Patichou 的个人资料L'Ornithorynque - reston...照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
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2008/4/30 "Dites 33" - The Power to Believe, King CrimsonAlbum plus contemporain cette semaine, même si le groupe - véritable monstre changeant à une tête (Robert Fripp), est plus ancien (1969 pour lees débuts!). Un groupe multiformes, d'avant garde tant "hier qu'aujourd'hui" puisqu'il continue à innover, à chercher et proposer des sonorités qui, si elles sont immédiatement reconnaissables, explorent de nouvelles voies en permanence.
Un son toujours très puissant et une maîtrise absolue de son sujet, sur des textes soit poétiques soit engagés (ou les 2), autre spécificité du King Crimson. "The power to Believe", de 2003 cette semaine. Un album très syncopé et mélodique, fort et au son entêtant, et cela quels que soient les morceaux : durs ou planants. Une réflexion sociale aussi, un regard sur le monde : bref de l'art ; une constante puisque je le redis le groupe, via ses évolutions (le treizième travail d'Hercules : empêcher le King de se transformer, l'Hydre à une seule tête mais plein de pattes...) que ce soit au niveau du personnel ou ses évolutions en formations diverses (les "ProjeKt) est en permanent requestionnement. Robert Fripp en est l'âme trouble et guitariste ; mais TOUS les musiciens ayant collaboré ou participé font partie du subtop de l'inteligentia musicale rock (voir wikipedia!) Car c'est du rock : "Dangerous Curves", instrumental, est la vidéo proposée en relation à cet album finalement néo-réaliste, comme sa pochette,aux lignes franches, épaisses, tendues et entêtantes... Pas étonnant que j'ai voulu utiliser ces musiques pour "Le Belvédère" de Von Horvath (encore à monter, texte des années 20, sur la réalité du pouvoir fachiste qui monte en Allemagne, et le dépérissement d'une société déliquescente).
Dangerous Curves, ou comment faire entrer le public, pour moi, par des couloirs aux parois mouvantes, dont même le sol se dérobe (mou), où les comédiens entrent en contact physique avec le public (manipulations, contacts) dans une athmosphère sonore et lumineuse inquiètante. Tout ce que le pblic "abhorre" en général.
Dangerous Curves : pur rock!!! http://en.wikipedia.org/wiki/The_Power_to_Believe
Wikipedia, liens :
Official ProjeKt : http://www.projekction.net/ Tout cela est dans la parfaite lignée de ceci (album de 69), que vous connaissez tous je pense, avec une vision sociétale sous la forme du "21st Century Schizoid Man", texte du poète anglais Peter Sinfield : 2008/4/28 Recherchons brocanteurs/artisans![]() Le comité volontaire (bénévole!) organisera le week-end des 31 mai et 1er juin, une "foirfouille" destinée à récolter des fonds au profit de l'Unicef qui mène des projets au profit de l'enfance, principalement dans le tiers monde
Nous proposons donc, à toute personne intéressée (brocanteurs, artisans, particuliers...) de participer à cette action en réservant un emplacement à cette foirfouille, conviviale et populaire. Elle dure 2 jours, dans un espace couvert et propose au tarif modique des espaces de vente et d'exposition de 4 X 2M.
Informations : cliquer sur l'image de l'affiche ci-dessous :
N'hésitez pas, c'est convivial et pour une cause juste... l'enfance. L'Unicef Charleroi à récolter sur ces deux dernières années environ 14.000€ au profit de projets destinés à l'enfance.
Au nom de l'ensemble du comité Unicef Charleroi, Patrick Leonard - bénévole chargé de la communication et des médias.
2008/4/25 Une pour la route...Y a pas que les vraies vérités vraies du mardi, plus humoristiques et subversives, il y a celles plus générales valables toute une vie (pour certains ça fait long, pour d'autres plus à bride abattue...).
"Une pour la route" donc, de phrase... à emmener en soi, et sans se prendre la tête. Il y a ceux qui respirent, et puis il y a ceux qui vivent... voici!
"La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle".
