Patichou's profileL'Ornithorynque - reston...PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    11/29/2008

    "Des mots de presque tout les jours" - Bella... la lettre à Eugène...

    Voila, pour terminer la série des "republications" (best of de l'ornitho?) du vendredi (ou ce samedi matin, rentré très tard hier ... merci la SNCB et son absence de créativité - suppression de trains!) ; petit extrait d'une chronique que je complèterais bien, il y a de la matière, qui s'intitule "des mots de presque tout les jours", comme une mise en abîme de la chronique "a few words from", basée sur des extraits larges parfois de lettres reçues ou envoyées...

    Ici, une lettre de Valérie de 1996. Ca parle de fleurs, et de théâtre - nous avions joué "Nuit avec ombres en couleur', de Paul Willems, en 1994. Elle était Bella, j'étais Eugène...

    Petit attrait supplémentaire de cette republication, le fait, que j'ignorais lors de la rédaction du billet original, c'est que Valérie était devenue fleuriste, à Namur... et - c'est très willemsien en fait, que son magasin se nomme... "Ombres en couleur"... c'est pas beau ça! Presque comme au cinéma... Je l'ai retrouvée récemment (vive Facebook, pour une fois!), toujours aussi sensible, drôle et passionée... Bella quoi!.

    Citer

    "Des mots de presque tout les jours"
    Deuxième extrait d'une lettre, qui nous (me!) ramène en arrière... écrite sur feuille de papier "rouge passé" (pas vif), épais et tramé, d'une écriture à l'encre (qui écrit encore à l'encre?) et datée, houla, du 20 avril 96. de "Bella" à "Eugène" - ma partenaire Valérie sur le spectacle "Nuit avec ombres en couleur", de Paul Willems... Valérie se plaignant de la difficulté à me joindre via téléphone (boulot etc...).
     
    ..." Voila j'y arrive: le 17 avril, j'arrive sur le trottoir de ma maison et là le voisin sort : "J'ai des fleurs pour toi". - "Pour moi????", et il me tend 1 énorme bouquet (j'ai vraiment été surprise : pourquoi m'offre-t-il des fleurs!?). Je rentre chez moi, étant toujours persuadée que ça venait de lui, puis je lis la carte et là, je me suis dit "ça ne va pas, nôôôn!" Qui d'autre que "Eugène" aurait pensé à mon annif. et m'envoyer des fleurs aussi, aussi "splendides"!!! (Elles sont dans ma chambre qui est toute égayée à présent! C'est chouette!).
    Alors, n'ayant plus l'adresse d'Eugène, je fais appel à toi mon p'tit Patrick pour lui dire juste ceci :
    'Tu es un des seuls qui se soit souvenu de mon anniversaire, ça m'a beaucoup touché, merci, merci, merci, merci beaucoup, tout plein!".
    Bella.
    PS: je suis au régime et j'ai faim! pffff pas cool!.
     
    Je me jette des fleurs là direz-vous... démagogie ajouterez-vous ; non, et plus que d'offrir des fleurs, et c'est pas si souvent, c'est voir à quel point cela touche sincèrement les femmes. Et Val les rendait encore plus belles... (hou le démago..!)
    On m'a aussi offert un jour des fleurs, par amour... j'ai été réellement très touché (mais c'était "non").  Vendredi, un extrait d'un courrier que j'ai envoyé...
     
     Nuit avec ombres... Valou
     
    Et quelques images... Bella, et son ombre (en rose) ; Le quatuor Bella, César, Eugène et Mme van K. ainsi que à l'arrière plan l'ombre de Bella et Vincent, le "noyâtre" ; et Valou en 1994.
     
    Voila pour clore le chapitre republications. Rendez-vous en novembre 2009 pour une nouvelle série de "l'ornitho dans tout ses états", enfin... si on veut.
    11/25/2008

    "L'odeur", lecture publique

    Hello tous,
     
    Lecture "publique" (exclusivement sur invitation en fait mais gratuite) du texte "L'odeur" écrit (+ mise en voix et espace) par Rémi Pons. Travail sur la prise de parole et le parler de "l'autre" ; dans un espace et une prise de parole collective...
     
    Exercice particulier d'une mise en voix d'un texte de théâtre.
     
    L'odeur
     
    "Une tentative de raconter la vie d'un SDF mort, la recomposition commune de cette mort".
     
     un texte de Rémi Pons

    Par Arieh Worthalter, Patrick Léonard, Lindsay Ginepri, Nelly Framinet, Pierre Tallaron, Elena Perez

    INFOS : !!! exclusivement sur invitation !!! - GRATUIT.
     
