit pas moins d'un schtroumpf majeur... Alors bon anniversaire les Schtroumpfs!

    Citation de la semaine - Béjart

    Nouvelle petite chronique hebdomadaire, le jeudi : "La citation de la semaine".
     
    On va essayer de pas se la faire trop intello, et tenter de garder une dimension humaine, sans prétention excessive. Cela ne veut pas dire que se succèderont les poncifs non plus. Par ailleurs, j'essaierai de ne pas rester stricto sensu (d'ailleurs je n'ai pas de pognon!!!) dans le monde artistique, nous tenterons aussi les philosophes, scientists etc...
     
    Pour démarrer, un homme qui serait sensé ne pas être dans les mots, mais dans leur dessin : le chorégraphe Maurice Béjart. Voici!
     
     Extrait d’ Un instant dans la vie d'autrui.
     
    «Il n'y a qu'un seul public : celui qui vient pour aimer. Si les gens viennent pour s'aimer eux-mêmes ou chercher le reflet d'anciennes amours, le contact n'a pas lieu.»
     
    10/22/2008

    "Manitoba vs Bleu pétrole" (Manset-Bashung)

    Alors, le dernier Manset? Ca donne quoi?...
     
    Manset1 Fabuleux, comme toujours.
     
    Intéressant d'écouter Bashung et son album "bleu pétrole" en alternance avec "Manitoba ne répond plus" de Manset.
    Comment s'en sort Bashung avec les morceaux de Manset? J'avoue que j'écoute sans déplaisir sa version de "Il voyage en solitaire" (morceau dont je ne suis pas fan ceci dit, trop positif et tellement différent du reste de l'oeuvre de Manset...). "Vénus" est très convaincant quand à lui. Sur "Comme un Légo", par contre, Bashung, même s'il démarre bien, souffre et rame... le morceau est long (ce n'est pas un défaut!), et le rythme très singulier du chant de Manset n'est pas simple... On retrouve, sur "Bleu pétrole", le même écueil avec "Suzanne" repris de Cohen, dont la reprise n'est pas convaincante du tout - à mon avis le passage de la structure de l'anglais au français est ardu (cfr les morceaux de Branduardi en français qui ne supportent pas la traduction, et la rythmique propre au français, même chanté par Angelo himself). "Tuer la pianiste" surtout, mais aussi le reste de Bleu pétrole est très très convaincant.
     
    Mes favoris du dernier Manset : "Dans un jardin que je sais" ; "Aux fontaines j'ai bu" ; et le très très très grand "Genre humain".
     
     
     
     
     
    Me reste - oserais-je? - à écouter le dernier Julien Clerc où figure aussi un Manset... j'ai peur... Manset n'a rien du variéteur chevrotant (beeeeh).
     
    Au même titre que "Manitoba ne répond plus" par Manset, "Bleu pétrole" m'enchante. La boucle est bouclée... et je ne réponds plus de rien, again...
    10/21/2008

    "Manitoba ne répond plus" - Manset

    Youhouhou... le nouvel album de Gérard Manset est sorti, et je l'ai... yeah! En version limitée double CD (le second reprend des instrumentaux d'anciens morceaux, pour faire court!)
     
    Il se nomme "Manitoba ne répond plus" - Je l'écoute  et réécoute today
     
    "Manitoba ne répond plus" ; et moi je ne répaonds plus de rien... aaaaaaarrrrrghhhhllll ... chauffe marcel - putain, c'est quand même génial d'avoir des oreilles, surtout des deux côtés de la tête (oui oui même l'ornithorynque!)
     
    A suivre...
    10/20/2008

    Bye bye soeur Emmanuelle!

    Comme de nombreuses personnes non croyantes et bien entendu la communauté chrétienne, je suis attristé de la disparition de Soeur Emmanuelle. Un petit bout de femme détonnant, opiniâtre et pour qui le vocable "aider son prochain" n'était pas de pure forme, surtout s'il est pauvre.
     
     L'image que je garderai, outre ce visage souriant, ouvert aux autres? Celle d'une bougie, fragile et légère et pourtant visible au loin, lumineuse et chaude.
     
