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L'Ornithorynque - restons subversifs (na!).

" Il cherchait quelque chose comme des rêves perdus, mais ne trouvait rien " (G. Büchner)

Patichou L'Ornitho

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Metteur en scène de théâtre, comédien théâtre et cinéma, j'essaie avec humour (surtout!) d'être actif, nomade de la pensée. Je m'intéresseà toute relation ou activité qui exclut le repli sur soi. Ce qui me fait chavirer chez une femme? Le talent d'émouvoir et de surprendre, l'indépendance, l'humour, la sincérité nécessaires à un charme singulier et personnel. Physiquement je craque pour les hanches, les visages. J'ai un faible pour les brunes. Elles m'émeuvent : Nastassia Kinski, Kate Bush. J'aime : les comédien#ne#s, artistes, humanitaires, les sportifs opiniâtres. Je méprise l'intolérance, le racisme, les fachos, la pub. Dislike : Dragone, la variété, l'amateurisme en théâtre, VW Beetle, Mini BMW. I like : la montagne, offrir des fleurs, les roses, les lys, les edelweiss. Voitures : BMW 2002Ti/Turbo & BMW M635Csi, R4-5-16&20/30, Skoda 105-120-130, Triumph Dolomite, Maserati 430 & Quattroporte, Bus VW T2-T3, NSU, Opel Rekord A, Volvo 360 GLT, Alpine A310, Rover SDII, Fiat Ritmo 105, Abarth, Car Mercedes O302
Bouquinerie ornitho...
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Librairie auto
  Version live de 2006 du "Willdest dreams" de ASia (1982). Ils ont pris un coup de vieux et un coup de gras ah lala gloups. Carl Palmer garde tjs une technique et une vitesse d'exécution phénoménales... Le guitariste, vous l'avez déjà vu, c'est celui de YES (Steve Howe). A eux quatre (groupes compris), ils doivent avoir dépassé les 300 millions d'albums vendus, sans compter large.
11/2/2009

Happy Ears, la promenade musicale : "Conspiracy" - les dissidences.

Quand les charts ne sont pas là, les dissidences (sic). Oui oui! Comme pendant à la thématique précédente (State of independance), qui concernait les carrières solo de musiciens de grands groupes (ai oublié Pete Townsend des Who, malheur!), ai décidé cette semaine d'occuper l'espace musical aux "dissidences", c'est à dire aux groupes dans lesquels nos artistes (Bowie, Palmer - Robert et Carl, Meynard, Squire, Dylan, Orbison ou Knopfler et j'en passe) vont s'encanailler quand ils ne chantent pas seul ou quand ils veulent leurs groupes à eux...
 
Il y a matière, c'est sûr... et de toutes époques. 9 morceaux (mais 1 seule semaine!), allez hop, quelques surprises je crois! Et pas mal d'humour pour certains... et on terminera par un twist yeah...
 