    Lieu et date :
     
    A l'atelier 210, qui se situe Chaussée Saint-Pierre, 210 à Etterbeek.

    Vendredi 28 novembre à 18 heures.

    Il y a une trentaine de places. Si c'est plein, c'est toujours plus agréable...

    11/24/2008

    75.000 visites...

    Ca y est on vient de franchir les 75.000 pages vues sur ce blog... suis pas mécontent, et je remercie les habitués comme les visiteurs de passages. Beaucoup moins de "RSS" depuis 2 mois, ça fausse tout de même les chiffres.
     
    Mais +/- 20 vistes par jour, c'est honnête. Pour fêter cela, un petiit Sheller live, en 2005, "Excalibur"... question de lumière... blog dans la lumière.
     
    Excellente pièce musicale, très rock! Qui me donne envie de jouer un jour "Richard III" de Shakespeare, car lui, la lumière il aime aussi... et éclaire le public de ses futurs crimes... et fait de ce public son complice direct... puisqu'on le laisse agir. Il ne nous cache rien de ses désirs et autres ambitions... et quand il obtient ce qu'il voulait, le pouvoir... vanité des désirs... il s'ennuie... plus rien a gagner, convoiter. Il nous dit aussi, Shakespeare, qu'on a que les pouvoirs que l'on choisi...
     
     
    Allez, n'est pas encore venue l'heure de dire "Mon royaume pour un cheval" ; quand à "Diane la douce"...
    11/22/2008

    Komik hic...

    Des fois, la télé ça fait des gaffes. Regardez la vidéo de Monsieur Polnareff (oui oui!), elle est comique - outre le play back, qui vieillit toujours très mal, on peut voir derrière la toile de fond du décor un technicien au travail... ça fait tache! Ensuite, le public : le Monsieur guindé dont on sent qu'on a du lui demander de causer à sa charmante voisine (semble-t-il!) et qui me semble être celui qui doit donner le signal d'applaudissements - un faux invité en somme... drôlatique. Aussi ce qui doit être le présentateur, assis sur le côté qui ne doit pas aimer beaucoup ce qu'il écoute...
     
    En pleins exercices "studio télé" avec des étudiants de l'IAD*, comme comédien sur des émissions fictionalisées, ça me fait sourire - et n'allez pas croire que cela n'arrive plus, c'est intéressant de voir nos jeunes futurs réalisateurs et autres professions du cinéma se débattrent - avec talent et coeur, j'insiste, avec les difficultés du direct en mode multicaméra.
     
     
    Je ne ferai pas le malin non plus, car comédien "sous caméra", faut s'y faire... oublier le jeu théâtre pour aller vers une forme de naturalisme improvisé... pas simple, surtout dans les conditions "à l'impromptu" que représente un exercice télé "d'école" dans les conditions du direct... surtout avec le texte...
     
    * : Institut des Arts de Diffusion, Louvain-la-Neuve - j'ai l'impression de commetre des infidélités vis-à-vis de l'INSAS... mon petit côté mercenaire, sans doute... le métier veut cela..? Et qui aime bien chatie bien...
    11/21/2008

    A few words from Yves Simon (je voudrais tant revenir)

     Petit extrait du dernier roman de Yves Simon, "Je voudrais tant revenir". Je sais peu parler d'un livre... il me touche ou pas, me plaît ou me hérisse, je préfère les sensations... Celui-çi me touche voila, comme le précédent roman lu d'Yves Simon, "Les Novices" m'hérisse - je déteste "le premier amour" qui habite nos adolescences crétines à l'acné... soit. Premier Yves Simon à m'avoir "déçu" par ailleurs, malgré la simplicité et le caractère direct, immédiat de son écriture... pas assez profond?
     
    Soit, passons! 4è de couverture : Karl Berline, écrivain retiré du monde, se rend à Paris pour y rencontrer son biographe, un jeune auteur timide. (...) Berline raconte les moments saillants de sa vie, s'épanche, transmet sa passion de l'écriture (...), son enthousiasme pour une vie ardente et lumineuse...
     
    Comme pour le théâtre, ses oeuvres, le mieux pour en parler c'est de les monter, je préfère vous livrer un extrait. Un extrait, un pan de solitude, dans ce qu'elle a de beau, grand et mystérieux et certainement pas d'effrayant. Et je suis un grand solitaire par nature.
     
    Allez, "Vivre seul c'est s'en remettre à l'opacité des choses".
     
