Patichou's profileL'Ornithorynque - reston...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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11/2/2009 Happy Ears, la promenade musicale : "Conspiracy" - les dissidences.Quand les charts ne sont pas là, les dissidences (sic). Oui oui! Comme pendant à la thématique précédente (State of independance), qui concernait les carrières solo de musiciens de grands groupes (ai oublié Pete Townsend des Who, malheur!), ai décidé cette semaine d'occuper l'espace musical aux "dissidences", c'est à dire aux groupes dans lesquels nos artistes (Bowie, Palmer - Robert et Carl, Meynard, Squire, Dylan, Orbison ou Knopfler et j'en passe) vont s'encanailler quand ils ne chantent pas seul ou quand ils veulent leurs groupes à eux...
Il y a matière, c'est sûr... et de toutes époques. 9 morceaux (mais 1 seule semaine!), allez hop, quelques surprises je crois! Et pas mal d'humour pour certains... et on terminera par un twist yeah...
Petite vidéo des Traveling Wilbury's - Wilbury Twist (enfin trouvé une version!!!) - amusez-vous à reconnaître, au delà de nos vedettes, les "guests" de cette vidéo... du beau monde! Si ça c'est pas de la dissidence (et même pour notre Wilburys Twist la d'ici danse ... euh désolé...).En écoute dans le dossier Skydrive "Happy Ears la promenade musicale" 10/30/2009 2econd Class Citizen : découverte musicale 2009!Trop fort, peux pas attendre décembre ou janvier!!! Trop bon!
Ai découvert ce groupe il y a peu ; groupe qui a publié son 1er EP en 2005. L'album de 2009, sorti assez récemment (of course!) est remarquable de qualité, riche en sonorités et inventions. On pourrait classer ça en "Hip-hop psychédélique", mais c'est un poil (gros) réducteur... Hip-hop, c'est sûr, ambient rock mélodique aussi, et, point de vue perso, ça me fait penser au groupe du chanteur de Tool : A Perfect Circle, voire même par certains aspects (construction musicale, mix voix - musique) ) LCD Soundsystem (terrible!!!). Pas encore beaucoup d'info sur le groupe (rien sur Wikipedia par exemple!), et peu de vidéo ( - de 5 sur Youtube), donc allons fonçons découvrons... Moi, je me tiens plus... sais pas pourquoi, mais je pense - on peut aussi se tromper, que ça devrait plaire à notre ami "JP" (un avis!!!)
Allez, 2 extraits vidéo - le premier est un mégamix de l'album "World Without" (2009), mégamix qui est légalement téléchargeable (lien sous la 1ere vidéo).
1er morceau : Le mégamix "World Without" (infos et repères dans les commentaires!), et en second : "Listen the Night" (03'25"), le single du dernier album.
légal download : http://www.equinoxrecords.com/news/
10/27/2009 "Happy Ears", la promenade musicale - State of Independance / Day (II)Après une petite semaine consacrée au petit travail de réalisation "son" (autour de Karl Valentin), deuxième partie de la promenade musicale "State of Independance".
Thème central : "State of Independance", en 2 volets. Un volet plus "nocturne" (night) et, cette semaine, un volet "Day" . C'est à dire les carrières solos de musiciens de grands groupes.
Que font ces messieurs quand ils ne sont pas ou plus dans Yes, Genesis, les Beatles, Pink Floyd, ... la sélection est constituée, principalement, de morceaux chantés par nos solistes.
Volet "day", moins... sombre ; nous terminerons la sélection par un Jon Anderson puisque "State of Independance" est une référence à un de ses morceaux. Autre "doublé" le touchant Graham Nash. 8 morceaux cette fois donc (au lieu de 7!), car j'avais pas envie de liquider le Ringo Starr.
Pas mécontent de l'ensemble!
Hop, les jeux sont faits :
Voila, c'est terminé pour ce second et dernier volet de la promenade musicale "Happy Ears - State of Independance". En écoute et/ou téléchargement dans le dossier Skydrive "Happy Ears - La promenade musicale" . Comme d'hab' en somme... Bonne écoute, et je veux bien votre avis aussi... Volet "Night" (billet précédent) : http://ornythorinque.spaces.live.com/default.aspx?_c01_BlogPart=blogentry&_c=BlogPart&handle=cns!BA16D03B4346BC45!10460 10/21/2009 Led Purple ou Deep Zeppelin... Wock'n"Woll Heure...Rock'N'Roll : leçon n°1
C'est pas parce qu'on a un méga-look éféminé ( I love it and I need it
Qu'on chante comme des tapettes... (I dont know but I been told 10/19/2009 "La fin du monde" - Karl Valentin!Photo : "La fin du monde", de Karl Valentin De G à D : Guillaume, Nelly, Marie, Caroline, Rémi, Patichou (héhé) et Sophie C. - Mais où est Sophie B.? (ma copine So') Report du deuxième volet de la promenade musicale "Happy Ears", bekoz' suis retombé sur un truc (c'est le mot?) que j'ai réalisé à l'INSAS en 2005, dans le cadre de l'exercice "Karl Valentin" dirigé et mis en scène par Anne-Marie Loop.