  1. "Run Me Down" (02'25" - 1990) : The Notting Hillbillies (Marc Knopfler - Dire Straits, et entre autres Brendan Crocker), ou quand un album de potes devient un succès. Ai toujours pensé, pour ma part que c'était une réponse aux rigolos (oui!) des Travelling Wilburies. Sur l'album "Missing... Presume Having a Good Time". Pour le reste, je n'apprécie pas le bonhomme Knopfler qui se prend vraiment pour un seigneur... imbuvable? http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Notting_Hillbillies
  2. "Moondog" (03'16" - 1995) : Moondog Jr. (deven Zita Swoon!), dissidense de Deus via Stef Kamil Karlens. "Moondog" tiré de "Everyday I Wear a Greasy Black Feather on my Hat". Zita Swoon aujourd'hui pour des raisons de droits des héritiers du musicien Moondog... Ah oui! c'est du belge!!! (et même du flamoutche!). http://fr.wikipedia.org/wiki/Zita_Swoon
  3. "Video Crime" (03'54" - 1989) : Tin Machine of course, groupe dont David Bowie est le chanteur, accompagné de musiciens de l'iguane, j'ai nommé Monsieur Iggy Pop- excusez du peu. Album "Tin Machine" qui, 20 ans après sa sortie sonne toujours aussi bien. Et non ce n'est pas un album de Bowie, c'est Tin Machine - j'le dis car y a des grincheux... http://fr.wikipedia.org/wiki/Tin_Machine
  4. "The Living Years" (05'31" - 1988) : Mike + The Mechanics, c'est à dire principalement Mike Rutherford (bassiste et guitariste de Genesis) et Paul Carrack, qui a officié comme chanteur pour de nombreux groupes "dissidents" composés de musiciens de studio de 1ere classe ou comme invité (Roger Waters, Nick Lowe, Clapton, Spin 1ne Two,...). Carrière solo aussi, débutée après son court passage dans... Roxy Music. Une voix terrible en tout cas, reconnaissable entre toutes! Titre de l'album du même nom "Living Years". http://en.wikipedia.org/wiki/Mike_%2B_The_Mechanics
  5. "Wildest Dreams" (05'11" - 1982) : ASIA - impossible de l'éviter tellement c'est énorme, et le succès en 1982-1983 fut planétaire. Asia c'est un condensé, à la base de YES (Steve Howe, guitare et Geoffrey Downe, claviers), des... Buggles (via Downes toujours, avant qu'il n'intègre YES), de ELP - Emerson, Lake and Palmer via Carl Palmer, à la batterie, un des très très très grands batteurs des 70's (technique et vitesse "insane", un monstre) sans oublier, sur ce morceau, John Wetton (basse et chant) en provenace de King Crimson via Family et Roxy Music (décidément!). Autres musiciens de ASIA : Greg Lake (King Crimson, basse et voix), Pat Thrall (Guitare) et musicien du Pat Travers Band. Geoffrey Downes en est l'âme. Beaucoup d'évolutions de personnel. Existe toujours. "Wildest Dreams" tiré du premier album, simplement intitulé "ASIA". Produit par Mike Stone, c'est à dire mal... Je n'aime pas le son "Stone", assez pourri, qui vieillit mal (cfr aussi ses albums pour Foreigner). Downes aurait pu choisir... Trevor Horn (Buggles et Yes), et plus grnd producteur des 80's. http://en.wikipedia.org/wiki/Asia_(band)
  6. "Conspiracy" (05'05" - 2003) : Chris Squire (YES of course) et Billy Sherwood (guest guitare et b-vox dans YES!), principalmement. Titre qui donne son nom au groupe, bien que repris sur le second et dernier "Squire - Sherwood". Pas le meilleur morceau de l'album "The Unknown", mais, je l'affirme album bien meilleur que le premier (..."Conspiracy"...lol), contrairement à ce que les critiques en disent... Et Squire, c'est mon chouchou alors pas touche na! http://en.wikipedia.org/wiki/Conspiracy_(band)
  7. "Murderess" (04'17" - 1985) : Power Station, c'est à dire Robert Palmer (autre chouchou), mais aussi John et Andy Taylor de Duran Duran et, savoureux mélange, Tony Thompson du groupe Chic. Du Rock, du R'n'B et, de la New Wave et du Disco/funk... Et putain bordel ça pêche de sa mère... 2 albums, un en 1985 et un en 1996 (Living in Fear - difficile à trouver...). "Murderess qui reste un de mes titres favoris, sur l'album éponyme "Power Station" - nom du studio, devenu célèbre, où est réalisé l'album. "Livving in fear" est une tuerie aussi, très punk rock, mais les dissensions dans le groupe durant la promo ont sabordés l'album. Palmer, par ailleurs, refusant de tourner avec le groupe - remplacé alors par Michaël des Barres - cfr au Live Aid de 1985). Production impeccable ici. http://en.wikipedia.org/wiki/Power_Station_(band)
  8. "The Outsider (Apocalypse Mix) (05'28" - 2004) : A Perfect Circle, grouupe dont le dissident "principal" n'est autre que le frontman de TOOL : Maynard James Keenan. L'autre tête de ce groupe est Billy Howerdel (Nine Inch Nails, Smashing Pumpkins, ...). Version remixde "The OUtsider" originellement "The Outsider" sur l'excellent "Thirteen Steps" de 2003. Le remix ici présent sur l'album de remix de pièces musicales de A Perfect Circle, album intitulé "aMotion". Un très grand groupe, mais je lui préfère TOOL, pluis puissant... "The Outsider (Apocalypse Mix) est visible exclusivement sur Youtube, pas d'embeding possible... Le lien : http://www.youtube.com/watch?v=hiOoFnWFORM&feature=fvw  (à voir!!!) ; http://fr.wikipedia.org/wiki/A_Perfect_Circle
  9. "Wilbury Twist" (02'58" - 1990) : Les rigolos de la bande, qui se cachent sous des pseudos (tous des Wilburys - et pas les mêmes sur le second et dernier album - intitulé "Volume 3" lol!) ; album derrière lesquels se cachent rien moins que messieurs Bob Dylan, Georges Harrison (Beatles), Jeff Lynne (Electric Light Orchestra), Roy Orbison (décédé en 1988, il n'est pas sur le second, of course!) et Tom Petty...Ainsi que Jim Keltner (batteur)... excusez du peu... Fabuleux et drôle ce qui ne gâche rien... http://fr.wikipedia.org/wiki/Traveling_Wilburys