    "(...) A présent je vis solitaire et n'en ressens ni douleur ni amertume. Mais je ne suis pas seul à être seul, des millions de gens sont comme moi à dormir sans une chevelure où se perdre, éreintés de bras tendus à ne se refermer sur rien. Comme eux, je plonge au coeur de mes pensées pour y aller puiser des rêves jamais rêvés. Ou déjà oubliés. Vivre seul n'est pas la solitude, c'est vivre autrement, comme parler une langue étrangère sans le recours de la grammaire et de la syntaxe, dire des phrases sans verbes ni adjectifs, une langue bredouillée dans l'urgence qui ne désigne que des objets utilitaires sans pouvoir se prononcer sur l'intensité réelle du désir qu'il y a à les obtenir.
    Vivre seul, c'est s'en remettre à l'opacité des chose".
     
    Autre petit fragment (vive la lecture à fragmentation - schrapbook stories*).
     
    "Alors je n'ai pas peur"
     
    "(...) Lorsque nous pénétrons dans le taxi, Karl a cette phrase :
    - Elle est jolie, n'est-ce pas? Vous savez, en vieillissant, on est de plus en plus capable d'être ému par le miracle d'un visage. Qui vaut un bon livre ou une belle pensée...
    J'ose, pour la première fois, lui déclarer mon admiration :
    - Je ne vous ai jamais avoué que je vénérais vos livres.
    - Moi, je ne vous ai jamais dit que je vous aimais...
    C'est toujours sur l'essentiel que les mots nous effraient.
    -Ce soir, vous avez peur?
    -Vieillir, c'est apprendre à offrir. Pas à mourir. Alors je n'ai pas peur".
     
    Voila pour aujourd'hui. La prochaine : Handke avec "Histoire d'enfant" et "La femme gauchère".
     
     "Je voudrais tant revenir", d'Yves Simon - Editions Points - N° P1845 - environ 8€.
     
    * suis content du néologisme, na!

    Renault 16, la 1ere "voiture à vivre"

    Republication matinale ce vendredi - insomnie, ou pas envie de dormir... allez savoir! Avant dernière publication déjà...

    Petite chronique "culture automobile" que j'avais dédiée à la R16, une de mes voitures fétiches. Allez, vroum... et dodo.

    Citer

    Renault 16, la 1ere "voiture à vivre"
     
     
    Dans cette nouvelle chronique hebdomadaire (chaque vendredi), sera présentée succintement (courte présentation et quelques photos), une voiture qui selon moi appartient au patrimoine culturel automobile, de façon généraliste, et réservée à des autos de grande série des années 50 à la fin des eighties.  Pas question de retracer l'historique et son évolution du modèle présenté.  Bref, une présentation "humeur" où les commentaires seront bienvenus. 
     
    Première chronique : La RENAULT 16 (1965-1980), l'ancêtre de la "voiture à vivre".
     
     
    Slogan* titre dans les années 80-90 de l'encore "Régie Renault" (nationalisée alors), la Renault 16, berline 4 portes + hayon arrière, présentée en 1965 au "Salon de l'Auto" de Genève, préfigure sur le fond par la modularité de son habitacle complètement modulable (4 portes + hayon), la voiture "moderne" des années 70-80, et dans sa forme les futurs "monospace" des années 90'.  Personellement dans la série "la voiture du siècle...", je la classe en tête pour son apport technique (moteur alu, structure de l'arc de toit (en pagode), chaudffage,...).  Ce n'est pas pour rien qu'elle était en concurence avec la géniale DS de Citroën.  La "R16" a été élue "Voiture de l'Année 1965".
      
     
    Considérée comme voiture très moderne à sa sortie (moteur 1470cc, puis 1565, en alu coulé sous pression, une première), elle reste aujourd'hui encore "utilisable" au quotidien, et, pendant plus de 15 ans à été partie importante du panorama routier ; qui d'entre vous n'en a croisé sur les routes, dans la BD, tirant une caravane...  Bien entendu, ce n'est pas cela que recouvre l'appelation "culturelle", mais plutôt l'impact qu'elle a eu sur les bureau d'études et de design des différents constructeurs et marques.
     