    Dans une des chansons, "ces visages-là" de l'album "intempestives"(1999), Yves Simon chantait ceci, sans sentimentalisme aucun, à propos de Soeur Térésa, je trouve que ça colle bien aussi à Soeur Emmanuelle :
     
    Naomi, Claudia, Evangelista
    Si l'esthétique a troublé nos émois
    C'est la compassion de Teresa
    Que l'on oubliera pas.
     
    Compassion, au sens humaniste du terme avec en plus la bonne humeur et le franc-parler. Une grande dame s'éteint mais reste la lumière, et une religiosité sans dogmatisme, en vraie profession de foi et véritable engagement de vie.
     
     
     
    Bye bye Madame!. Une miltante lucide et engagée. Je vous tire mon chapeau.

    Sick & Sic, image of ze week (weak?)

    Ne suis toujours pas satisfait de l'agencement et, plus généralement, de l'articulation sémantique (sic!), dramaturgique (sic oups!), scénographique (sic glups!) de mes albums photos...
     
    Donc, j'en reviens à une formule hebdomadaire pour l'image de la semaine - ben tiens! tu vas pas le faire tous les 11 jours!... Ouverture d'un second album (saison 2!) "archives d'un nordique"...Supprime aussi "Anthropologie ornitho", insatisfaisant... à repenser en termes de contenu et sa classification (penser à relire Kant et l'ornithorynque... resic)...
     
    Ce mois d'octobre salue (reresic) la troisième année de ce blog, je republierai (fainéant!) quelques billets que je trouve rigolos, ou politiquement utiles (rerere-sic)...
     
    Voila, en attendant, une image de "Zucco", tirée des coulisses, mais qui très certainement va être la base pour la composition de l'affiche et des supports promotionnels de notre travail de représentation - ça avance (no sic!).
     
    Nouvelle exposition DSC00039 Compliqué l'ornitho...
    10/17/2008

    Les vendredi du Neuneu : Jorg Heider - Patissier.

    Ca me démangeait dans l'encolure - je n'ai pas eu trop de temps pour faire un billet plus tôt... donc j'me le suis réservé pour la rubrique (le retour!) "les vendredi du Neuneu".
     
    Ce vendredi, apologie de la patisserie et d'un abruti du rouleau à tarte (matraque?). Patissier pourquoi? Ha! Parce qu'il - notre neuneu à la toque à pointe - a mis la cerise sur le gateau avec la preste élégance d'un loupeur de crêpe...
     
     La spécialité du neuneu, visible sur l'image : "le Klagenfurt", gateau automobile au kirsch et pâte brisée à levée rapide, hop... Recette : une mercedes et un un chauffeur "kirsché" (environ 2 grammes), lancer le tout à haute vitesse sur une route un peu courbe et laissez glissé dans le décor. Le tout à une température d'environ 140 à l'heure - 2 fois celle requise... démouler le tout avec des pinces monseigneur...
     
    L'abruti de Jörg Haider à cette fois dérapé pour la bonne cause : la bête a crevé! - bon débarras La police autrichienne inspecte le véhicule de Jörg Haider, à Lambichl, le 11 octobre 2008.
     
     
    10/14/2008

    Les vraies vérités vraies du mardi

    Comme dirait mon ami Aurélien, comédien de talent - j'ignore si c'est de lui, voici qui traduit bien son mode de pensée, auquel j'adhère à propos de la nouvelle ère bancaire (sic). Donc ceci :
     
    "Si les pauvres étaient des actions, la solidarité serait monnaie courante" ...
     
    Quand à moi, je ne parviens pas à me défaire de l'idée que l'on refinance les banques comme l'Allemagne a refinancé son industrie dans les années 30... Ca pue!?
     
    Nous noterons encore, au passage, puisque le gouvernement acte ce matin d'un budget pour le prochain exercice financier, que si l'on parle beaucoup de l'accord, il n'y a pas beaucoup de commentaires sur les mesures à l'encontre des demandeurs d'emploi...
     
    Demandeur d'emploi - variante neutre du "Travailleur sans emploi" de période électorale et du "chômeur" de période budget...
    10/13/2008

    Spéciale Fassbinder.

