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2/23/2008 Quatre courts extraits tirés de trois oeuvres de Peter Handke - eh non, je n'ai pas renoncé à "Par les villages", re-re dossier en septembre...
Je n'ai pas le temps de trop développer (cyber mode... pas chez moi!) mais quatre "inscriptions" de l'écriture du regard déployé sur le monde, car toujours l'écriture de Handke exorte le regard à s'ouvrir, pour que l'être trouve de la "largeur dans le monde"... Je ne m'en lasse pas de cette écriture! Et tout passe, traverse par le monde, mais aussi la largeur d'évocation des mots ; mots traduits par le regard et "mots lieux" du réel qui deviennnent témoin de l'absence... hop, en route.
 Premièrement, tiré de " L'absence", récit (dont Handke lui-même a réalisé un film!) :
"J'ai peur de tous lers endroits nouveaux et de la répugnance pour tous les endroits anciens. Dans ceux que je connais m'attendent la saleté et la laideur, et, dans les endroits inconnus, l'abandon et la confusion, ceux de cette région inconnue et les miens en même temps. J'ai besoin de l'ici. Et c'est vrai : je ne me sens tout à fait chez moi qu'en route, mais alors, il me faut un endroit où je puisse devenir large".
Secondement (sic), petite "peinture" arrachée à "Le recommencement" :
"Voila ce que c'est d'avoir voulu se débarrasser de sa propre histoire comme de la grande histoire et d'avoir voulu partir pour le pays de la simple géographie".
Tertiotement (resic), de "l'absence", dernière page - Mallarméen à mort, ndlr! :
"Et un vent se leva, comme venu de nous-mêmes, et qui passait par toute chose : le vent de la poésie, le vent de l'imagination, le vent de l'arrivée dans une toute autre absence".
Fourtement (reresic), mots de cloture de "L'histoire du crayon" ; qui rendent réel la durée - en plus c'est poétiquement splendide, imparable! :
"Froid de l'hiver, portails ouverts ; c'est le dernier jour de l'année. Je vois un amour lointain sous une voûte de lumière et, une fois encore, j'aimerais vivre éternellement".
"L'oeuvre de Handke appartient à celui qui la lit. Elle s'étend "de notre expérience la plus quotidiennement banale à une réalité contenue, cachée, mise au clair, en aucune sorte surréelle ou métaphysique, aussi physique que celle du premier regard" (in "Peter Handke", par G.-A. Goldschmidt - collection Les contemporains, au Seuil ; environ 12€). 
2/21/2008 P'tit moments de silence sur le blog, mais c'est normal, ça tourne... Petit tournage à l'INSAS où je suis Monsieur Lajoie... Et où c'est pas la joie, c'est sur ma connexion internet, qui rame lamentablement, même pas foutue de télécharger mes mails... A moins de 5 Ko en téléchargement, y a pas moyen de faire pire...
Allez, on refait silence, le plateau de tournage attend... Y'a d'la joie... comme toujours quand ça joue. 2/18/2008 Ca prend un temps de fou de faire des fouilles, afin de remettre très à jour mon CV artistique - et c'est pas complètement fini.
 Néanmoins, il est consultable sur comedien.be. Il ne concerne "que" mon parcours formatif et mon expérience de "jeu".
La partie "mise en scène", ainsi que le relevé "patographique" de mon expérience dans le secteur culturel et de l'animation seront, début du mois prochain en ligne dans la section "metteur en scène" de ce même site comedien.be. Reste une série d'expériences ("cinéma", ...) à encoder, et aussi ajouter quelques photos!
Après tout, en comptant le théâtre scolaire et amateur, cela fait tout de même 20 ans de théâtre... 2/14/2008 Petit retour sur une "expo spectacle", dont je me suis déjà fait l'écho en fin mai 2007, pour la simple et bonne raison que c'était un des travaux de fin d'études d'une étudiante en mise en scène de l'INSAS (Sophie Cocheteux), au même titre que "Greek" (Guillaume Dumont) ou "Preparadise Sorry Now" (Caspar Langhoff, et où j'étais comédien)...