    gr16mevr  gr16ausdash
     
    La "R16", pour mieux la nommer, avait une réputation de confort non usurpée.  Spacieuse, bien suspendue, sièges profonds ont fait de la 16, haut de gamme de chez Renault, une voiture appréciée des gros rouleurs!.  Ses concurentes en France: la DS, les Peugeot 404 puis 504, les simca 1300-1500.  Bien équipées (TS, TX) elles pouvaient recevoir (de série ou en option) l'intérieur cuir, le verrouillage central, les vitres électriques, le toit ouvrant électrique... bref à l'époque, l'équivalent d'une Rolls; ou presque... Son principal défaut : la ROUILLE, endémique sur ce modèle... au point que les moteurs, increvables (jusqu'à + de 450.000kms), survivaient aux "caisses" et avaient plusieurs vies...  Par ailleurs, ces moteurs équiperont d'autres Renault (les 1470 & 1565cc) : Les 12 Gordini et 15 TS (base 16 TS), les 18 GTL, 18 & Fuego Turbo (eh oui, 110, 125 & 132CV)... Motorisations que l'ont retrouvera dans les berlinettes Alpine A110SX, mais aussi les Lotus Elan (Thanks Mr Chapman!) des sixties...
     
       
      
    Les modèles d'accès (16, 16 commerciale, 16L & TL -1470-55cv, 1565-55CV et 1565-66CV boîte manuelle et automatique, 1965-1980) :
     
         

     Le modèle "intermédiaire" (16 TS et TS automatique 1565cc-85CV) - à mon sens la référence et la plus recherchée (+ homogène) : 

       
     
    Le haut de gamme (16 TX boîte 5 et TX automatique, 1565cc-96Cv) - La berline autoroutière par excellence.
     
      
       
     
    La version américaine et canadienne :
     
        
     
    Voila, une voiture coup de coeur aussi, une de mes favorites... j'ai par ailleurs possédé une 16TL boîte manuelle brun métal de 1977... quelques jours qui n'a pas résisté aux foudres parentales (j'avais juste 18 ans et pas le permis et une mère bornée et con...).
     
    Ne jamais écouter les parents ou faire de concessions** quand il s'agit de la passion.
     
        
        
     
    Bibliographie : un ouvrage passion et plaisir (qualité technique et historique, format et qualité du récit).  Une référence***.
     
    "La Renault 16 de mon père", Editions ETAI (1996). Par Bernard VERMEYLEN, 120 pages. +/- 30€.   
     
    Lien Internet : www.renault16.com (vous pouvez aussi cliquez sur l'icône Renault, à gauche avant-dernière série de photos!).
     
    * : Campagne soulignée par la musique de Robert Palmer, sur base du morceau "Johnny & Mary".
     
    ** : De toute façon, ne jamais faire de concessions... (dixit Jépathor). 
     
    *** : Issu d'une collection géniale et accessible, sur des autos "populaires", "la voiture de mon"père", rédigés par des férus de la voiture dont ils parlent... (vous y retrouvez la  2CV, La DS, la Peugeot 404, la Coccinelle, la R4,...) ; bref complet!.  Chez ETAI Editions.

    11/20/2008

    Citation du jour : Poe.

    Zop, jeudi! La chronique facile... Citation de la semaine...
     
    Zou, tiré des Histoires Extraordinaires de Edgar Allan Poe :
     
     
     
    Voila, vive le jeudi...
    11/18/2008

    Les ronds dans l'eau...

    Il s'en serait pas fallu de beaucoup pour que je me le choppe en "mercredi du spleen" tellement qu'il me chamboule... Entre mes écoutes PC de Einsturzende Neubauten, Rammstein ou Lacrimosa sur un axe, les écoutes balladeur MP3 de Manset, Yves Simon, Bashung, Polnareff et autre vraie chanson française sur l'autre axe, il y a cette petite merveille qu'est "Les ronds dans l'eau", par Patachou. Et tout cela sur à peine 2 minutes et quelques secondes...
     
    Dur de concilier ambitions artistiques et simplicité... car je ne suis pas sans ambitions...
       
    Je n'ai pas trouvé de video du morceau par Patachou (comique mon surnom c'est Patichou, depuis l'INSAS).
     
    Tu voudrais que l'on t'aime
    un peu comme un héros
    mais qui saurait quand même
    faire des ronds dans l'eau.
     
    On est pas mercredi, et j'ai pas envie de me faire un coup de blues... comme une envie de ronds dans l'eau tout d'un coup... et p'tain y a que la Sambre, ce morne égoût... Allez, plic ploc des p'tits cailloux plutôt que plouf une grosse pierre...
     
    N'empêche c'est vachement dur d'être un mec!
    11/17/2008

    Photoblog de Milou (2)

    J'en ai déjà parlé dans un précédent billet (lien en bas de page), et le lien vers son blog est dans les listes.
     
    Après sa période madrilène, elle écume le Tchiapas mexicain, assez largement, d'une manière toujours aussi singulière et militante (pour rappel elle se définit elle même comme journaliste activiste). C'est intéressant de suivre son parcours au travers de ses photos, son regard. Elle ne fairt par ailleurs pas que photographier, puisqu'elle doit avoir quelques 30h. de reportage vidéo.
     