    Rainer Werner Fassbinder, un génie du cinéma, du théâtre, de l'écriture. Il est aussi quelqu'un qui en quelques années a eu une production quasi pathologique (une trentaine de films, pièces,... en une douzaine d'années). Du cinéma et théâtre "berlinois", politiquement engagé à gauche.
     
    Une équipe aussi : autour de lui, principalement, dés les début : Kurt Raab, Ulli Lommel, Hannah Schygulla, Ingrid Caven. Auxquels viendront se joindre Lou Castel, Eddie Constantine (fabuleux dans "prenez garde à la Sainte-Putain", film sur le cinéma...). Il jouait dans ses propres films aussi ; ce qui est comique c'est que son équipe, sur "Prenez garde à la sainte putain", chacun joue des personnages qui sont réels ... et autre membres de l'équipe (ex : le rôle de Fassbinder est joué par Lou Castel, le rôle de Schygulla est repris par Ingrid Caven, etc... - le seul a jouer son propre rôle est Eddie Constatine!).
     
     
    Une autre époque aussi, un autre rapport au corps, à l'argent : Schygulla faisait des passes comme prostituée pour pouvoir payer les bobines de films des débuts - pas par amour de Fassbinder, par amour du talent de Fassbinder...
     
    Spéciale Fassbinder donc, avec comme premier extrait vidéo "Le roti de Satan", où Raab est époustouflant - un comédien de théâtre, pas un de "l'actor studio"... école cinéma dont je trouve le jeu - outre formaté pour le cinéma américain, d'un ennui colossal.
     
    Fassbinder réinvente le jeu? Je n'irai pas jusque là, mais il interroge le jeu et ses fondements, il propose une "action" dérangeante et pour le moins non-formatée. Ses influences tiennent bien sûr dans le théâtre de Brecht, ou les courants réalistes allemands de l'est, mais aussi du théâtre baroque espagnol...
     
     
    J'ai eu la chance de jouer, en théâtre, sa pièce "Preparadise sorry now" dans une mise en scène de Caspar Langhoff. Raab lui est mort en 1988... je ne jouerai donc jamais avec lui...  
    10/9/2008

    Désamour dialogue (Lasker-Schüler/Benn)

     
    En écho à "l'image du jour", mais aussi à mes lectures du moment - je suis content j'ai passé hier plus de temps dans mes bouquins que sur internet*!.
     
    Dialogue du désamour... ça pourrait s'appeler. Petit poème de Else Lasker-Schüler dédiée à "Giselheer" - le barbare, c'est à dire Gottfried Benn, écrit en 1912 et la "réponse" de notre Benn barbare, en 1913 dans" Ici-bas, pas de consolation". Il aura une courte relation avec Else en 1912. Une allumée capricieuse...
     
    "Dernier chant à Giselheer" 1912 (Else etc...)
     
    "Je dérobe au cours des nuits
    Les roses de ta bouche
    Pour qu'aucune femme ne puisse s'y désaltérer
     
    Je suis le bord de ton chemin
    Qui te frôle
    S'effondre".
     
     
    "Ici-bas, pas de consolation" 1913 ( Benn le Barbare...)
     
    "Personne ne sera le bord de mon chemin
    Laisse donc tes fleurs se faner
    Mon chemin coule et va tout seul.
     
    Deux mains sont une coupe trop petite
    Un coeur est une colline trop petite
    Pour y reposer.
     
    Rien de plus insupportable qu'une femme quittée ou jalouse qui s'accroche - mais les "mecs" aussi peuvent être pénibles... Une fameuse personnalité en tous les cas, et beaucoup de charme que cette Else!
     
    Ceci dit, petite note complémentaire, reprise de la préface intitulée "En relisant double vie".
     