Sur base du texte - à la base un monologue, "La fin du Monde", j'avais réalisé un travail son, un peu une lecture "radiophonique", en tentant de rendre par les voix, les ambiances sonores (écoutez la ponctuation!), la folie du texte de ce satyriste Munichois célèbre, dans les années 30 et 40, magnifique qu'est Karl Valentin. Monter Valentin aujourd'hui reste un plaisir... et un challenge. C'était mon deuxième Valentin sous la direction d'Anne-Marie Loop.
C'est sur le premier que nous étions devenus d'immenses amis avec Anaïs... m'enfin bon...
L'équipe de la photo est celle de la bande son!!! N'hésitez pas à pousser le son, c'est un poil bas. Bonne écoute!
Le lien sonore (durée : 6'45")
Texte : Karl Valentin / Mise en voix, découpage et direction d'acteurs : Patrick Leonard / Prise de son et mixage : Antoine Delagoutte /
Interprétation : Sophie Cocheteux, Sophie Boyens, Nelly Framinet, Caroline Logiou, Marie Hossenlopp, Guillaume Dumont, Rémi Pons.
Fond musical : "Beaubourg" (extrait) de Vangelis.
Il y a 2 versions, qui ont chacunes leurs qualités et défauts, mais la version présente (la "une") est plus précise, mais un peu moins folle...
PS : si qqn connaît un meilleur moyen pour intégrer la musique au billet, les idées sont bienvenues
La suite de la promenade musicale la semaine prochaine 10/14/2009 Nina Hagen live!!!P'tite info culturelle pour nos amis français, surtout s'ils sont proches de Marseille, la Diva punk Nina Hagen est en tournée...
Elle sera à Marseille le 17 octobre, après avoir manifestement donné un excellent concet à "La Cigale" de Paris.Info :
Et pas de trace(s) - je cherche, d'une date en Belgique ou à la frontière allemande, mais doit y avoir moyen de trouver. 10/12/2009 "Happy Ears", la promenade musicale - State of Independance / Night (I)Héhé, retour de la rubrique musicale hebdomadaire"Happy Ears"...
Thème central : "State of Independance", en 2 volets. Un volet plus "nocturne" (night) cette semaine, et un volet "Day" la semaine prochaine. Faut dire que le champ est vaste, c'est à dire les carrières solos de musiciens de grands groupes.
Que font ces messieurs quand ils ne sont pas ou plus dans Yes, Genesis, les Beatles, Pink Floyd, ... la sélection est constituée, principalement, de morceaux chantés par nos solistes.
Et bien, voici, et très sincèrement il y a quelques raretés, dont certaines je pense ne sont pas ressorties en CD - entendez le scratch des vynils...
La sélection, qui je le signale, est "en écoute" dans le dossier Skydrive "Happy Ears, la promenade musicale".
"State of independance" en référence au morceau de Jon & Vangelis de 1981 (album "The Friends of Mr.Cairo").
Voili voilou pour ce premier volet "night" de la sélection "State of independance". Un volet "Day" la semaine prochaine ; "Night and Day" étant une référence à ll'album de Joe Jackson (1982), autre perle... 10/10/2009 Soundcheck bien rigolo... par YES, en 2004Je les adore depuis 30 ans, ils chantent et font de la musique depuis 40 ans... Et ici, le soundcheck avant enregistrement DVD est drôle, ou en tout cas bien rafraîchissant. C'est en 2004, pour le "live acoustic", dont ils assureront une tournée.
Envie de le partager, il est évident que le morceau n'a rien à voir avec leur répertoire, c'est un délire musical et vocal (écoutez chanter Anderson).
De grands bonzommes lol : Jon Anderson, Steve Howe, Alan White, Rick Wakeman et l'éternel paresseux de la bande Chris Squire, à la basse. Peut-on dire que j'ai pour eux comme une grande tendresse?
Sont y pas mignons!? 35 ans de carrière (en 2004) et une telle fraîcheur c'est communicatif. Entre exil et "Lebensborn", ou scène du balcon (sic). Munich, 1945, in "Le tournant", Klaus MannKlaus Mann, de retour à Munich avec l'armée américaine, redécouvre sa ville natale bombardée, et la maison de son enfance plus revue depuis l'exil, en gros une dizaine d'années...