Mais c'est bien plus que cela, c'est une descente "de mémoire" sensible - c'est à dire touchante en toute intelligence, plus exactement une installation scénique, sonore et plastique sur la mémoire d'un homme qui la perd, l'archive dans des boîtes en cartons, des boîtes à chaussures. Le titre exact en est :
Il s'agit bien entendu du grand père de Sophie, qui par ce montage plastique, sonore et scénique en gare de Watermael-Boisfort, lui rend un hommage. Hommage à un cheminot, comme vous et moi en pouvons en avoir dans nos propres mémoires familiales. Bref, un travail de mémoire, sans sentimentalisme ou nostalgie inutiles, et c'est pour cela qu'il, elle nous touche. Un travail mené avec de nombreuses associations locales (cfr Mémoire Vive", qui expose sur le site, aussi)
A voir, sentir, entendre comme j'ai eu la chance d'y "goûter" en juin dernier ; comme un partage... Vraiment descendez en gare de Watermael, il y a de la mémoire en attente...
Le résumé, par Sophie :
Cheminot pendant quarante ans, Jean-Marie Depraeter vit avec le souvenir d'un massacre de guerre à la gare d'Ascq (près de Lille) dont les rails mènent jusqu'à Watermael. Il a disparu au mois de mai 2007, suite à une mauvaise chute.
Atteint des maladies de Parkinson et Alzheimer depuis plusieurs années, il archive ses souvenirs dans des boîtes à chaussures, ressasse les mêmes chansons, les mêmes réminiscences, pour lutter contre le vide.
"Je parle de mon grand père et serais son interlocuteur direct. Je l’ai suivi, seule, pendant les quatre derniers mois de sa vie. Je vous convie à son dernier concerto. Au-delà de la perte du langage, il y a la perte d’un être, mais la nécessité de garder les traces d’une personne qui restera pour moi un modèle."
Sophie Cocheteux-Depraeter.
INFOS COMPLETES, PARTENAIRES, INTERVIEW DE SOPHIE
(site très complet, et bien présenté)
LIEU: La gare de Watermael (salle des Pas Perdus) Avenue des Taillis 1170 Bruxelles (proximité place Keym, arrêt Arcades)
DATES DE REPRESENTATION ET HORAIRES:
Du mercredi 13 février au samedi 23 février 2008 A 19h et à 21h (deux représentations par jours) Relâche le dimanche 17 février. RESERVATIONS: 02 672 14 39 ou www.lavenerie.be PAF: 8 euros (tarif plein) 5 euros (moins de 26 ans, demandeurs d’emploi) 1,25 euros (article 27) INFOS: 02 663 85 50 sophie.cocheteux@gmail.com
Régie son: Laurent Gueuning, création et régie lumière: Nelly Framinet, montage et régie image: Aurélie Nolf
Promotion: Manon Ledune, site internet: Caroline Zeller
Direction artistique et réalisation: Sophie Cocheteux-Depraeter 2/11/2008 Article remis aux calandes carolo de lundi prochain (c'est fou le temps que ça prend refaire ses CV...).
Le texte de "You by my side", tout de même :
You know I love you I can't be without you When I'm alone, I still feel this way about you Everything's clear Here is here And everything is as it appears to be so
Here am I dreaming I stand by myself Look and it's easy to see that I'm not the only one reaching for a new kind of wealth Reaching with nothing to hide And you by my side
You know we love you We can't be without you When we're at home, we still feel this way about you Everything's clear Here is here And everything is as it appears to be so,
Here we are dreaming We stand by ourselves Look and it's easy to see that We're not the only ones reaching for a new kind of wealth Reaching with nothing to hide And you on our side 2/9/2008 Rapido, car je dois "go" aussi. Asia, groupe énorme du début des 80's, constitué de "monstres" du rock - membres venant de Yes (Steve Howe), King Crimson (John Wetton), des Buggles (via YES : Geoffrey Downes), du Peter Frampton band (Pat Thrall) ou bien encore d'Emerson Lake & Palmer (Carl Palmer). Bref du beau linge...