    "Plus tard , il se verra reprocher les "poèmes oscènes (!!! ndl'ornitho) que lui dédia "la juive Else Lasker-Schüler". Mais il les a toujours défendu et nous lui devons les plus émouvants portrait du Cygne noir (Else), morte à moitié folle à Jérusalem, mêlant dans son ultime pièce les figures bibliques et Hitler". Voila
     
    Else (wikipedia fr et allemand, + complet)
     
     
    Gottfried :
     
     
     
     
    Ai peut-être trouvé, en passant, ce qui pourrait être mon épitaphe - et pour peu que je sois mortel, chez Benn (1950)
     
    "S'il ne reste plus qu'à se taire,
    Sachant que ce monde s'en va,
    Entourer sa dernière heure,
    Sans lâcher l'épée".
     
    * : on s'est fait plaisir, hier. Petites emplettes bouquins  - Double vie (G. Benn) ; Erasme (Stefan Zweig, enfin!!!) ; "Histoire d'enfant" et "La femme gauchère" (Peter Handke) et "Je voudrais tant revenir" (le dernier Yves Simon) - n'ai pas trouvé de stock "Le colonel de l'armée morte" de Ismaïl Kadaré... Théâtre : "Le conte d'hiver" de Shakespeare, dans la traduction de Bernard-Marie Koltès - pour déchiffrer un peu mieux Zucco, écrit simultanément...
    Des extraits bientôt in "a few words from..."
    10/7/2008

    Fiorenza, Thomas Mann - dédié aux "courbe échine"

    Dialogue Laurent de Médicis - Jérôme Savonarole, Prieur de St-Jacques ; tiré de "Fiorenza" (1904), pièce de Thomas Mann. JOU-I-SSIF. Thomas Mann, en quelque sorte, se dépeint sous le masque de ses 2 personnages (à ma taille, j'insiste, suis prêt à jouer les deux!!!). Ca me ressemblerait assez... même si je serais plutôt dans le rôle d'une "plèbe éclairée". Très adapté à ma situation avec l'Onem (Onem je t'em...).
    Pièce bavarde, mais quelques grands moments de langage, l'intelligence du jeune Mann, et une dimension épique que l'on peut retrouver chez un Claudel par exemple - il n'y a que les idiots pour ne pas aimer le génie théâtral et la qualité, le souffle de l'écriture de Claudel.

    Allez, l'extrait, le final haletant entre un Laurent de Médicis mourant, et un Savonarole plein de fièvre, halluciné, au sens propre - "l'affrontement entre l'ascète défenseur de la vertu et le festoyeur ami des arts" (Moi vs Boursouplouf*?).
     
    Dédié à tous les "courbe échine"... l'école du mépris c'est la gloire...

    (...) Le prieur (SAV) , désignant le buste de César
    - Celui-là aussi, s'est-il demandé à quoi il devait son élévation?
    Medicis (MED)
    - César,vous êtes moine! Et vous avez de l'ambition?
    SAV : - Comment n'en aurais-je pas quand j'ai tant souffert? L'ambition dit que la souffrance ne doit pas être vaine! Il faut qu'elle m'apporte la gloire!
    MED : - Ne le savais-je pas? Moine, tu as merveilleusement pesé tout cela! Nous tous, les maïtres, nous sommes égoïstes et ils nous jettent la pierre, parce qu'ils ne savent pas que nous le sommes devenus à force de souffrir. Ils nous traitent de durs, et ne comprennent pas que c'est la douleur qui nous a rendus tels. Nous sommes en droit de leur dire : voyez vous-mêmes, vous qui, sur cette terre, avez la vie tellement plus facile! Je me suis à moi-même un assez grand sujet de bonheur et de tourment!
    SAV : - Mais ils ne nous jettent pas la pierre. Ils s'étonnent, ils révèrent. Voyez-les venir vers le Moi puissant, eux, les nombreux qui ne sont qu'un nous, et le servir, venir à lui sans jamais se lasser de le servir...
    MED : - ... Bien que son égoïsme se manifeste ouvertement...
    SAV - Bien qu'il accepte les services sans les rendre, comme chose due...
    MED : - Cosme, mon aïeul... je l'ai encore connu, ce fut un tyran froid et avisé... On lui a décerné le titre de père de la patrie. Il a accepté, a souri et n'a même pas remercié. Jamais je n'oublierai cela! Comme il doit les mépriser, pensai-je! Et depuis j'ai méprisé la plèbe.
    SAV : - L'école du mépris, c'est la gloire.
    MED : - C'est l'indignité de la foule! Ils sont si pauvres, si vides, si privés de personnalité, si oublieux d'eux-mêmes...
    SAV : - Si simples, si facile à dominer...
    MED : Ils ne savent rien de mieux que d'être dominés...
    SAV : - Ils m'écrivent de tous les coins du monde, ils viennent de loin pour baiser l'ourlet de mon froc, ils proclament ma grandeur à tous les échos... Les en ai-je jamais priés, jamais remerciés?
    MED - C'est surprenant...
    SAV : - Très surprenant! Êtes-vous donc si nuls, se dit-on, si futiles, que vous mettez votre fierté à servir un autre?
    MED : C'est cela! C'est bien cela! On n'en croit pas ses yeux, à les voir se courber si volontiers - et l'on est content.
    SAV : - On voudrait rire devant la docilité du monde!
    MED : - Et en riant, en riant, on s'empare du monde, comme d'un instrument docile, pour jouer dessu...
    Sav : - Pour jouer dessus son propre air!.