Maison de la famille Mann, restaurée, à Munich Klaus Mann dans l'armée américaine, vers 1942
Allez, hop. Une étrange rencontre, le dialogue de deux mondes. Entre déracinement et reproduction... "Lebensborn", littéralement : source de vie. La jeune fille a l'accent munichois. Redécouverte d'une ville délabrée, mais aussi rencontre avec le délabrement de la jeunesse allemande, sans parler le moins du monde de morale. Tout est à "reconstruire".
Munich, en 1945. "(...) Mais l'envie de rire me passa à la vue de cette ville détruite. J'avais bien imaginé que ce serait grave mais c'était bien plus grave encore. Munich n'existe plus. Tout le centre; de la gare jusqu'à la place de l'Odéon, n'est plus que ruines. C'est à peine si j'ai pu retrouver mon chemin jusqu'au jardin anglais (...) Etait-ce là rentrer chez soi? Tout m'était étranger, étranger, étranger... (...) Maintenant, nous tournons à gauche, dans la Föhringer Allee : perspective de tout temps familière, totalement étrangère! Ici, certaines choses semblent avoir pris de l'ampleur ; les arbres et les buissons sont à présent beaucoup plus luxuriants que de nos jours (...). Une allée sombre, redevenue sauvage! On était déjà devant la maison des Hallgarten - la maison de Ricki : elle est encore debout! Et la nôtre? Oui, la nôtre aussi est encore debout. Tout d'abord je la crus intacte. A première vue, cette chère vieille chose à encore fort bonne allure. Rien que du bluff!. La carcasse a tenu bon, mais elle n'est plus qu'un trompe-l'oeil et une forme creuse. J'escaladai, pour atteindre la porte d'entrée, des marches fracassées et me glissai par par un trou de suie. A travers cendres et gravats, je continuai à avancer à tâtons dans la maison. Tout m'était étranger, étranger, étranger - et pourtant non! Ici, cette fenêtre semblait de tout temps familère, et la cheminée avait toujours son ancienne forme. (...) Après avoir encore une moment exploré les pièces désertes du rez de chaussée, nous risquâmes une expédition dans la cave à demi obstruée et de là, nous ressortîmes enfin à l'air libre. Tewsburry (son camarade de camp ndlr)voulait à présent photographier de la rue le devant de la maison - cette façade en trompe-l'oeil, apparemment si solide. J'errai à travers le jardin (...). J'éprouvais un sentiment étrange et singulier, il me semblait être victime d'un enchantement. (...) La maison, vue du jardin, reprenait un aspect d'élégance et de force, avec sa terrasse bordée de lierre, ses volets verts. Rien que mensonge et faux semblant! Des coulisses trompeuses derrière lesquelles il n'y a rien, pas même un escalier par lequel on pourrait monter aux étages!. Au second, se trouve ma chambre, pourvue d'un balcon. Ce balcon aussi est resté en bon état. Je le scrutais du regard - non sans une certaine mélancolie. (...).Quel dommage qu'il n'y eût plus d'escalier!. C'est alors que je découvris la jeune fille inconnue. La jeune fille inconnue se tenait sur le balcon de ma chambre, immobile, tapie derrière la balustrade. Sans doute était-elle restée là tout le temps à observer ma promenade rêveuse. Je lui fis un signe de la main mas elle ne réagit pas, elle demeura complètement figée, comme si elle croyait encore n'avoir pas été découverte. Avait-elle peur de moi? Bien sûr, je portais l'uniforme ennemi... "Que faites-vous là-haut?" Pas de réponse. Comme je répètais ma question, elle haussa les épaules : "J'habite ici. Vous avez quelque chose contre?" Si j'avais quelque chose contre? Pas grand-chose. Pas vraiment. J'étais seulement surpris. Où habitait-elle? Dans mon ancienne chambre? Elle répondit par la négative : la chambre était "kaputt". "J'me suis installée sur le balcon. Tant qu'y n'pleut pas, c'est tout à fait agréable, ici". Mais comment y montait-elle? Il n'y avait plus d'escalier! "Faut savoir s'débrouiller!" me cria-t-elle, le visage toujours méfiant et renfrogné. Elle avait construit quelque chose, une sorte d'échelle, à l'arrière de la maison. "Pas très pratique, affirma-t-elle avec une certaine insistance, probablement pour me décourager de lui rendre visite. Mais pour moi, ça va. Parce que moi je suis alpiniste, vous savez, je fais de l'escalade". A présent, elle souriait même un peu, mais son visage reprit son air fâché et renfrogné quand je lui déclarai que je voulais arriver jusqu'à elle. (...) Enfin, nous fûmes face à face. "Ben, maintenant, vous voyez bien qu'y a rien