    Büchner (c) Miluskaya. Petite photo "hasard"... puisqu'elle fait référence à la phrase titre de ce blog, ou du moins son auteur!
     
    J'adore son travail surtout pour la manière dont elle traque les couleurs, sous le soleil ou la pluie, et bien entendu son approche documentaire et plus spécifiquement politique. Ici, une belle image couleur intitulée "Hot Dog" (c) Miluskaya, dont je trouve la "scénographie" splendide. Surtout n'hésitez pas à le visiter, et même y laisser des commentaires.
     
     
     
    UNe série que j'aime beaucoup :
     
     
    Un bel outil, photoblog!
     
    J'attends aussi son retour - sans me presser, puiqu'elle est comédienne et que nous devrions partager un prochain projet, actuellement en élaboration (dossier etc...)
     
    * lien article et images précédentes :
    11/15/2008

    Bonne fête votre altesse...

    Albert2 Bonne fête Albert! Fête du Roi et anniv' des 15 ans de règne, déjà.

    Et je fais pas que me moquer... Ca ferait bien rire (ou pitié?) mon ami Marc (alias Pelcamidicata), qui me traîterait de Monarchiste hippie d'extrême gauche... Y a du vrai dans tout cela oui...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_II_de_Belgique

    Long live ze king... mais non, pas Presley, lui c'est vraiment une tache...

    11/14/2008

    Thema "Loup des steppes" - Bilan (bonus?)

    Petite republication encore d'un billet précédent que j'ai beaucoup apprécié "produire" (!) ; celui-çi est assez récent en somme, puisque je l'avais bouclé fin janvier 2008, après vraiment beaucoup de boulot...

    NDLR : je fais allusion à une représentation du "Loup des steppes", en mai 2008 à Lübeck, je n'ai finalement pas pu la voir...

    Citer

    Thema "Loup des steppes" - Bilan (bonus?)
    Pourquoi cette "thema", de quasi 15 jours? D'une part, parce que cela reste une oeuvre moderne, contemporaine et majeure du répertoire ; ensuite, j''ai aimé m'y replonger, et redescendre dans cette matière dont j'ai fait un spectacle de théâtre, fin 2001 "Tout le monde n'entre pas, seulement pour les fous", joué à l'Eden de Charleroi, par la troupe du "No Man's Land Théâtre", compagnie semi professionnelle...
     
    Moins expérimenté à l'époque, j'en reste malgré tout très satisfait. Je m'explique : d'autres mises en scène professionnelles en ont été données ces dernières années, en Allemagne (et une bientôt... j'en reparle plus loin) et de ce que j'ai pu en voir (photos, extraits vidéos) la part faite à la technique (vidéo, trucages, etc...) me semble excessive. Là où je reste content donc, c'est dans la dimension humaine du jeu, et la grande part laissée au texte - les mots se suffisant plus qu'on ne veut bien le croire en théâtre ; dans une adaptation que nous avons produite de ce roman. Il me semblait important de conserver et rendre, surtout, la dimension narrative et ses multiples, le récit étant repris à son compte par plusieurs narrateurs.
     
    Ce que l'on sait un peu moins, de cette oeuvre - le Loup des steppes, c'est qu'il en existe une suite, datant de 1928, parue dans Die Neue Rundshau, à Berlin. Suite qui "analyse" le succès du roman, bien sûr, mais qui repositionne ce que j'appellerais "la part du Loup", un peu malmenée dans le récit de 1927. Ce texte "Vom Steppenwolf",  traduit en français sous le titre  "A propos du Loup des steppes"*.
     
    %20Hesse%20nach%20einem%20Foto%20von%20Martin%20Hesse_c_%20Suhrkamp%20Verlag%201985_The%20Estate%20and%20Foundation%20Andy%20Warhol_VBK%20Wien%202007 hermann_hesse_02071_2889601,property=zoom 1loup
     
    Hesse, dont l'humour ne fait plus aucun doute, place donc Harry Haller, ou plus exactement le Loup des steppes, dans une ménagerie, où il est exposé au public, qui, naturellement - succès du roman faisant loi, désire être confronté à, pour reprendre Hesse, ce "phénomène suspect" du loup des steppes. Finalement une forme très théâtrale, qui vient compléter et souligner le rapport à la narration, au récit, comme une forme de mise en abîme du propos. Inutile de dire - ou bien si! - que la bourgeoisie nationaliste (industriels, marchands...) , en prend pour son grade, mais pas seulement car nous aussi : qui dit représentation dit aussi voyeurisme, et il s'agit ici bien de cela. Je vous livre un court extrait :
     