C'est tout et tout simple. Merci à Micheline Boland pour l'emprunt, j'ignore si cette phrase est d'elle par ailleurs, mais vous pouvez profiter sur le blog suivant de ses intéressants travaux d'écriture... ouais y a des gens qu'écrivent en val carolopithèque... http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/ 2008/4/24 Pour un 1er Mai responsable : anti-fascismeVoila, petite info sur une manifestation fasciste et surtout sa contre manifestation, le 1er mai prochain à Charleroi. Enfin une "opportunité" d'un 1er mai responsable, défendeur des idées démocratiques.
Voici l'info : (reçue de : http://www.myspace.com/centrejeunestaboo - contact en bas de page).
Contre manifestation Antifasciste
Ce 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs le parti/groupuscule nation veut défiler à Charleroi en Belgique. Leur rassemblement a été interdit mais ces fascistes maintiennent leur appel à la mobilisation. Nation est un parti nazi, raciste et sécuritaire. Depuis plusieurs mois, ils multiplient campagne de provocations et d’actions sur le terrain. Ils ont notamment ouvert nombre de site internet où ils tentent de récupérer les symboles de la gauche radicale et de se profiler comme défenseurs des travailleurs et de la justice sociale. Pour ce parti, cet appel à mobilisation est une manière de tester les résultats de leur campagne et de voir la réaction de la gauche militante, syndicale et des démocrates et antifascistes en wallonie. Remettons les à leur place ! Venez nombreux démontrer à ces néonazis que la rue et le 1er mai ne leurs appartiennent pas ! Départ en cortège du parking des beaux-arts à Charleroi vers 13h00 pour se rendre à l'endroit où les fascistes comptent se rassembler à 14h00, esplanade de la rue de la montagne. cliquez sur l'image pour aggrandir
Je ne cacherai pas que de mon point de vue, je suis pour les méthodes brutales vis-à-vis de ces connards, et si certains me disent que c'est "utiliser leurs méthodes" (de toutes façons, ce sont les seules qu'ils comprennent), moi je dis NON à une politique "tolérante" envers les fachos. Il ne s'agit dans ce cas pas de choisir entre la peste et le choléra, mais bien entre la peste et la vaccination. Démocratie = responsabilité*. Eux n'hésiteront pas tout englués qu'ils sont de leur impuissance mentale et de leur nostalgie hitlérienne.
J'ajouterai aussi que ma ligne de conduite artistique, mon propos est axé sur la lutte politique, la défense des valeurs démocratiques et la lutte contre toutes les formes de fascisme, ordinaires ou non!.
contact : Centre Jeunes Taboo
Antoine Thioux - Damien Noël (animateurs) 071/641.307 http://www.myspace.com/centrejeunestaboo * : bien entendu, selon l'acceptation petit bourgeois, les nazis ça n'existe plus... minable!. 2008/4/22 "Dites 33" : Tin MachineTout d'abord, une petite chose, la "parution" hebdomadaire de ce billet/image/vidéo ne le sera plus - hebdomadaire, ça manque trop finalement de souplesse, préfère suivre le gré de mes humeurs et de mes vagabondages d'oreilles. Voila.
Cette fois, Tin Machine featuring (lol!) David Bowie. Que dire? Ceci : pur Rock - sobre, puissant, brut. Tout est dit... Si ce n'est ceci, que contrairement à ce que pensent de nombreux fans - en tout cas les plus orthodoxes, n'est pas un album de Bowie, ce que certains lui reprochent par ailleurs, toujours par orthodoxie (tout et son contraire!).L'album est sorti en 1989, presque en période de grisaille rock, et en période de "décadence" punk (tin machine à un son très punk, dans sa puissance - il est vrai que Tin Machine est aussi composé de musiciens d'Iggy Pop!) pourrait-on dire. Une vraie bouffée d'insalubre pour les oreilles, ça fait du bien. Politiquement insalubre aussi si l'on se place du point de vue "politiquement correct", avec une belle reprise du "Working class hero" de Lennon.
"Heaven's in here" ouvre l'album en puissance, comme en toute absence de sommation... ça déchire, pour contemporainéiser mon propos. Du rock puissance 4, sans oublier les racines avec un swing qui balance de la mort qui tue (les expressions toutes faites ou comment rester "in"...) par moment très Stray Cats si vous voyez ce que je veux dire (rockabilly est le mot juste... les punk des 50's - et cachez moi cette banane...).