Un son particulier, mais la qualité de ces groupes c'est qu'en "live", la musique a une toute autre couleur, présence. Le point faible d'Asia? Sa production, même si elle a produit des hits majeurs (Heat of the Moment, Only Time Will Tell,...), qui a terriblement vieillit, et déjà à l'époque je trouvais que cela sonnait mal ; il a manqué à ce super groupe (sic) un super producteur ; un Trevor Horn aurait fait sonner cela plus net, plus concret, d'autant que lui aussi avec Downes avait rejoint Yes pour l'album Drama.
 Allez, ici, le groupe avec John Wetton (chant, basse), Carl Palmer (batterie - le sommet dans le genre!), Geoffrey Downes (claviers - toujours présent - et l'âme -dans le groupe, qui tourne et produit toujours des albums); et Mandy Meyer à la guitare.
Morceau de l'album "Astra" de 1985 (ça se voit et s'entend...) : Go - j'ignore qui est la brune...
Allez, GO, j'ai une jolie brune à sauver... on peut rêver (une sorte de rock and roll dream, en quelque sorte).
PS : Kitchissime à mort, mais délicieusement kitchissime... mais j'assume (d'ailleurs j'étais - presque - coiffé comme le chanteur à l'époque - rendez moi mes ch'veux....) 2/8/2008 Voila voila, dernier "petit billet doux-dingue" consacré au "Journal d'un fou", de Nicolas Gogol. Deux "journées" de son journal aujourd'hui, un extrait de chaque.
Allez, hop, une scène très "visuelle", théâtrale pour commencer.
Et après, un morceau de pure poésie qui vient couronner le tout : rythmiquement, une claque!.
"Le 25
Le Grand Inquisiteur est de nouveau entré dans ma chambre aujourd'hui, mais ayant entendu ses pas de loin, je me cachai sous la chaise. Ne me voyant pas, il se mit à m'appeler. D'abord il cria "Poprichtchine!" - Pas un mot, puis : "Avksenty Ivanovitch, conseiller titulaire, gentilhomme!". Je continuai de me taire - " Ferdinand VIII, roi d'Espagne!". Je voulais me montrer, mais ensuite je me dis : " Non, mon ami, tu ne m'attraperas pas. Je te connais. Tu vas recommencer à me verser de l'eau sur la tête".
Mais il m'aperçut et me chassa à coups de bâtons de dessous de ma chaise (...).
Le 34 mo février is, aénne 349
(...) Donnez-moi des chevaux rapides comme la tempête! Fouette cocher! Carillonne grelot! Cabrez, ardents coursiers et enlevez-moi hors de ce monde!... Loin, très loin, pour que je ne voie plus rien, ni personne!...
J'aperçois des nuages qui se tordent en volutes au-devant de moi. Une étoile clignote là-bas. La forêt court comme une folle, avec ses arbres et sa lune. Une brume grisâtre s'étale sous moi. Une corde gémit et se brise. D'un côté, c'est la mer ; de l'autre l'Italie... Et puis, voici des chaumières russes!... Est-ce ma maison qui se colore en bleu, tout au fond? (...)"
Le premier passage me fait rire, car il est très visuel, on le dirait sur une scène - et au théâtre, c'est le genre de scènes qui me font beaucoup rire, comme du Molière, ou de la bonne Commedia... Un personnage tel que notre ami le "Roi d'Espagne" (il y a aussi un très beau Roi de Pologne, chez Jarry - Ubu!) ; ainsi qu'un "Roi des Espingouins" mais je ne sais plus dans quoi - n'hésitez pas à m'éclairer, ça m'échappe vraiment ; c'est vraiment de la crème pour un comédien...