     Thomas MANN**, Fiorenza - théâtre, 1904 in "Déception et autres nouvelles" Livre de Poche 3251 ; collection Biblio.
     
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Mann

    Voila, ah que c'est ... jouissif, et tellement, hmmm tellement à l'image de certain(e)s. Cynique aujourd'hui?
     
    * Boursouplouf est mon double moqueur, mon enfant intérieur, emprunté à Yann Queffelec dans son premier roman "Le charme noir", le meilleur à monsens (1983 par là).
    ** Je vous mets au défit de trouver une image de Thomas Mann jeune!!!
    10/6/2008

    Votez pour "Lune et l'autre" asbl sur Zoom Jeunes

    La Cie Lune et l'autre, dans le cadre des projets"Zoom jeunes" qui aide une série de projets menés par des jeunes de 15/25 ans, présente cette année 4 projeyts dont ils vous parlent mieux que moi sur leur site. Votre vote peut être important car le "prix du public" récompense un projet à concurence de 5000€ sous forme d'une bourse (lien zoom jeunes en bas de page!).

    Ils sont talentueux et leurs compétences et détermination ne font aucun doute (bnombreux sont ceux que j'ai cotoyé à l'INSAS, toutes sections confondues!), alor
    Faites comme moi, soutenez-les! Et vous pouvez voter jusqu'au 10 novembre 2008, une fois par jour et par projet... chaque jour je prends 2 min' pour les soutenir.
     
    Le copier/coller :
     

    VOTEZ POUR LUNE ET L'AUTRE SUR ZOOM JEUNES!

    Zoom Jeunes est un concours ouvert aux jeunes dynamiques de 15 à 25 ans ayant développé un talent ou un projet dans quelque domaine que ce soit. Chaque année, après une sélection faites par un jury, Zoom jeunes prime 5 candidats et leur offre à chacun une bourse de 5 000 euros.

    Cette année, Lune et l'autre a décidé d'inscrire 4 projets différents:

    -une demande d'aide pour l'aide à la reprise de LA FOIRE AUX MONSTRES, votez par ici

    -une demande d'aide à la création pour LES PUCES, votez par ici

    -une demande d'aide à la création pour ANTIGONE, votez par ici

    -une demande d'aide à la création pour NAISSANCES, votez par ici

    Nous avons besoin de vous!

    En effet, afin de gagner le prix du public, votre vote est important!

    Alors n'hésitez pas à vous rendre sur le site de ZOOM jeunes et VOTEZ POUR NOUS!!!

     CONCOURS EN LIGNE JUSQU'AU 10 NOVEMBRE

    Voila, info sur le lien de leur site :

    http://luneetlautreasbl.jimdo.com/

    10/5/2008

    Des pommes, des poires et ....des mormons

    Petite rencontre un peu gag, hier vers midi. Je rentrais de la réunion et première répétition du spectacle enfant au profit de l'Unicef, et c'est alors que je me fais aborder, poliment, par deux américains en costume noir, chemise blanche-cravate et petite plaque signalétique, bref - vous aurez reconnu, par deux membres de l'église des mormons.
     