Mon "Bowie" favori, avec le "Scary monsters et super creeps" de 1980... engagés et puissants ; le côté punk en commun (Scary monsters... à quelque chose de très berlinois, dans l'acceptation punk de "berlinois" fin des 70's début des 80's. Imaginez l'album "Scary Monsters" en live par Tin Machine... Woaw.Tin Machine II sort en 1992, avec le très beau "You belong in Rock and Roll"... comme s'il fallait à nouveau préciser. Grand bonhomme et grande équipe. 2008/4/20 Standard champion...Le Standard est champion de division 1 de football, et sincèrement c'est pas volé. 25 ans qu'ils attendaient ça! Bravo, même si je suis très loin d'être un supporter des "Rouches". Mon favori était le Club de Brugges, et je suis carolo... supporter des Zèbres.
Ceci dit, rassurez-vous, lecteurs, je ne parlerai plus du Standard avant 25 ans et le prochain titre... l'année prochaine risque d'être plus folklorique connaissant le Standard et ses frasques internes... mais bon, soyons pas médisants tout de suite.Félicitations les rouches! Les joueurs, le staff Preud'homme en tête... bon pas tout les ans non plus...
A few words from : "maladie", Yves SimonSur un blog ami (Brigitte), il est fait allusion à mai 68. C'est rigolo je suis en train de terminer "Les novices" d'Yves Simon (2006), éternel adolescent et figure, à mon sens, de ce qu'était la jeunesse 68'tarde.
Il écrit, à propos de cette génération, et de lui-même :
" Je suis longtemps resté jeune, ce fut comme une maladie. (...)
- C'est une maladie, la jeunesse? demanda Julia.
- Nous avions cru arriver à une sorte de perfection poétique et ma génération se décréta jeune à vie. C'est cela, la maladie".
Voila, si c'est un grand malade qui le dit... nous ne lui jetterons pas le premier pavé dans le bac à sable.
2008/4/18 Desproges, 20 ans déjà... 20 ans que Desproges nous a quitté, au grand bonheur du "politiquement correct". Un artiste (oui artiste : pas humoriste, en tant que comédien je n'aime pas beaucoup la plupart des humoristes - il y a de brillantes exceptions ; ils salissent le métier, et je dis pas ça pour être drôle!) ; un homme engagé, avec cette fausse légèreté qui n'appartient qu'à lui, avec de multiples et noires sous-couches pour nos consciences paresseuses...Il est évident que son humour n'aurait plus cours sous nos latitudes moralistes, sous le joug du "tout au pognon". Alors, ne nous privons pas, ce week-end, une vidéo de notre ami subversif père-lachaisois chaque jour. Des "classiques" du subversif et du pas correct (gosh!).
1 : "On me dit que des juifs se sont cachés dans la salle".
2 : "j'ai envie de tuer quelqu'un"
![]() 2008/4/15 L'album de la semaine (dites "33") - Rod StewartChaque mardi "exactement", dans un nouvel album photo, une image de pochette d'un disque ou un CD. Avec en prime une vidéo en relation avec son contenu.
L'idée est de (re)traverser la musique, de manière finalement plutôt limitée (1 album semaine) mais c'est un choix, comme pour "la photo de la semaine", et bien entendu cela sera compilé dans un albums "52 weeks...". Les albums seront de toutes origines (rock, folk, chanson française, ou même classique) ou toutes époques, et la pochette ne sera pas l'unique critère de sélection ; ce sera donc subjectif (façon quels albums emporteriez-vous sur une île déserte..? nan!).