ici à réquisitionner!". C'est ainsi qu'elle me salua, tout en me montrant d'un geste de mépris négligent le plafond dont les larges trous et les fissures laissaient passer la lumière du ciel d'après-midi. "Kaputt!" Elle répétait ce mot, pensant sans doute que je ne connaissais pas bien l'allemand. "Alles kaputt Nix gut! Understand?". Elle n'avait guère plus de 25 ou 26 ans, mais elle était, en quelque façon, déjà fanée, avec une peau blafarde et malpropre et un front las et buté sous la raie trop droite. Sans sourire, le visage hostile et fermé, elle m'accompagna à travers une suite de mansardes qu'on a construites dans notre grenier. Dans "ma" chambre aussi - étrangère, plus qu'étrangère : avec des vestiges macabres de ce qui avait été de tout temps familier. Dehors, sur le balcon, cela avait pourtant vraiment l'air presque "agréable". Le matelas, abondamment garni de coussins et de couvertures, semblait tout à fait confortable ; à côté, sur une table basse, il y avait même des fleurs et un livre ; il y avait aussi un réveil, une chaise et de la vaisselle. Je la félicitai de ces aménagements, mais exprimai la crainte qu'en cette saison, la nuit, à la belle étoile, on gelât tout de même encore un peu. La jeune fille, mise en confiance par mes éloges et mon intérêt, pris la défense de son balcon et du temps munichois. Pour un peu de froid! Une alpiniste était habituée à en voir bien d'autres! Et d'ailleurs, qui pouvait aujourd'hui se montrer difficile! Elle avait été bombardée à trois reprises. (...) Avec une précision objective et monotone, elle fit le compte de ses pertes : ses parents morts, son fiancé disparu en captivité, en Russie, un frère, mutilé de guerre - "les deux jambes, parties" ; l'autre tué - devant Stalingrad. Et maintenant sa belle-soeur!. "Et voila, on est toute seule, constatait la jeune fille sans se plaindre, plutôt d'un ton de défi. P'us d'parents et p'us d'fiancé! Pas d'argent et pas d'maison! Faut bien apprendre à s'remuer et faut bien qu'on ait un peu de chance. Prenez l'balcon, par exemple, c'est tout de même une vraie veine!". Je voulus savoir comment elle était tombée justement sur cette maison - "sur notre maison" faillis-je lui dire. "Des amis, m'expliqua-t-elle de façon assez vague. Un monsieur connu habitait ici, autrefois". Il est incorrect de dire "un monsieur connu" pour parler de quelqu'un que l'on connaît ; mais un soldat américain n'a pas à se lancer dans des explications sur la finesse de la grammaire allemande. Je me contentais de demander : "Pourriez-vous peut-être, par hasard, me dire à qui appartient cette maison?". "A mon grand regret je n'ai pas là-dessus d'informations très précises". Toutefois elle put m'apprendre que la villa était passée par bien des mains ; pour finir, cinq ou six familles - "Des gens très bien, vraiment" - s'étaient partagés les trois étages. "C'est pour ça qu'on a tout transformé, dit-elle d'un air entendu. A cause de la crise du logement. Avant la guerre il y avait de grandes pièces - vous auriez dû voir le cabinet de travail, au rez de chaussée! Carrément le luxe!". (...) Mais tout à fait à l'origine - ceci lui revint à l'esprit - le studio de luxe avait servi à un écrivain qui avait ensuite quitté le pays et qui devait, d'après la jeune fille, avoir péri misérablement depuis longtemps. "Probablement un non-aryen, supposat-elle en haussant les épaules. Ou même un juif cent pour cent. En tout cas, il ne s'entendait pas avec le gouvernement. "Cette maison appartient donc à un écrivain qui ne s'entendait pas avec le gouvernement?" Ma question directe ne lui plut pas ; elle l'éluda : "Si l'on veut. Si l'écrivain était un juif ou si y avait que'qu'chose qui clochait, ses biens ont étés confisqués, naturellement, et la maison avec". Après avoir réfléchi un instant, elle finit par conclure : "La maison appartient à l'état. Sans ça, y aurait pas eu de "Lebensborn" ici!". Pas de "Lebensborn"?" Voila qui était intéressant. Je demandai à la jeune fille de s'expliquer plus clairement. "Bah! Vous n'savez vraiment pas c'que ça veut dire?". Elle secoua la tête d'un air de désapprobation, mais m'exposa ensuite avec la plus grande patience ce qu'il en était du "Lebensborn" et de notre maison. "Des solides gaillards de la SS étaient logés ici, des gens très bien, vraiment : des vrais taureaux. Ben, c'est justement, comme taureaux, ou comme étalons, qu'on les utilisait, à