Ensuite l'extrait "de la forêt", outre qu'il est rythmiquement fantastique dans sa construction (dites-le à voix haute, et vous sentirai la difficulté du bon tempo d'énonciation!), on le dirait écrit comme pour être "livré au peintre", une belle scène à rendre sous forme de tableau (ou quand la couleur rejoint le rythme, beau challenge pour un artiste du pinceau et de la palette!). La scène me raconte aussi la même célérité dans l'immobile que la scène "La mort d'Aze", d'Ibsen dans son "Peer Gynt", où Peer emmène sa mère mourante, couchée dans un lit d'enfant dans l'immobilisme d'une chambre l'hiver "vers le ciel", dans un long "mensonge" poétique. La scène d'Ibsen, plus longue, est aussi encore plus belle, et difficile (et je l'ai représentée, à l'INSAS en 2000, avec mon amie Virginie. Wouaw!). 2/7/2008 Deuxième et avant dernier petit extrait de notre texte "Le journal d'un fou", de Nicolas Gogol (1809-1852). La folie douce règne sur cette oeuvre et c'est tant mieux... Pourquoi? Parce que, simplement, c'est plus drôle - mais le décalage du texte avec la réalité va bien au-delà du simple fait comique. Allons enfants, zou... d'inquisition et de gouvernements"" (atchoum!)...
"Janvier de la même année
qui arriva après februar
Je ne parviens pas jusqu'ici à comprendre l'Espagne. Les coutumes populaires et les règles de l'étiquette de la Cour sont tout à fait extraordinaires. Je ne comprends pas, je ne comprends pas, je ne comprends absolument rien. Aujourd'hui j'eus beau crier de toutes mes forces que je ne voulais pas être moine, on me rasa la tête.
Mais je ne puis même songer à ce qui m'arriva, lorsqu'on se mit à me verser de l'eau froide. Je n'ai jamais ressenti de souffrances aussi infernales. J'ai failli devenir enragé, si bien qu'ont eut de la peine à me maintenir.
Je ne comprends pas du tout la signification de cette étrange coutume. Coutume stupide, inepte. Je ne conçois pas l'aberration des rois qui ne l'ont pas encore abolie jusqu'ici.
A en juger d'après les apparences, je me demande si je ne suis pas tombé entre les mains de l'Inquisition, et si celui que je prends pour le chancelier n'est pas le Grand Inquisiteur lui-même. Cependant, je ne parviens pas à comprendre comment le roi a pu être soumis aux tortures de l'Inquisition. Il est vrai que c'est peut-être de la faute de la France, et surtout à Polignac! Oh, cette canaille de Polignac! Il a juré de me nuire jusqu'à ma mort. Et il me poursuit, il me poursuit. Mais je sais bien, mon ami, que c'est l'anglais qui te conduit. L'anglais est un grand politicien. Il tourne toujours autour du pot. Le monde entier sait bien que lorsque l'Angleterre prise du tabac, c'est la France qui éternue".
Ou quand la politique vous mouille, ou que vous l'avez dans le nez... Très fin, et drôle.
Vivement demain, pour le dernier épisode...  Le Che, 40 ans plus tard, c'est l'exposition, le regard, que Présence et Action Culturelle vous propose du mardi 12 au vendredi 22 février 2008 dans le hall du bâtiment de l'université du Travail de Charleroi (entrée de la bibliothèque). Expo itinérante qui se double, le vendredi 15 février dés 19 heures d'une nocturne.
Le "Che", une figure controversée et une figure majeure de l'esprit révolutionnaire - personnellement j'ai toujours pensé que ce mode "révolutionnaire", s'il englobe des buts communs pour "toute" l'humanité, un propos et des fondements universels, est quand même un mode de pensée très "latino américain" ; je ne suis pas sûr que cela puisse convenir, que sais-je, à un japonais, un somalien, un kazak, un féringien, un kosovar ou pire un carolo, pour des motifs d'ordre culturels et des modes de pensées locaux qui peuvent différer nettement d'un continent à l'autre, pour faire large.
Voila, une expo qui pose question(s), au travers une multitude de points de vue divergents... Lisez l'info!