Le morceau retenu : "The killing of Georgie - Part I & II" qui est un texte extrêmement beau, "the tale of Georgie", sur l'homosexualité et l'amitié de 2 individus. je ne suis moi-même pas homosexuel, mais doit-on choisir ses relations ou amis sur cette base "purement sexuelle"? Certainement pas. Ceci dit, un splenddide texte quelle que soit son orienntation. J'ajouteai que Rod Stewart a une des plus belles voix de la musique rock, très chaude, avec un timbre singulier et personnel.Anecdote, à 13 ans j'avais un copain d'école (2è secondaire, Athénée Solvay de Charleroi) qui était fan total de Rod Stewart, à la grande colère de ses parents qui n'aimait pas du tout "cet androgyne" de mauvais goût, et au même titre que pour Bonnie Tyler, on doutait de son véritable "genre" (homme ou femme?). Rod Stewart, une sorte de croisement entre David Bowie et Mick Jagger, mais de manière très personelle et avec talent, matinée de "Glam" à la Marc Bolan (T-Rex).
"The Killing of Georgie part I & II"
(Rod Stewart)
In these days of changing ways so called liberated days a story comes to mind of a friend of mine Georgie boy was gay I guess nothin' more or nothin' less the kindest guy I ever knew His mother's tears fell in vain the afternoon George tried to explain that he needed love like all the rest Pa said there must be a mistake how can my son not be straight after all I've said and done for him Leavin' home on a Greyhound bus cast out by the ones he loves A victim of these gay days it seems Georgie went to New York town where he quickly settled down and soon became the toast of the great white way Accepted by Manhattan's elite in all the places that were chic No party was complete without George Along the boulevards he'd cruise and all the old queens blew a fuse Everybody loved Georgie boy The last time I saw George alive was in the summer of seventy-five he said he was in love I said I'm pleased George attended the opening night of another Broadway hype but split before the final curtain fell Deciding to take a short cut home arm in arm they meant no wrong A gentle breeze blew down Fifth Avenue Out of a darkened side street came a New Jersey gang with just one aim to roll some innocent passer-by There ensued a fearful fight screams rang out in the night Georgie's head hit a sidewalk cornerstone A leather kid, a switchblade knife He did not intend to take his life He just pushed his luck a little too far that night The sight of blood dispersed the gang A crowd gathered, the police came An ambulance screamed to a halt on Fifty-third and Third Georgie's life ended there but I ask who really cares George once said to me and I quote He said "Never wait or hesitate Get in kid, before it's too late You may never get another chance 'Cos youth a mask but it don't last live it long and live it fast" Georgie was a friend of mine Oh Georgie stay, don't go away Georgie please stay you take our breath away Oh Georgie stay, don't go away Georgie please stay you take our breath away Oh Georgie stay, don't go away Georgie, Georgie please stay you take our breath away Oh Georgie stay. "Très cute" aussi sur la vidéo.
2008/4/12 "Plus belle que Garbo", de M. von H.Quelques mots de passage, en tendresse amicale et douceur
"A day - Them
A Bird - You
Le soleil vous aime
Il se nourrit de vous
Plus belle que Garbo
Avec vos yeux tout beaux
Que vous envient les zoizôs
Parce que plus clairs que l'eau
Et moi j'vous tends un bisou
Au cas où
Votre front couronné
Accepterait un baiser"
M. von H.
(à Karine, un jour d'anniversaire) Hubert Krains : "suite" (mes amis 1/2)J'oublie pas la chronique consacrée à la collection "passé-présent", des éditions Jacques Antoine, aujourd'hui disparues.
Le second "extrait" tiré de "Mes amis" de HUbert Krains bientôt... je me réjouis d'y être... bientôt, et de partager son écriture. 2008/4/8 Les vraies vérités vraies du mardi : "Pivot"Bon, ben alors un petit questionnaire, que Bernard Pivot proposait dans son émission "Apostrophes" ; avec les réponses persornithorynques (ça rime avec dingue...).
Et si on est mardi, eh beh, vous pouvez répondre aussi, ça peut être sympa (mais si)... Et merci à Brigitte pour l'emprunt. Of course les réponses sont celles du mardi... le reste de la semaine vous mentez comme vous voulez héhé...