cause d'la race, vous comprenez. Ces Lebensborn - y'en avait beaucoup, partout dans le pays - c'était dans l'intérêt d'la race, pour la sélection du sang nordique, pour les futures générations allemandes. Les filles, elles d'vaient naturellement aussi de race irréprochable, le crâne, le bassin : tout était mesuré au centimètre près. Quand ça allait, et que rien n'était trop long, ou trop court ou trop gros ou trop maigre, on les accouplait ici et elles pouvaient y rester jusqu'après leurs couches. Le Lebensborn n'était pas seulement un centre de reproduction, mais aussi un foyer pour les mères". Cette dernière phrase, comme d'ailleurs tout ce qui décrivait, quasi scientifiquement, les fonctions du Lebensborn, elle la prononça avec un accent très "Hochdeutsch" (la prononciation la plus correcte de l'allemand, par rapport aux divers dialectes des provinces, ndlr), comme une sorte de pieuse antienne, un verset du catéchisme. J'aurais bien voulu apprendre encore quelques petites choses, non seulement sur le Lebensborn en général, mais aussi sur les rapports particuliers qui avaient peut-être existé autrefois entre cette piquante institution et ma demoiselle du balcon, si remarquablement informée. Malheureusement, notre conversation fut interrompue juste au moment où elle allait devenir intéressante. Tewsburry, inquiet ou impatient, m'appela du jardin. J'expliquai à la jeune fille que je devais à présent, hélas, m'en aller au plus vite, ce qui sembla la décevoir et même la vexer un peu - "Je vous en prie!". Elle avait repris son air pincé. Mais elle eût un sourire presque touchant en ajoutant d'une voix plus douce : "Je vous aurais bien gardé encore, toute la nuit, éventuellement. C'est si agréable ici, presque comme à la maison..." 10/3/2009 Ortograve...Nouvele Ortografe je t'emmerde...
Pour une écriture élitaire pour tous, pas une écriture populiste pour personne... Interniouzes...Bientôt de retour... Nouvelle connexion - plus rapide, nouvel abonnement (signez là!!!) dés le 9 octobre l'est temps...
D'ici là, terminer mon nettoyage d'automne ben ouais... autant en profiter ; ceci dit je pensais être accro à Internet, je le suis de mon PC en fait...
Et pour les 6/7 et 8 octobre : Paris... l'âme moins légère mais pour du tourisme cette fois, m'en vais écoper le Louvre. Yeah!
Voili voilou. 9/14/2009 "Hiver" de Jon Fosse, aux Tanneurs (Bxl)Un spectacle à voir! "Hiver" de Jon Fosse, dans une mise en scène de Caroline Logiou.
Elle m'a transmis le dossier de presse mais je n'ai pas réussi à ouvrir le document. Qu'importe, je peux vous dire, pour l'avoir vu dans une mouture avancée à l'INSAS il y a un an et demi, que le projet est intéressant et de qualité, qu'il a eu le temps de mûrir, d'atteindre à sa maturité.
Un texte où le silence tient une grande place, fait aussi office de langage. Interprétation par deux comédiens de haut niveau (Marie Bos et Pedro Cabanas) qui soutiennent par leur présence, la sobriété de leur prestation, le texte et le silence avec force. Une mise en scène toute en nuance aussi d'une jeune metteur en scène.
Un spectacle qui ne peut que vous toucher si l'histoire de la relation entre une femme, un homme et la présence du silence vous parle. Un spectacle ouvert et pas chiant, je le précise!
J'y serai ce samedi! Peut-être nous y rencontrerons-nous!.
Reprise du résumé : (infos reprises sur l'affiche!)
Cliquez sur l'image pour agrandir!
Hiver (Dates et infos complémentaires)
Jon Fosse / Caroline Logiou / NU asbl 16 > 19.09 & 21.09.2009 - 20H30 http://www.lestanneurs.be/ "Une femme. Un homme. Deux solitudes se rencontrent et ouvrent les possibles d'un bouleversement radical. Dans un décor sobre, Caroline Logiou fait vivre l'écriture musicale et minimaliste de l'auteur contemporain norvégien Jon Fosse. Hiver nous emmène dans un univers trouble où le silence est aussi important que les mots. Avec sa part d'étrangeté, Hiver est un spectacle tout en tension et en retenue." Je signalerai que ce spectacle est proposé dans le cadre du mini-festival "Les premières fois". INFOS FESTIVAL : http://www.lestanneurs.be/index.php?page=184 Prochain spectacle : Comida", dans le cadre de ce même festival (à suivre!). 9/10/2009 La guerre des étoiles...Trois petits liens vers deux articles sur les prochaines missions spatiales... dont une de "guerre" contre... les astéroïdes. Et un de nouvelles images de Hubble - splendide.