Petite vidéo des Traveling Wilbury's - Wilbury Twist (enfin trouvé une version!!!) - amusez-vous à reconnaître, au delà de nos vedettes, les "guests" de cette vidéo... du beau monde!

 
Wilbury Twist [2007 Version] @ Yahoo! Video

 

Si ça c'est pas de la dissidence (et même pour notre Wilburys Twist la d'ici danse ... euh désolé...).

En écoute dans le dossier Skydrive "Happy Ears la promenade musicale"

10/30/2009

2econd Class Citizen : découverte musicale 2009!

Trop fort, peux pas attendre décembre ou janvier!!!  Trop bon!
 
Ai découvert ce groupe il y a peu ; groupe qui a publié son 1er EP en 2005. L'album de 2009, sorti assez récemment (of course!) est remarquable de qualité, riche en sonorités et inventions. On pourrait classer ça en "Hip-hop psychédélique", mais c'est un poil (gros) réducteur... Hip-hop, c'est sûr, ambient rock mélodique aussi, et, point de vue perso, ça me fait penser au groupe du chanteur de Tool : A Perfect Circle, voire même par certains aspects (construction musicale, mix voix - musique) ) LCD Soundsystem (terrible!!!). Pas encore beaucoup d'info sur le groupe (rien sur Wikipedia par exemple!), et peu de vidéo ( - de 5 sur Youtube), donc allons fonçons découvrons... Moi, je me tiens plus... sais pas pourquoi, mais je pense - on peut aussi se tromper, que ça devrait plaire à notre ami "JP" (un avis!!!)
 
Allez, 2 extraits vidéo - le premier est un mégamix de l'album "World Without" (2009), mégamix qui est légalement téléchargeable (lien sous la 1ere vidéo).
 
1er morceau : Le mégamix "World Without" (infos et repères dans les commentaires!), et en second : "Listen the Night" (03'25"), le single du dernier album.
 
    
 
 
 
 
10/28/2009

Entre le public et moi c'est une affaire qui roule...

(c) Franquin - in "Les idées noires".

... Ahhh, on se sent mieux (scrouitch!).

10/27/2009

"Happy Ears", la promenade musicale - State of Independance / Day (II)

Après une petite semaine consacrée au petit travail de réalisation "son" (autour de Karl Valentin), deuxième partie de la promenade musicale "State of Independance".
 
Thème central : "State of Independance", en 2 volets. Un volet plus "nocturne" (night) et, cette semaine, un volet "Day" . C'est à dire les carrières solos de musiciens de grands groupes.
 