Questionnaire de Bernard Pivot
Voici les questions : (amusant d'y répondre, seul ou à +sieurs)
1 Quel est le mot que vous préférez ? ANIS
2 Quel est le mot que vous détestez ? AROBASE
3 Quelle est votre drogue favorite ? Café
4 Quel est le son, le bruit que vous préférez ? Moteur 6 cylindres 24 soupapes d'une BMW M635csi de course
5 " " " " " " " détestez ? Le bruit des bagnoles dans la rue (ma chambre donne sur la rue, l'horreur!)
6 Quel est votre juron,gros mot, blasphème favori ? Rontudju' (non Mike : "C'est correct" n'est pas un juron lol!)
7 Quelle femme ou quel homme pour illustrer un nouveau billet de banque ? Michel Daerden...
8 Quel métier n'auriez- vous pas voulu faire ? Fossoyeur
9 En quel animal ou végétal aimeriez vous etre réincarné ? En loup des steppes (le vrai, ou l'écrivain, aussi...)
10 Si Dieu existe, qu'aimeriez vous l'entendre vous dire, après votre mort ? Que le meilleur gagne...
Une façon de découvrir quelqu'un, un jeu, un ptit exercice psy....comparez, comparons nos réponses
Voila... 2008/4/5 I'm not like common peoplePetite vidéo de "Common People" de Pulp, repris ici par William Shatner, Joe Jackson et Ben Folds. Meilleure que l'original, ouais bien possible! Avec un petit texte bien clair sur ce que les femmes attendent de nous, ou plus exactement les artistes (c'est pas un métier sérieux!), désolé mais c'est toujours le même refrain..!
J'ai pas l'intention de "cut my hair" and to "get a job", en tant qu'artiste, je suis très au dessus de cela - à un tel degré d'humour que vous imaginez même pas.... Et pour reprendre David Crosby, il y a quelques années (début des 80's si je ne me trompe) : I almost cut my hair...
Mon passage "préféré", mais il n'y a pas que les femmes qui tiennent ce discours, ce serait trop réducteur
I'll never live like common people do... Ouf! Mais comme ça c'est dit, et n'imaginez même pas une seconde me faire changer, vous vous casseriez les dents héhé... mais bon, de là à ce que l'on s'intéresse à moi, les coiffeurs auront fait leur beurre sur d'ordinaires tignasses tignasses ;).
Je suis un artiste et j'emmerde les "gens ordinaires". Maintenant j'ai dit artiste, pas extra-ordinaire. Et je le dis au sens nitschéen du terme (qui était... peu ordinaire, donc artiste?) 2008/4/3 "L'Uruguayen" de Copi, à Liège.A l'agenda culturel cette semaine, du théâtre. Représentations le 5 et 6 avril à Liège (ça change de Bruxelles et... Charleroi!). "L'urugayen", de Copi ; spectacle intimiste pour un comédien et un tas de sable... assez disjoncté, pour en avoir vu une étape de travail (INSAS), et d'un excellent niveau d'interprétation (Yvain Julliard).
L’URUGUAYEN
De Copi SPECTACLE INTIMISTE POUR UN ACTEUR ET UN TAS DE SABLE
Copi nous emmène en Uruguay, dans un délire mental nourri par une imagination complètement décalée, loufoque où le rationnel n’a plus sa place…Une histoire ambigüe, comme une succession de fantasmes où le réel glisse sans cesse vers le fantastique, où le quotidien devient extra quotidien…
L’An Vert Asbl, Rue Mathieu Polain, 4 Liège
Conté par un seul acteur, avec l’aide de quelques objets, nous avons choisi de raconter cette histoire improbable avec peu de moyens, grâce à une forme simple et un important travail corporel, essentiel pour susciter toujours l’imaginaire des spectateurs…
INFOS PRATIQUES : A l’AN VERT Samedi 5 avril à 20h30 Dimanche 6 avril à 19h00 5 euros Rue Mathieu Polain,4 LiEGE
Mis en scène par Nelly Framinet et interprété par Yvain Juillard Lanvert@lanvert.be 0494 /420 495 nelly_framinet@yahoo.fr 2008/4/2 Collection "Passé-Présent (2) : Hubert Krains (Fin 2/2)C'est certes un poil étrange, mais je commence par la fin, le seconde partie de article sur Hubert Krains (1862-1934), auteur hesbignon, dans la collection "Passé-Présent", aux éditions Jacques Antoine*. Cela pour cause de "chronologie", l'ordre des articles n'est pas au choix du blogueur... la 1ere partie mercredi prochain
Je reviendrai (retour vers le ... futur, comme ça on a les 3 types...) sur l'auteur et les raisons du plaisir de redécouvrir cet auteur wallon, que j'ai (re)découvert avec un colossal plaisir... aux âmes simples le vrai bonheur... à noter : la jolie et amicale préface de Marcel Hichter.