"Cuarenta Guevara, 40 regards sur le Che, 40 ans plus tard" à Charleroi
Hall de l'Université du Travail (entrée de la bibliothèque), 1 Bd Roullier - 6000 Charleroi
Exposition accessible du mardi 12 au vendredi 22 février 2008
Nocturne le vendredi 15 février 2008 dès 19h
(cliquez sur l'image çi-dessus pour la visionner en taille réelle!).
Autres infos, renseignements complémentaires :
Cuarenta Guevara Quarante regards sur le Che, quarante ans plus tard Exposition itinérante
informations Fabrice Laurent Animateur coordinateur Présence et Action Culturelles (PAC) Régionale de Charleroi 071/79.72.02 - 0496/26.99.18 www.pac-g.be - www.expo-che.be
Voila, et peut-être y croiserons nous nos points de vues... 2/6/2008 La plus belle partie du cynisme est sans aucun doute l'humour (l'autre étant l'intelligence), et n'en déplaise aux moralistes - chez qui la vertu tient lieu et place de l'intelligence, le dogme de l'humour... Soit.
 Grand humoriste (sic) devant l'éternel : Nicolas Gogol. Et dont le "journal d'un fou" est la parfaite image... et ici la vertu serait fonctionnaire, le dogme bureaucrate - en quelque sorte! Petit extrait de cette oeuvre singulière ; petit morceau de plaisir aussi.
"L'an 2000, le 43 avril"
C'est aujourd'hui le jour du plus grand des triomphes. L'Espagne à un roi. Il s'est retrouvé. Et ce roi, c'est moi.
C'est aujourd'hui seulement que je l'ai appris. J'avoue que ce fut comme si j'avais été illuminé soudain par un éclair. Je ne comprends pas comment j'avais pu croire et m'imaginer que j'étais conseiller titulaire.
Comment cette idée inepte, folle, a-t-elle pu entrer dans ma tête? Encore heureux que personne ne se soit avisé de m'enfermer dans une maison de fous. Maintenant, tout m'est clair. Maintenant, je vois tout comme sur ma main. Tandis qu'avant, je ne comprends pas bien pourquoi, avant, tout m'apparaissait comme à travers un brouillard.
Et tout cela provient, je le suppose, de ce que les hommes s'imaginent que le cerveau se trouve dans la tête. Pas du tout : c'est le vent qui souffle de la mer Caspienne qui nous l'apporte.
D'abord, j'annonçai à Mavra qui j'étais. Lorsqu'elle entendit que le roi d'Espagne se tenait devant elle, elle leva les bras et faillit mourir de terreur : la sotte n'avait jamais encore vu de roi d'Espagne.
Cependant j'essayai de la calmer et, par des paroles gracieuses, je tâchai de l'assurer de mes bonnes dispositions, lui disant que je n'étais nullement fâché de ce qu'elle m'eût parfois mal nettoyé mes bottes. Car ce sont de petites gens, et l'on ne peut leur parler de choses élevées.
Elle eut peur, parce qu'elle est persuadée que tous les rois d'Espagne sont semblables à Philippe II... Mais je lui fis comprendre qu'il n'y a presque aucune ressemblance entre Phiippe II et moi, et que je n'ai même pas un seul capucin.
Je ne suis pas allé au Ministère. Que le diable l'emporte! Non, mes amis, maintenant vous ne m'aurez plus! je ne copierai plus vos vilaines paparasses!".
Voila, vraiment drôle (c'est semaine de carnaval - alors Roi d'Espagne, ça le fait aussi). Nous terminerons la semaine avec le délicieux Gogol et d'autres extraits de son "Journal d'un fou". Et hop, une orange, sanguine, une... 2/5/2008 Il est autorisé de rire le mardi, surtout si ce dernier est gras comme un veau mort... Alors "petite phrase de carnaval"...
Il s'agit de MOI (c'est carnaval j'vous dit, allons...), un MOI Don Juanesque (Ouste - MOI - bas-les-masques redis-je), un MYSELF byronien - I!