Vous saviez vous qu'un astéroïde s'était approché à seulemnt (mais oui!) 800.000 kms en 1998.
1 : Lockheed Martin étudie un "Orion Astéroïde"
Images de 1998 KY 26 obtenues à partir de données radar et optiques acquises
lorsque l'astéroïde s'est approché de la Terre en 1998 (800 000 km). Les détails les plus petits mesurent 3 mètres. 2 : Orion : Lockheed Martin et la NASA visent toujours un premier vol en 2015
3 : Nouvelles images envoyées par Hubble :
9/8/2009 On en a pas fini avec la connerie nazie...Petit billet "actualité", avec la mise en // de 2 infos qui m'interrogent sur le nazisme, sa récurrence...
D'une part, un premier article où on se rend compte que l'Allemagne a mis 70 ans pout réhabiliter les allemands, considérés comme traîtres, qui ont lutté contre le pouvoir nazi, ont désertés ou sont entrés en résistance... Je trouve abject que l'on ai mis tant de temps a les "réhabiliter"...
http://www.rtbf.be/info/economie/berlin-va-rehabiliter-les-traitres-de-guerre-condamnes-par-les-nazis-138759
Ensuite, une famille d'accueil agréée par Kind&Gezin (L'ONE flamande) fait l'apologie du nazisme (et du VMO, il est important de le préciser...)
Le monde est toujours aussi con... et je n'en ai que plus l'envie de travailler mon projet Klaus Mann ("Condamné à vivre") "Faire chier son chien à Charleroi, c'est chiant" (ou "Charleroi, ca, c'est Palace!).Oui, "Faire chier son chien à charleroi, c'est chiant". C'est pas moi qui le dis, c'est une carolo, pas exactement dans ces termes mais bien dans l'idée. Si les ardennais ont dit-on une ardeur d'avance, Charleroi à toujours une amende à vous coller d'avance. Effectivement, soucieuse de ses finances qui sont "dans le brun", Charleroi a mis au point la contravention "Paquet canin" (50€) au cas où votre battant de la queue quadrupède poserait, avec une délicatesse qui lui est personnelle, ses déjections sur le trottoir ou autres lieux où se pose potentiellement le pied chaussé de l'humain (c'est pour ça d'ailleurs que la marée est chaussée, question de pas s'encroter les orteils je pense). Pour éviter l'amende les propriétaires de toutous sont priés de ramasser, et c'est bien compréhensible, les cadeaux canins... Soit. Cette dame, que je ne connais pas et que j'ai entendu, au bord d'un trottoir tenant son médor en laisse se plaignait, après avoir ramassé les excréments de son toutou chéri qu'il n'y ai rien de prévu pour se débarasser de cet encombrant sachet... Et je comprends, reprendre cela dans son sac entre rouge à lèvres, porte monnaie ou autres babioles féminines n'est pas le plus gouleyant (j'aime l'image!). Car c'est vrai, rien n'est prévu à cet effet! Vous riez, il n'y a pas de quoi, notre dame n'avait qu'une sorte de batard goldenisé au bout de sa lai-laisse ; vous imaginez si vous possédez un dogue allemand qui a la chiasse ou encore un Saint-Bernard qui ne peut chier que par moins 12 degrés ou 20 centimètres de neige, c'est à dire deux fois l'an... C'est beau Charleroi... c'est classe et ça a du chien qui ne sait où chier! C'est un peu "Palace" si vous voyez ce que je veux dire... Notez, il reste les fouille-merde du MR pour ramasser, qui sont à la politique ce que le Motocrote* est au paquet de merde. Le CDH, lui, étant plus proche idéologiquement du paquet canin dirons-nous... * : A Charleroi les motocrotes sont appellés "Gl(o)uton", ca colle bien à Chastel ou Reynders qui dans ce domaine ont du chien à revendre... 9/4/2009 "Jambi" from TOOLOutre un splendide travail d'animation, enfin une video où j'entends le texte - regarder de la musique a quelque chose de navrant... Video Killed the Radio Stars, air connu...
Je crois que si l'on dépasse l'imagerie généralement collée à la musique "metal", mais TOOL est bien plus qu'un groupe de métal, ce sont de véritables artistes avec un propos fort, assumé et, du pur point de vue musical, ça vole à un niveau extrêmement élevé... Mais je deviens didactique (Patrick t'exagères...).