Tiré de "Mes amis" (1921) , collection Passé-Présent N°11 (1978) : Un beau dimanche.Après le "1er" extrait, dans la rudesse de l'hiver, nous retrouvons donc nos deux compères Benoît et Colpin, à travers la campagne hesbignone à la floraison des oeillets sauvages... après l'hiver rude, le doux temps d'été. Une sorte de "chant à la terre" d'un homme de terroir...
(...) Comme les deux hommes dépassent le château, ils tombent sur un mendiant couché dans l'herbe, à l'ombre d'un arbre.
- Tu n'es pas mal là, frère! dit Colpin
- Comme en paradis! répond le pauvre.
Quelques instants après, Benoît et Colpin, qui ont atteint les champs, vont s'asseoir sur un monticule, contre une haie. Les blés murs s'étendent à perte de vue devant eux. La brise ride les épis. Leurs vagues légères, tantôt claires et tantôt sombres, déferlent sur les villages, qui ressemblent, avec leurs toits rouges qui crépitent dans la verdure des arbres, à de grands navires pavoisés, immobiles au milieu d'une mer d'or. Les yeux nagent sur cette mer brillante, dans ne lumière vermeille. Ils se perdent au loin contre le ciel, dans la fine dentelle d'un paysage vaporeux, couleur d'opale et de turquoise, où les ailes des moulins se transforment en élytres d'insectes, où les clochers deviennent des cierges d'argent et les arbres des bouquets lumineux. Le coeur de Benoît et Colpin s'embarque ainsi pour le bout du monde ; il est aspiré par l'immensité comme le coeur des marins ; il vogue, inconscient, vers les pays mystérieux, les Hespérides et les Eldorados. Leurs coeurs s'en vont, bercés par les vagues légères, comme deux fleurs au fil de l'eau. Chacun mâchonne la tige de son oeillet et ne dit pas un mot. Pourquoi parler? Les mots sont si imparfaits et si durs! Adam et Eve parlaient-ils dans le paradis terrestre? Parle-t-on devant un chef-d'oeuvre? Et la terre, aujourd'hui, a réalisé un chef-d'oeuvre. Elle a terminé un grand miracle. La poignée de semences qu'on lui a confiées au printemps a germé et voila la moisson qui mûrit. La moisson mûrit sous les ardents baisers du soleil, aux accords d'une musique presque insaisissable. La terre chante ou prie, on ne sait. Sous l'influence de cette musique divine, les oiseaux écoutent et n'osent plus chanter. Benoît et Colpin en sont innondés. Elle tombe sur eux comme une rosée et leur âme frémit comme une harpe.
- Il fait bon! dit tout bas Benoît.
- Hein! s'écrie Colpin.
Puis, Benoît pose la main sur le genou de son ami :
- Lesvois-tu?
- Je les vois...
Là-bas, deux jeunes gens, presque des enfants, viennent de se glisser hors des blés. Ils s'avancent au bord du chemin, en se tenant par la taille. Après avoir fait quelques pas, ils s'arrêtent, se regardent dans les yeux, posent leurs bouches l'une sur l'autre et s'étreignent avec passion.
C'est Mac et Lina. Hier, ils ont annoncé à leurs parents qu'ils voulaient se marier. Colpin a battu sa fille ; benoît a secoué son fils. Ils ont juré tous deux et tous deux ont dit non. Non et non! Ah! les galopins! Ah! les petits sots! Est-ce qu'on se marie à leur âge? Dix-huit et vingt ans! Il ne connaissent pas la vie et Lina est incapable de tenir un ménage. Puis, comme l'ont fait remarqué Prudence et Christine, ni l'un ni l'autre n'ont rien "rapporté" encore à leur parents.