    "Certains considéraient qu'une bête comme le Loup des steppes était de toute manière un phénomène suspect, dangereux et malsain, car cet animal exerçait son ironie au dépens des bourgeois, il arrachait des murs du temple de la culture les images chevaleresques, il allait même jusqu'à se moquer de Johann Wolfgang von Goethe et, comme rien n'était sacré pour cette bête des steppes, et que son influence sur une partie de la jeunesse se répandait telle une maladie contagieuse et agissait ainsi qu'une provocation, le moment paraissait enfin venu d'unir ses forces et d'abattre la loup des steppes. Tant qu'il n'aurait pas reçu le coup de grâce et n'aurait pas été enfoui sous la terre, il ne nous laisserait aucun repos".
     
    Autre extrait (oserais-je dire "ménager"?), l'exposition (l'artiste, une bête de foire, héhé?!?) ; notez aussi la place accordée au public, et la réflexion de l'auteur sur ce dernier!!!
     
    "Le jour où la ménagerie inaugura son nouveau programme, beaucoup de curieux vinrent voir l'animal tant décrié dont la cage ne pouvait leur être montrée que moyennant une taxe supplémentaire. Le patron (Pablo? ndlr) avait, pour l'occasion, aménagé tant bien que mal une petite cage où avait logé autrefois une panthère. (...) Afin de tenir compte autant que possible de ces circonstances inhabituelles et de l'attente du public, le malin directeur de la ménagerie (qui savait depuis des années que même les bêtes les plus sauvages ne sont pas aussi capricieuses, aussi dangereuses et aussi imprévisibles que le public) avait équipé la cage d'une façon quelque peu étrange, en y plaçant certains emblèmes de l'homme-loup. C'était une cage comme les autres , avec une grille de fer et un peu de paille répandue sur le sol, mais, à l'un des côtés de la grille était accroché un élégant miroir Empire et, au milieu de la cage, on avait disposé un petit piano, un "pianino" dont le clavier était ouvert et sur ce meuble légèrement vacillant se trouvait un buste en plâtre de Goethe, prince des poètes".
     
    Le spectacle peut commencer... représentation quand tu nous tiens. Comme toujours chez Hesse, cette qualité "d'haleine" dans laquelle il nous garde, et cette minutieuse et ironique construction du récit, non naturaliste.
     
    Je ne terminerai pas sans souligner la lutte de l'intellectuel que mène Hermann Hesse, contre le nationalisme et le fascisme, plus que jamais témoin - ironique et quelque peu désabusé, aussi à travers cette oeuvre (et l'oeuvre en général, sur l'idée de la liberté de l'individu!) ; mais aussi, dans ce texte de 1928, et avec lequel j'ouvrais la représentation, avant même que le public ne soit introduit dans la salle (qui démarrait par une séance de dressage!) et son théâtre magique. : ce texte est : "Une soirée chez le Docteur Faust" (Ein Abend bei Doktor Faust (1928)", qui évoque, à travers une "radio à écouter les bruits du futur", par l'apparition de sonorités démoniaques, et ensuite un complet silence, la voix de Hitler, l'apparition du nazisme et la civilisation dans laquelle il a pris corps...
     
    Voila, et comme les articles se suivent dans le mauvais sens (du plus récent au plus ancien, ce qui ne simplifie pas la continuité de la lecture), je vous mets, dans l'ordre, avec les "titres" de chapitre, les liens directs vers les 9 "compte-rendus". Plus quelques notes, conclusions autobiographiques intermédiaires et rigolotes (si!)
     
    1 : Introduction au récit, "Loup des steppes, je rôde, je rôde..."
     
    2 : "Traité du Loup des steppes"
     
    3 : "Du bourgeois, du bourgeoisisme et de l'humour du Loup des steppes"
     
    4, 5, 6, 7 : "Le Manuscrit de Harry Haller"
     Harry-Hermine / l'auberge de l'Aigle-Noir/ le dernier ordre : "Tu me tueras"
     
    8 : Les Immortels, "Astral et glacé notre rire éternel" / "Maria"
     
    9 (fin) : "Théâtre Magique - Seulement pour les fous"
    Le Grand Bal Masqué / Le Théâtre Magique
     
    Plus ce petit billet de conclusion! Ai bien bossé, je crois! J'espère que vous aurez autant de plaisir à lire cette Thema, elle en vaut la peine - ne fût-ce que pour le travail que cela a représenté - et, sans doute aussi un petit peu, pour sa dimension autobiographique tout en humour (finesse? pas sûr...). En tout les cas, j'ai bien réappris à rire de moi...
     