Que font ces messieurs quand ils ne sont pas ou plus dans Yes, Genesis, les Beatles, Pink Floyd, ... la sélection est constituée, principalement, de morceaux chantés par nos solistes.
 
Volet "day", moins... sombre ; nous terminerons la sélection par un Jon Anderson puisque "State of Independance" est une référence à un de ses morceaux. Autre "doublé" le touchant Graham Nash. 8 morceaux cette fois donc (au lieu de 7!), car j'avais pas envie de liquider le Ringo Starr.
 
Pas mécontent de l'ensemble!
 
Hop, les jeux sont faits :
  1. Graham Nash (Crosby, Stills, Nash & sometime Young) : "Magical Child" (03'37" - 1980). Parfait morceau pour la transition de la nuit au jour. PURE PURE PURE PURE MERVEILLE que ce morceau, tiré du LP "Earth & Sky", dont je ne me lasse pas. Laissez vous entraîner, vous le regretterai pas, promis!
  2. David Sylvian (ex Japan) : "When Poets Dreamed of Angels" (04'47" - 1987), extrait de l'album "Secrets of the Beehive". Question d'entrer dans le jour des rêves plein la tête et les ailes. Plus de 20 ans de carrière solo déjà pour ce splendide artiste. Il mériterait un billet à lui tout seul (à suivre!).
  3. Ian Gillan (Deep Purple) : "I'll Be Your Baby Tonight" (03'03" - 2006). Ou quand Gillan se prend pour Robert Palmer et UB40 qui se prenaient eux pour Bob Dylan... Eh oui! C'est un morceau de Dylan, désormais un classique. C'est le jour et on pense déjà à la nuit... Sur l'album de collaborations et reprises (principalement les différents guitaristes, claviéristes et voix de Deep Purple, (y compris des cover du Deep) "Gillan's Inn. Ici avec Joe Elliot.
  4. Adrian Belew (Voix du King Crimson depuis le début des 80's) : "Peace on Earth" (02'49" - 1993). Belew en acoustique et avec des morceaux courts, ce qui le change du King Crimson, dinausaure du prog'rock. Un album assez sensible. Morceau clin d'oeil au Beatles aussi... à écouter. L'album? "The acoustic Adrian Belew", simplement - ça a du lui faire un bien fou. Belew a aussi été voix pour ... Michaël Oldfield - le seul non repris sous le prénom "Mike", on ne se demande pas pourquoi, on sait..."Heaven's Open", de 1989 - mauvais de chez mauvais... Ca arrive même aux meilleurs (j'adore Oldfield!!!)
  5. Brian Ferry (Roxy Music) : "Your Painted Smile" (03'13" - 1994). Et oui notre dandy nocturne (ouais c'est une sélection day!), ici en 1994 sur l'album Mamouna, qui reste un bon album, même s'il a vieillit du point de vue de la production et des sonorités (Brian Eno etc...). Tout est classieux sur cet album, Ferry bien sûr, mais aussi les morceaux, les photos, la pochette. A voir et écouter en pleine lumière (na!).µ
  6. Georges Harrisson (Beatles) : "My Sweet Lord" (04'37" - 1970). Les dissidences "beatlesiennes", ben oui on allait pas y échapper. Morceau que je kiffe à donf' depuis toujours, même si je ne crois pas le moins du monde en Dieu ou autres alternatives déistes... Sur l'adoré ou abhorré "All Things Must Pass" - ce n'est pas peu de le dire un album qui a autant de détracteurs que d'admirateurs : ceux qui détestent en ont franchement horreur, et les autres, ceux qui aiment l'album en sont fous. Pas d'avis tièdes... Day, car lui il l'a trouvé son jour, du côté de Kathmandu etc... Pas un grand texte, mais une grande chanson, ça aussi ça arrive! Album "Mystique" comme le suivant, de la sélection, de Ringo Starr est rigolo...
  7. Ringo Starr (Beatles) : "Love is a Many Splendoured Thing" (03'02" - 1970). Dissidences beatlesiennes numéro deux héhé... Même année de sortie que l'album de Harrisson. "Sentimental Journey", c'est le nom de l'album, très "Broadway", mais en plus intelligent (mais si vous voyez ce que je veux dire!) et surtout en plus rigolo. Brian Ferry est un Dandy classieux, Ringo Starr est (aujourd'hui encore!) un dandy rigolo, un clown du "crooner". Franchement à (re)découvrir. Le très joli "Love is a Many Splendoured Thing" pour la sélection. On garde Lennon et Mc Cartney pour une autre fois, sont moins drôles et moins mystiques aussi faut dire, alors... Tout en douceur le Ringo Starr, avec du miel...
  8. Jon Anderson (YES, principalement!) "Change We Must" (05'39" - 1994). Morceau qui clotûre l'album du même nom, au même titre que "State of Independance" l'ouvrait. Une splendide oeuvre vocale, d'un Anderson, je radotes, libéré de la pression de YES (album et tournée "Talk", aussi en 1994, difficiles bien que bons!). Juste dommage le "bridge" central de batterie, assez raté. N'empêche : un album FORMIDABLE, léger et prenant. Un album qui fait du bien au moral. On peut critiquer Anderson pour les thèmes des chansons, ses tenues vestimentaires et ses grigris (moi j'aime) ce n'en est pas moins quelqu'un qui défend ce qu'il aime, par la performance et une grande générosité dans l'effort. Il est malade et j'en suis triste... NB : c'est le "petit vieux" rigolo de la vidéo "Soundcheck" de YES publiée il y a peu ( http://ornythorinque.spaces.live.com/default.aspx?_c01_BlogPart=blogentry&_c=BlogPart&handle=cns!BA16D03B4346BC45!10435 )