Maintenant, les voilà qui sortent des blés comme deux petits sauvages et qui se becquettent en plein champ comme des moineaux. Lina tient dans sa main gauche un gros bouquet d'épis, de bleuets et de coquelicots, qu'elle lève machinalement au-dessus de leurs têtes quand ils s'embrassent... C'est à les tuer!... Mais ils sont si beaux! Mac, avec son visage mâle et franc. Lina, avec ses joues brunes et ses grands yeux noirs. Ils sont surtout beaux quand ils s'étreignent et que le bouquet les couronne. Alors, leurs figures s'illuminent, la poitrine de Mac palpite, la gorge de Lina bondit. Il monte une sève si capiteuse de la terre! Il tombe des effluves si chauds du ciel!
- Ah! soupire Colpin, comme on voudrait redevenir jeune!
Et, après un moment de silence :
- Il faudra qu'on les laisse faire.
- Ils ne mangeront pas gras, observe Benoît.
- Ils s'aimeront! répond son ami.
Ainsi fut décidé le mariage de Mac et de Lina. C'était par un beau dimanche d'été. Le ciel était d'un bleu éclatant. Le soleil brillait avec ardeur. Le pain des hommes mûrissait. Et la terre chantait une douce chanson d'amour".
Voila! Certains reprocheront un grand clacissisme à cette écriture ; je serai plus modéré. Dans les années 60, dans les écoles primaires on donnait à lire du Krains. Anecdotique? Non, je ne crois pas, par ailleurs peu allaient au-delà de l'école primaire à l'époque (et encore dans les années 70, période de mon école primaire!). Moi ça me touche, heureux enfants, d'autant que dans ma propre période d'école primaire, dans le namurois de bord de meuse (Namêche, en internat), j'eûs la chance et le bonheur d'être abreuvé et enchanté par deux de mes instituteurs de Verhaeren et de Genevoix, sans oublier d'histoires et contes de brigands namurois et des Ardennes que j'écoutais goûlument. Je crois que je leur dois aussi en partie mon goût pour la lecture. En 1ere "moyenne" un enseignant nous donnera du Baudelaire... Bien sûr, je lisiais beaucoup de mon côté, depuis longtemps (j'étais titré "Meilleur liseur(sic) de la classe" en 1ere primaire!), avec par exemple déjà quasi toute l'oeuvre principale de Dickens avant mes 10 ans, ou La divine comédie de Dante pour mes 11 ans... Dostoïevski était alors plus hermétique aussi... et il y avait des histoires d'invincible armada ; puis viendront Bob Morane, et la Série Noire, entre autres, pour aborder l'adolescence... Vive les instituteurs littérairement "immoraux"... Merci à eux! Et vive la naiveté des terroirs ; un bouquin à donner à lire aussi à mes comédiens dans le cadre de "Par les villages", de Handke... tient tient!
A suivre pour le début, mercredi prochain (extrait de : "Les soucis").
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Krains (peu documenté!)
PS : Je dédie cette série de deux articles à Marc Dubisy, de ruelles en terrils, par sincère amitié.
* : Remerciements chaleureux à notre ami "Red Horse", Michel, pour les renseignements et éclaircissements sur les éditions Jacques Antoine, dont le Fonds à été dispersé à la mort de son fondateur ; cela fera l'objet d'un billet particulier en bout de cycle "passé-Présent sur ce blog. Visitez son blog, riche en textes et photos de qualité!. 2008/4/1 Castoracauda ; l'ancêtre...L'ornithorynque ne date pas d'hier, ni d'avant hier, mais bien du jurassique... Et oui, et l'ancêtre, était de belle taille... pour la catégorie. Bon sang ne saurait mentir. Vive mes aïeux..!
Tiré du "journal du net" (c) : Drôle d'ornithorynque!
Comme un air de famille, non (pas l'appendice caudal, non...)? Le museau, et la propension à nager en eaux troubles...
A noter, concernant le journal du net, l'excellente partie "science" - images nasa, articles accessibles, sans se prendre la tête, de chouettes photos :
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