    Dernière note avant les liens "Wikipedia" ; la prochaine mise en scène de "Der Steppenwolf", en Allemagne et, plus exactement au Theater Lübeck ; tiens tiens : Lübeck, ville natale de.... Thomas Mann** (Hesse, c'est Calw)... Ca sent le pèlerinage, tellement je les aime les Mann (je travaille toujours à "Condamné à vivre", d'après les oeuvres, écrits et journaux de Klaus Mann - pour mars, c'est bouclé? Fin mars, yes it will!. Mon futur projet de jeu/mise en scène, ndlr).
     
    * Réf : Hermann Hesse, Souvenirs d'un européen - recueil de nouvelles, collection Le Livre de Poche - Biblio 3189 ; 8€ environ.
     
    ** Dont j'ai "raté" en septembre/octobre, au même théâtre : Les Buddenbrook (roman de Thomas Mann, splendide, qui relate l'ascension d'une famille, à l'image de la famille Mann, qui réussit dans le commerce jusqu'au jour où, dans cette famille bien bourgeoise, "naît" un artiste... et c'est la chute (bien fait, na!).
     
    DER STEPPENWOLF (Théâtre)
    Theater Lübeck gGmbH • Beckergrube 16 • 23552 Lübeck • Theaterkasse 0451 - 399 600
     
     
     
     Fondation et Museo Hermann Hesse (Montagnola, Suisse) : http://www.hessemontagnola.ch/
     
    Euh!? je vous ai dit mon amour pour Hesse, Hermann bien sûr! Prochaine Thema? Pas tout tout de suite, mais peut-être bien Thomas Mann, et le "Docteur Faustus"... faudra bien 25 épisodes, aïe... ou "Professeur Unrat" (L'Ange Bleu) - considéré comme premier roman expressionniste, et les aventures de Lola Frölich, de Heinrich Mann ; tellement plus intéressant et fort que le film du même nom - l'ange bleu, qui, s'il est de facture correcte, ne respecte pas le récit de Heinrich Mann, cynique, et donc drôle, à pisser ses larmes... raté dans le film, dommage!!!
    11/13/2008

    Citation de la semaine : Peter Sellers.

    Après une petite pause due à un oubli - des fois je ne sais plus quel jour de la semaine nous sommes, le retour de notre hebdomadaire chronique "Citation de la semaine", et pour se "refaire", deux citations plutôt qu'une, mais courtes de cet acteur splendide qu'est Peter Sellers... allez, roulez zidées...
     
    «La conversation et la télévision se placent au même niveau que la lune de miel... c’est inutile»

    et, ensuite, a little bit provocateur (?) mais ça me fait rire...
     
    «Les femmes sont plus difficiles à manipuler que les hommes. C’est dans leurs esprits»
     
    Folamour Voila! c'est tout. Pink panther 63
    11/12/2008

    "Victoria" - Peter Handke (Uber die Dörfer)

    Plus je relis ce texte, plus je le trouve fabuleux, et ce n'est pas qu'un adjectif ou superlatif à s'tirer les tifs hors la tête...
     
    Je parle bien entendu de "Par les villages" de Peter Handke*. Poème dramatique destiné au théâtre... un vertige à chaque plongée dans les mots.
     
    Petit extrait, réplique du choeur d'ouvriers, au "je", ("tous"), que l'on retrouve dans la "scène de l'intendante", face à Gregor, l'écrivain, l'intélectuel.
     
    Tous :
     
    Quand l'homme à l'écriture me rendra-t-il mon droit!
    Quand pourrais-je souhaiter
    au lieu de vouloir vaincre?
    car il n'existe que ce seul nom, Victoria.
    Quand les lumières de la ville ne seront-elles plus le reflet glacé des vitrines
    mais signes de voisinage? :
    car il n'existe que ce seul nom, Victoria
    Quand le chanteur à la voix sereine arrêtera-t-il le flot de la pluie
    et quand renverra-t-il au temps primitif
    le sang de la faute et de la damnation s'élevant dans la poitrine des hommes?
    Quand les cloches épisodiques retentiront-elles d'éternité
    et quand y aura-t-il autour de la Terre une seule humanité?
    Celui qui découvre sera foyer et foyer qui découvre
    Quand ma rigidité se résoudra-t-elle en ébranlement
    et quand enfin serai-je debout avec les autres sur fond d'or? :
    car il existe ce nom pourtant : Victoria! 
     