    Soit! Ce sont des êtres humains, et pourquoi ne leur accorderais-je pas un peu de mon temps ils ne m'agressent pas que je sache. S'ensuit bien entendu les questions traditionelles du style "quel est pour vous le sens de la vie, croyez vous en Dieu notre sauveur", en zo voort... Personnellement ma position est claire : pas de Dieu, pas de vie après la mort, et un but dans la vie, comme beaucoup, tenter d'oublier qu'un jour je ne serai plus... Voila. Faut leur reconnaître qu'ils savent écouter (il n'y avait rien d'une confession, juste un état de mon opinion etc...), et aussi, chacun est libre de croire en ce qu'il veut, la foi c'est une chose personnelle et qui peut être très positive pour celui qui la vît - je le redis, chacun cherche à oublier qu'il va mourir un jour.
     
    Bien  entendu, après une grosse dizaine de minutes, je vais les quitter et il me tend une petite carte avec quelque 10 questions, dont j'élimine rapidement les écueils. Le fait que j'affirme (!) qu'il n'y a pas de Dieu titille le principal de mes 2 interlocuteurs qui, argument massue, me sort que l'existence de Dieu est irrévocable, qu'il veut mon bien et déterminer ma vie et son après... passons la suite... il insiste donc me signalant que 2+2 est tjs égal à 4.
     
    2+2 = 4 Certes lui rétorquai-je, ce n'est pas une certitude non plus car, et il n'y avait rien de prémédité dans ce que je lui réponds, ni aucune volonté de faire l'intelligent non, juste "l'instinct" j'insiste - suis resté étonné de ma réponse - bref je lui dis que 2 pommes + 2 poires ça ne donne pas 4 pommes ou 4 poires.
     
    Ca l'a désarçonné, pour ne pas dire attristé et il me dit encore qu'il se place du point de vue purement mathématique!!! Aucune méchanceté entre nous, nous nous quittons, moi étonné de tant de vista et lui perplexe devant tant de poires et de pommes...
     
    Conclusion : moi et la religion, ça fait deux + deux mormons perplexes ça fait 4... imparable.
    10/2/2008

    Les bonbons à l'anis : Souris gélifiée (R5 Alpine!)

    Je craque, envie de bonbons... faite une recherche image google avec "Bonbons", vous tomberai sur la plus chouette page possible... irrésistible. Etenel non fumeur, mon péché mignon c'est les bonbons...
     
    Dans la série "les bonbons à l'anis", aujourd'hui la souris gélifiée... un grand classique multicolore avec comme merveille haut de gamme la "souris noire"...
     
    Notre souris? La Renault 5, bonbon auto multicolore, et ce bien avant les insipides "Twingo" (sale bonbon!). Voiture qui a alimenté mes fantasmes d'enfant passionné de bagnole, surtout à la sortie de la "5 Alpine", craquante.
     
    Une voiture qui aura, de 1972 à 1985 par là, marqué le paysage automobile et influencé plus d'un "sacré numéro" (dites.. 20...5).
     
     
     
    Un site pas mal documenté aussi, assez complet, passionné même si d'une présentation un peu bof :
     
     
     
      
     
    Longtemps que j'en ai plus conduit une, et j'en ai connu quelques unes (5L 850cc, automatic 1300, et une 5TS 1400 et même utilitaire (société) 1100). L'Alpine et l'Alpine turbo manquent à mes envies confisières. La mythique et brutale 5 Turbo aussi.
     
    Une 5 LS 1974 me plairait beaucoup, toute simple et bien motorisée, dans sa version "coupe" (suspensions dures!). Avec une boîte 5 et les freins de l'Alpine turbo elle serait parfaite. Sinon une vraie 5 Alpine des débuts ou les dernières Alpine Turbo (110cv), très très jolies.
     
    Voila allez, 3 petites photos encore (5 alpine, 5 Turbo et 5 Alpine turbo) , pour la souris noire, la big souris noire, et celle acidulée...
     
      renault5alpine9vcrenault5turbo1 RENAULT-5-alpine-turbo-4053