Voila, c'est terminé pour ce second et dernier volet de la promenade musicale "Happy Ears - State of Independance". En écoute et/ou téléchargement dans le dossier Skydrive "Happy Ears - La promenade musicale" . Comme d'hab' en somme... Bonne écoute, et je veux bien votre avis aussi...

10/21/2009

Led Purple ou Deep Zeppelin... Wock'n"Woll Heure...

Rock'N'Roll : leçon n°1

       

C'est pas parce qu'on a un méga-look éféminé

I love it and I need it
I bleed it
Yeah its a wild hurricane
Alright hold on tight
Im a highway star
Im a highway star
Im a highway star
)

     

Qu'on chante comme des tapettes...

(I dont know but I been told
A big legged woman aint got no soul
)

10/19/2009

"La fin du monde" - Karl Valentin!

Photo : "La fin du monde", de Karl Valentin

De G à D : Guillaume, Nelly, Marie, Caroline, Rémi, Patichou (héhé) et Sophie C. - Mais où est Sophie B.? (ma copine So')

Report du deuxième volet de la promenade musicale "Happy Ears", bekoz' suis retombé sur un truc (c'est le mot?) que j'ai réalisé à l'INSAS en 2005, dans le cadre de l'exercice "Karl Valentin" dirigé et mis en scène par Anne-Marie Loop.
 
Sur base du texte - à la base un monologue, "La fin du Monde", j'avais réalisé un travail son, un peu une lecture "radiophonique", en tentant de rendre par les voix, les ambiances sonores (écoutez la ponctuation!), la folie du texte de ce satyriste Munichois célèbre, dans les années 30 et 40, magnifique qu'est Karl Valentin. Monter Valentin aujourd'hui reste un plaisir... et un challenge. C'était mon deuxième Valentin sous la direction d'Anne-Marie Loop.
C'est sur le premier que nous étions devenus d'immenses amis avec Anaïs... m'enfin bon...
 
L'équipe de la photo est celle de la bande son!!! N'hésitez pas à pousser le son, c'est un poil bas. Bonne écoute!
 
Le lien sonore (durée : 6'45")
 
 
Texte : Karl Valentin / Mise en voix, découpage et direction d'acteurs : Patrick Leonard / Prise de son et mixage : Antoine Delagoutte /
Interprétation : Sophie Cocheteux, Sophie Boyens, Nelly Framinet, Caroline Logiou, Marie Hossenlopp, Guillaume Dumont, Rémi Pons.
Fond musical : "Beaubourg" (extrait) de Vangelis.
 