    Je vous livre aussi la didascalie qui suit, où Handke fait entrer l'homme en sainteté, l'ouvrier  quasi comme Dieu... (sur fond d'or)
     
    Anton, Ignaz, Albin et l'intendante se détournent et à la lettre entret en procession le long de la balustrade dans la baraque où l'obscurité et le silence se font. Hans et Grégor se trouvent à l'avant-scène et contemplent le rideau de chantier qui se gonfle.
     
    Réplique suivante : GREGOR : La fête est finie? - HANS : la fête continue.
     
    La théatralité de ce passage est vraiment extrême, et repose la question du lieu théatral, de l'action, de l'épaisseur des mots, et comme toujours la position de l'acteur ("c'est moi qui suis-là", consigne au comédien - "Ironie fervente"), du spectateur et interrogation sur le jeu. Hans et Gregor en spectateur face au rideau du chantier...
     
    Peter-Handke Handke est essentiel au théâtre et à l'écriture, n'en déplaise aux grincheux...
     
    * Publierai bientôt quelques courts passages de "La femme gauchère" et "Histoitre d'enfant".
    11/8/2008

    A few words from... Un gamin de 5 ans, et M. von H.

    Petit retour sur un "double" précédent billet, période représentation de Blanche-Neige, à Paris. Il y avait, ce mars là, un soleil incroyable, de la bonne humeur, de l'envie de se promener sur les quais, des cafés et des jus d'orange en terrasse à l'heure du dîner, et quelques repas peinards aussi en bord de Seine. Et Beaubourg. Et une envie de se remettre à écrire.

    Bref content le Patrick, et accessoirement Prince Charmant (sic) de Blanche-Neige...  republications :

    Citer

    Au musée Beaubourg, expo art moderne, un enfant de 5 ans, à sa mère, face au tableau de Kandisky "Gelb, Rot, Blau" :
     
    "On dirait qu'il y a une souris".
     
     
    Génial, toutes les souris n'appartiennent pas à Walt Disney!. 
     
    Et de la nécéssité de confronter les enfants à l'Art, et pas à celui "didactique pour enfants", les explications doivent venir plus tard... et encore!.  Les emmener à la rencontre de l'Art, et les confronter à eux mêmes, et forcément de manière ludique puisque c'est de leur regard que cela part...
     
    Une leçon de culture aujourd'hui... la souris, je l'ai vue, merci gamin!.
     
    Citer, par M. von H. ; deux écrits du regard... 
     
    Paris, 10/03 - Beaubourg/Rambuteau.
     
    "J'ai vu
    Au milieu de mobiles de Mirõ deux américains idiots dont un parlait fort
    L'enfant à la souris dire oui à Kandinsky
    Et un visiteur prendre en numérique le cliché d'une oeuvre à l'âme argentique.
     
    J'ai aussi vu rue Rambuteau
    la Fille aux yeux bruns plus belle qu'un tableau".
     
    Paris, 09/03 - Bar Tabac (les Halles).
     
    "Au bar tabac français, assis derrière mon diabolo cassis,
    je regarde un vietnamien vendre des cigarettes et billets de loterie à des femmes du Magrebh".
    11/6/2008

    La fin de la F1 sans faim...

     
    ... ou le bon, la brute et le truand... waouhaouah...
     
    Le bon, Felipe Massa, le mythe du cow-boy en moins, la "brute", David Coulthard qui salope sa sortie pour son 246è et dernier grand-prix et "ze first but ze least", je nomme le truand Lewis Hamilton...
     
    Le bon La brute Le truand
     
    Le bon, parce qu'il est finalement très sympa, et qu'il a fait une saison splendide, s'est accroché jusqu'au bout...
     
    La brute, pour avoir cassé son jouet a little bit earlier then expected... et qu'un Monsieur se retire, que j'ai beaucoup apprécié sa carrière
     
    Le truand car le titre pilotes revient à cette petite frappe - n'ayons pas peur des mots, qui a sérieusement écorné son image de "mec sympa" à petite gueule d'amour... dommage, car un pilote d'origine noire était une belle chose... plus de manoeuvres irégulières et de coups bas que de dépassements... Schumacher sera dépassé en crapulerie je pense...
     
    Bref bof tout cela... j'aurais préféré Massa champion, et McLaren pour le titre constructeur... car je déteste Ferrari, dont le directeur général, Montezemolo, est un proche du sale Berlusconi...
     
    Wouahououah-ouah... tan ta tan... entendrait on dans le film de Morricone.... la F1, ou l'ouest terne?