"Quel sublime découverte ce fut de faire
De l'univers un moi universel!
Voila tout l'idéal - tout est moi".
 C'est dans "Don Juan", de Byron, dit le Lord (oufti!), poète et dramaturge inspiré... comme "MOUA"... carnaval is not over yet... 2/3/2008 Juste quelques courtes phrases, pour saluer le démarrage de ma nouvelle mise en scène ("Roberto Zucco", de Koltès) avec le No Man's Land Théâtre. Extrait tiré du jubilatoire - quel bonheur à lire! - "Magellan" du passionné Stefan Zweig ; il s'agit des mots qui cloturent le chapitre "Le moment dramatique"
Nous "retrouvons" Magellan, à son redépart vers l'Europe, après avoir donné son nom à ce qui aujourd'hui encore s'appelle le "Détroit de Magellan"...
"Le 28 novembre 1520 on lève l'ancre, on hisse les drapeaux. Et par une salve tonnante d'artillerie les trois petits navires solitaires saluent respectueusement la mer inconnue, comme on salue un adversaire que l'on provoque à un duel à mort".
... comme on salue un adversaire que l'on provoque à un duel à mort : c'est cela pratiquer le théâtre, attaquer un nouveau projet. Et Magellan est un de mes modèles, que du bonheur!. 2/1/2008 You Tube, c'est quelquefois franchement sympa! On y trouve quelques raretés musicales, en vidéo (ouais je sais...). Grand fan de Yes, et amateur de musique dite progressive (oserais-je prétendre "spécialiste? - Non, ...mais pas loin... d'être "pas con" en la matière - + de 25 ans d'amour et d'écoute...), j'y ai trouvé la petite merveille, le document plutôt singulier et rare d'une session de travail du groupe Yes, à Montreux (dans les studios de Patrick Moraz, claviériste jazz suisse, présent sur l'album Relayer), en pleine préparation du morceau qui deviendra "PARALLELS" (composition Chris Squire), qui sera une des pistes de l'album "Going for the One".
 La particularité de cet album, c'est l'usage des orgues de l'Eglise St-Martin de Vevey, à environ 15-20kms de Montreux par Rick Wakeman, le claviériste. Les images que l'on peut suivre sur cette vidéo nous montre une des sessions d'enregistrement, en simultané ; j'entends par là, Wakeman à l'église et Steve Howe (guitare), Alan White (drums) et Chris Squire (basse, mon chouchou, et musicien fétiche!!!) en studio, à Montreux. Le guilleret Jon Anderson, chanteur (quelle voix fabuleuse!) n'est pas présent.
Vraiment passionnant de les voir travailler, concentrés sur leur sujet - ce qui est une preuve, n'en déplaise à quelque-uns, que pour jouer ce type de musique il faut être "clean", que cela demande la complète maîtrise de leur instrument... Ensuite, ils font ce qu'ils veulent ceci dit.
Bref un rare document sur un des meilleurs groupes, à ce moment ; un des groupes novateurs des seventies, qui ont su repenser la musique. Un des éléments particuliers, qui fait la singularité d'un groupe comme Yes (cfr Deep Purple, par exemple), c'est le côté jubilatoire de leur musique : impossible de rester en place quand on les écoute... Le groupe (avec Deep Purple, tiens donc!) que j'ai vu le plus souvent en concert, dont la tournée "Union", où ils étaient huit. Si l'album du même nom est "dispensable", le concert était FANTASTIQUE (on en trouve des extraits HQ sur You Tube... hé oui... concert de Denver, 1991)
Autres morceaux phares de l'album Going for the One (et la très belle pochette des studios Hypgnosis!) : l'incontournable Awaken, ou encore The turn of the Century, ou bien aussi Going for the One... Un des albums majeurs du groupe, certainement.
Voila pour le week-end, lundi un fantastique document "Squire"... un vrai bonheur ; mais d'abord, Parallels.
Et félicitations au mélomane qui a pubié la vidéo sur You Tube. BRAVO MAN!
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