Il y a 2 versions, qui ont chacunes leurs qualités et défauts, mais la version présente (la "une") est plus précise, mais un peu moins folle...
 
PS : si qqn connaît un meilleur moyen pour intégrer la musique au billet, les idées sont bienvenues
 
La suite de la promenade musicale la semaine prochaine
10/14/2009

Nina Hagen live!!!

P'tite info culturelle pour nos amis français, surtout s'ils sont proches de Marseille, la Diva punk Nina Hagen est en tournée...
 
 Elle sera à Marseille le 17 octobre, après avoir manifestement donné un excellent concet à "La Cigale" de Paris.
 
Info :
 
 
Et pas de trace(s) - je cherche, d'une date en Belgique ou à la frontière allemande, mais doit y avoir moyen de trouver.
10/12/2009

"Happy Ears", la promenade musicale - State of Independance / Night (I)

Héhé, retour de la rubrique musicale hebdomadaire"Happy Ears"...
 
Thème central : "State of Independance", en 2 volets. Un volet plus "nocturne" (night) cette semaine, et un volet "Day" la semaine prochaine. Faut dire que le champ est vaste, c'est à dire les carrières solos de musiciens de grands groupes.
 
Que font ces messieurs quand ils ne sont pas ou plus dans Yes, Genesis, les Beatles, Pink Floyd, ... la sélection est constituée, principalement, de morceaux chantés par nos solistes.
 
Et bien, voici, et très sincèrement il y a quelques raretés, dont certaines je pense ne sont pas ressorties en CD - entendez le scratch des vynils...
 
La sélection, qui je le signale, est "en écoute" dans le dossier Skydrive "Happy Ears, la promenade musicale".
 
"State of independance" en référence au morceau de Jon & Vangelis de 1981 (album "The Friends of Mr.Cairo").
 
  1. Pete Townsend (The Who) ; "Sheraton Gibson" (02'37" - 1972), sur son premier album solo "Who came first". Et dieu sait qu'il en a détruit des Gibson et des chambres du Sheraton dans les années "My generation" des Who. Townsend a une importante carrière et discographie solo ; je conseillerais le concept album "The Iron Man" (opéra rock), de 1989, avec les participations de John Lee Hooker, Nina Simone et Roger Daltrey - of course!.
  2. Rick Wright (Pink Floyd) ; "Holiday" ('06'12" - 1978), sur l'album "Wet Dream" qui est assez méconnu mais que j'aime beaucoup, tout en légèreté. Pas de hits, très nocturne aussi...
  3. Graham Nash (Crosby, Stills and Nash and Young et autres) ; "Skychild" (03'46" - 1980), sur l'album "Earth & Sky", très nocturne, désabusé mais tout en finesse. Très personnel aussi. A redécouvrir, sonorités proches de ce qu'on peut retrouver chez Tim Buckley ou Tim Hardin. Eteignez la lumière... Blues existentiel... Quelques albums en solo.
  4. Steve Hackett (Genesis) ; "The Virgin & the Gipsy" (03'46" - 1979), sur le tout bon album "Spectral Mornings". Ici c'est Pete Hickx qui chante, pas Hackett qui reste un des grands guitaristes de l'histoire du rock et a une carrière solo continue depuis son départ de Genesis (1976 par là), ainsi que des collaborations avec de nombreux autres musiciens (GTR par exemple avec Steve Howe et Steve Vai, etc...). Je suis complètement "in love" avec ce morceau, qui a quelque chose de magique et envoutant. Pas de trace sur Youtube... zut!
  5. Glenn Frey (The Eagles) : "I Volunteer" (04'06" - 1982), sur "No fun aloud". Un album moyen... ce qui ne m'enpêche pas de l'apprécier. Très Eagles en somme.
  6. David Gilmour (Pink Floyd) : "Out of the Blue" (03'37" - 1984), sur le tout beau "About Face". Très très bel album si on aime Gilmour ou le Floyd. Le morceau est presque un "hit", bien qu'yant eu un succès "confidentiel" ; morceau qui fait partie du matériel de scène de Gilmour encore aujourd'hui.
  7. Jon Anderson (YES) : "State of Independance" (05'39" - 1994), tiré du FORMIDABLE album "Change we must". Album qui est composé de morceaux réalisés avec YES, Vangelis ou de sa carrière solo, revisités et orchestrés. "Change we must" est souvent répertorié comme "New Age, Ambient etc... c'est de la connerie : c'est avant tout un album "vocal", en ce sens et de mon point de vue, que sa voix que je trouve belle de tout temps est ici magnifique, au sommet. Une voix qui vient se poser sur la musique, comme un instrument, avec une grâce et une légèreté absolues, sans être molle, non - la juste tension. Il m'arrive de chanter en écoutant cet album, pour essayer de comprendre comment il place sa voix et parfois ... quel bonheur de comprendre. On sent Anderson relâché, loin des tensions connues dans Yes, il se fait plaisir et ça s'entend. Une voix qui balance, swingue, groove. "State of independance" démarre lentement mais prend son envol l'air de rien...