J'aime qu'on me raconte des histoires, et ici c'est le cas, d'une manière plastique et musicale. Et ça me touche aussi, sans sensiblerie pour le rapport à l'identité, à l'autre, la séparation et la douleur qui va avec.
Laissez-vous emmener et toucher, qui sait.... au delà de la forme.
Le texte est remarquable : http://www.azlyrics.com/lyrics/tool/jambi.html
Euh - c'est plus fort que moi! - Michaël Jackson est seulement (enfin?) enterré... "Avant thriller c'est pas l'heure"... Et rien à voir avec Tool... Désolé (mon oeil!) 9/1/2009 Il était une fois la rentrée... par ici la sortie (ou fais pas l'con avec le compas...) - Beau peau lard scolaire.Hop on avale un dernier chocomelk... nerveux! moi? Mais ke nenni. Juste impatient...
Alors ... cartable OK, fardes ouais enfin non, pas la bleue... crayons-latte-gomme-compas (tchaaah) zoup, in ze plumier, lance-pierre...mmmh un peu tôt, demain... Buvard-plume-encrier ça c'est la classe!. Les lacets merde comment qu'on fait tanpire la veste - j'rent'plu làd'dans pfouuu allez on s'magne le cul...
Scritch-scroutch fermée la porte, baton réglisse vissé au bec, heu... bouatatartine mandarine cécémel tout est là. ... Sonnerie viiiiite. Faire comme de si... "Hô toi, machoire en fer... ouais toi, ... pointe toi là tu vas m'planquer ou j'te tire les ch'veux à la récré et chiale pas ça soignera pas ton acné Nadine... Quoi!? T'appelles pas Nadine!... qu'tu veux qu'ça m'foutes et range tes dents Nadine elles dépassent t'es sapée comme un caniche de compet' enfin bon... magnes-toi Nadine... hop un pied d'vant l'autre et tu fais sourdine ou j'te tapes"... "Et gaff' veux pas qu'elle me voit l'aut cruche malabar femelle de l'entrée avec sa tronche de pneumothorax... un vrai dessin animé à elle toute seule... pneumothorax et les morpions dans l'espace... Quoi!? Pourquoi je rigole? t'occupes Nadine tu pourrais pas comprendre et range ta feraille j't'ai d'mandé tu veux m'éblouir ou quoi... " 10 mètres, 9 mètres, 8 mètres - rabattre sa casquette, 7 mètres, 6 mètres fais gaff"ou j'te pinces Nadine, 5 mètres, 4 mètres houhouhou, 3 met... ... 2 mè... on s'accroche on s'accroche... 1m... ouais ça y est s'faire tout p'tit...YEEEESSSSS! comme une s'ringue dans d'la fesse... ... "Hôla, Monsieur"... "P'tain chier merde"... "Euh Nadine j'crois qu'on t'cause moi faut qu'j'y ai...ïïïe non mais ça va pas d'm'tirer l'oreille j'veux pas finir Spock dans un parc d'attraction... (et merde!) ... "Comment ça j'que j'viens faire ici..! c'est la rentrée au cas qu'tu saurais pas des fois qu'tu serais toujours à Toré'Mormoualnoss... J'ai l'air un peu vieux pour ça!!! (est-ce k'j'li d'mande son âge à c'te cruche moi!!!). Ben vous savez c'que c'est m'dame ('spèce de grougnasse!) j'ai r'doublé ma 6è et pi ma 5è ... alors... 1 x, 2 x... et ma s'conde 4 fois (fouzi'lui un coup d'compas c'te pouf') et pi ossi la première mais faut dire qu'c'est pas ma faute j'avais d'ja pris du r'tard et ma mère qui... Dehors!!! Elle a dit "DEHORS"... Comment ça dehors..! l'éducation est un droit qu'c'est dit qu'c'est même obligatoire ma p'tite dame il est pas marqué d'âge dans la loi d'abord (crevure crevée) et pi l'âge ça à rien à voir l'école c'est pas comme la ménopause y'a pas d'âge... et pi' moi j'sors pas c'est d'la discriminilisation que je dis j'veux voir le Dirlo'... ah c'est une femme!!! plu qu'des gonzesses dans l'enseignement comment vous voulez qu'les mecs y s'en sortent indemnes après ça... tu parles d'un foutoir mon Paulo... ... "Ben" qu'j'y dis à la dirloque M'sieur le commissaire "faut négocier.." - voyez m'sieur le commissaire "on peut discuter" qu'j'y dis aussi "faut pas vous mettre tout le Martel en gosier d'un coup ma p'tite dame on peut s'gargariser question d'faire descendre la gnôle en douce d'avec la pillule hein" qu'j'y dis encore. Des nib' ouais voulait rien entendre l'aut pou... l'aut dame avec ses "Vous êtes tro'vieux, z'avez plus l'âge, ils sont trop jeunes,..." et j'en passes m'sieur l'commissaire j'vous jure une vraie fixation qu'elle faisait avec mon âge... ... D'acc' le compas c'est un jeu contondant pour ki sé pas s'en servir mais merde c'est sa faute quoi m'sieur... pardon m'dame votre honoresse le juge (foutues gonzes de m...) comprenez bien moi suis pas un mauvais bougre, j'demande qu'à m'cultiver, qu'à apprendre quoi faut un minimum pour qui veut s'en tirer dans l'existence hein comme on dit... m'sieur m'dame le la juge pardon jvoulais dire (ké tronche de touché rectal ouais qu'je vous dis!) elle aurait pas du s'moquer ça s'fait pas pour une dame dans sa position j'ai vu rouge et l'buvard peut pas avaler toute la mer à li tou'seul comprenez bien m'dame votre honoresse y a des moments qu'les limites dépassent les bornes si j'puis dire, c'est comme qui dirait "un cas d'école" comprenez bien hein quoi... ... "Et pour la rentrée c'est par ici la sortie Monsieur"... l'aurait pas du m'chercher la dirlotte... fallait qu'ça lui tombe... ... ... 20 ans de placard... - "Gardienne, j'ai plus de cahier!!! Et plu d'encre non plus pi' m'faut des plumes... Et y a tout qui va d'mal en 3,14 (héhé d'ici k'elle comprenne l'astuce... p'tain même au placard faut qu'elles balaient de la gueule ces pouffes)... "Et sans vouloir pousser si j'pouvais avoir un compas ça serait pas du luxe hein comme qui dirait...c'est quand même la rentrée quoi merde"... Objet contondant pour ki sé pas s'en servir ke'je dis...
Moralité : tant va la cruche qu'à la fin elle vous mouille que moi j'dis... 8/30/2009 Forza Luca Badoer.Je méprise de toute la profondeur de mon âme tous les abrutis qui critiquent Luca Badoer et son retour en grand prix, en remplacement de Massa blessé.
Moi il m'a réellement fait rêver, et pas seulement à ce GP d'Europe 1999. Il était pilote Minardi et j'étais fan de Minardi. Et Badoer est quoique disent les gens est un bon pilote. Pire les journalistes qui ne sont même pas foutu de lire ou d'analyser des statistiques, qui se contentent de retenir "50 GP sans marquer de points" Ce qu'il à fait ce jour là, au Nurburgring - amener une Minardi en 4è position est exceptionnel, et à la force du poignet. Je lui consacrerai un billet complet - moi je fouille mes archives... et mes souvenirs. La seconde qui lui manque elle s'appelle confiance Il m'a fait rêver et j'emmerde les cons. A 14h00, je n'aurai d'yeux et de sentiments que pour lui. J'espère juste qu'il fasse une course honnête. Et Ferrari ça ne représente rien pour moi. Forza Luca!!! 8/29/2009 Et vous votre héros d'enfance, c'est qui?N'y allons pas par quatre chemins, le plus grand héros de mon enfance, dans la fiction - mais tant qu'on a de l'enfance ça fait pas de différence, le personnage à qui je dois mes plus grands fous rires - et alors sans arrières pensées (le cynisme viendra plus tard!), et qui me fait toujours autant rire aujourd'hui parce qu'il a pas pris une ride :
Monsieur Gaston Lagaffe. Sans oublier ses collègues (Prunelle, Fantasio, De Meesmacker, l'agent de police, "Jules-de-chez-smith-en-face"...). Merci Franquin! Et ce que j'adorerai toujours chez franquin : les détails en arrière-plans. Ca! c'est un vrai héros! (C) Franquin.
J'aimerais tant revenir à la toute première fois où j'ai lu un Lagaffe entier ; je m'en souviens : c'était dans la grande salle d'étude de l'Internat de Namêche, je devais avoir 8 ans et j'avais mal au ventre tellement je riais, même en fermant le livre... Tout cela dans le silence attentif et sous le regard complice des éducateurs (mais j'avais fini mes travaux!)... Ca m'est resté des années, et lorsque plus tard je me faisais convoquer chez le proviseur, le surveillant, j'ai jamais pu rester sérieux en me faisant engueuler car je repensais toujours (oui!) à un gag de Gaston ou un film comique que j'avais vu... on dédramatise comme on peut... Ensuite, vers 18 ans viendront les Idées Noires, toujours par Franquin Et vous? |
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