Voili voilou pour ce premier volet "night" de la sélection "State of independance". Un volet "Day" la semaine prochaine ; "Night and Day" étant une référence à ll'album de Joe Jackson (1982), autre perle...

10/10/2009

Soundcheck bien rigolo... par YES, en 2004

    
 
Je les adore depuis 30 ans, ils chantent et font de la musique depuis 40 ans... Et ici, le soundcheck avant enregistrement DVD est drôle, ou en tout cas bien rafraîchissant. C'est en 2004, pour le "live acoustic", dont ils assureront une tournée.
 
Envie de le partager, il est évident que le morceau n'a rien à voir avec leur répertoire, c'est un délire musical et vocal (écoutez chanter Anderson).
 
De grands bonzommes lol : Jon Anderson, Steve Howe, Alan White, Rick Wakeman et l'éternel paresseux de la bande Chris Squire, à la basse. Peut-on dire que j'ai pour eux comme une grande tendresse?
 
Sont y pas mignons!? 35 ans de carrière (en 2004) et une telle fraîcheur c'est communicatif.

Entre exil et "Lebensborn", ou scène du balcon (sic). Munich, 1945, in "Le tournant", Klaus Mann

Klaus Mann, de retour à Munich avec l'armée américaine, redécouvre sa ville natale bombardée, et la maison de son enfance plus revue depuis l'exil, en gros une dizaine d'années...
   
Maison de la famille Mann, restaurée, à Munich             Klaus Mann dans l'armée américaine, vers 1942
Allez, hop. Une étrange rencontre, le dialogue de deux mondes. Entre déracinement et reproduction... "Lebensborn", littéralement : source de vie. La jeune fille a l'accent munichois. Redécouverte d'une ville délabrée, mais aussi rencontre avec le délabrement de la jeunesse allemande, sans parler le moins du monde de morale. Tout est à "reconstruire".
 
                                                                                            Munich, en 1945.

"(...) Mais l'envie de rire me passa à la vue de cette ville détruite. J'avais bien imaginé que ce serait grave mais c'était bien plus grave encore. Munich n'existe plus. Tout le centre; de la gare jusqu'à la place de l'Odéon, n'est plus que ruines. C'est à peine si j'ai pu retrouver mon chemin jusqu'au jardin anglais (...) Etait-ce là rentrer chez soi? Tout m'était étranger, étranger, étranger...

(...) Maintenant, nous tournons à gauche, dans la Föhringer Allee : perspective de tout temps familière, totalement étrangère! Ici, certaines choses semblent avoir pris de l'ampleur ; les arbres et les buissons sont à présent beaucoup plus luxuriants que de nos jours (...). Une allée sombre, redevenue sauvage! On était déjà devant la maison des Hallgarten - la maison de Ricki : elle est encore debout! Et la nôtre?
Oui, la nôtre aussi est encore debout. Tout d'abord je la crus intacte. A première vue, cette chère vieille chose à encore fort bonne allure. Rien que du bluff!. La carcasse a tenu bon, mais elle n'est plus qu'un trompe-l'oeil et une forme creuse.
J'escaladai, pour atteindre la porte d'entrée, des marches fracassées et me glissai par par un trou de suie. A travers cendres et gravats, je continuai à avancer à tâtons dans la maison. Tout m'était étranger, étranger, étranger - et pourtant non! Ici, cette fenêtre semblait de tout temps familère, et la cheminée avait toujours son ancienne forme.
(...) Après avoir encore une moment exploré les pièces désertes du rez de chaussée, nous risquâmes une expédition dans la cave à demi obstruée et de là, nous ressortîmes enfin à l'air libre. Tewsburry (son camarade de camp ndlr)voulait à présent photographier de la rue le devant de la maison - cette façade en trompe-l'oeil, apparemment si solide.
J'errai à travers le jardin (...). J'éprouvais un sentiment étrange et singulier, il me semblait être victime d'un enchantement. (...)
La maison, vue du jardin, reprenait un aspect d'élégance et de force, avec sa terrasse bordée de lierre, ses volets verts. Rien que mensonge et faux semblant! Des coulisses trompeuses derrière lesquelles il n'y a rien, pas même un escalier par lequel on pourrait monter aux étages!.
Au second, se trouve ma chambre, pourvue d'un balcon. Ce balcon aussi est resté en bon état. Je le scrutais du regard - non sans une certaine mélancolie. (...).Quel dommage qu'il n'y eût plus d'escalier!.
C'est alors que je découvris la jeune fille inconnue.
La jeune fille inconnue se tenait sur le balcon de ma chambre, immobile, tapie derrière la balustrade. Sans doute était-elle restée là tout le temps à observer ma promenade rêveuse. Je lui fis un signe de la main mas elle ne réagit pas, elle demeura complètement figée, comme si elle croyait encore n'avoir pas été découverte. Avait-elle peur de moi? Bien sûr, je portais l'uniforme ennemi...
"Que faites-vous là-haut?"
Pas de réponse.
Comme je répètais ma question, elle haussa les épaules : "J'habite ici. Vous avez quelque chose contre?"
Si j'avais quelque chose contre? Pas grand-chose. Pas vraiment. J'étais seulement surpris. Où habitait-elle? Dans mon ancienne chambre?
Elle répondit par la négative : la chambre était "kaputt". "J'me suis installée sur le balcon. Tant qu'y n'pleut pas, c'est tout à fait agréable, ici".
Mais comment y montait-elle? Il n'y avait plus d'escalier! "Faut savoir s'débrouiller!" me cria-t-elle, le visage toujours méfiant et renfrogné. Elle avait construit quelque chose, une sorte d'échelle, à l'arrière de la maison. "Pas très pratique, affirma-t-elle avec une certaine insistance, probablement pour me décourager de lui rendre visite. Mais pour moi, ça va. Parce que moi je suis alpiniste, vous savez, je fais de l'escalade".
A présent, elle souriait même un peu, mais son visage reprit son air fâché et renfrogné quand je lui déclarai que je voulais arriver jusqu'à elle. (...)
Enfin, nous fûmes face à face.
"Ben, maintenant, vous voyez bien qu'y a rien ici à réquisitionner!". C'est ainsi qu'elle me salua, tout en me montrant d'un geste de mépris négligent le plafond dont les larges trous et les fissures laissaient passer la lumière du ciel d'après-midi. "Kaputt!" Elle répétait ce mot, pensant sans doute que je ne connaissais pas bien l'allemand. "Alles kaputt Nix gut! Understand?". Elle n'avait guère plus de 25 ou 26 ans, mais elle était, en quelque façon, déjà fanée, avec une peau blafarde et malpropre et un front las et buté sous la raie trop droite. Sans sourire, le visage hostile et fermé, elle m'accompagna à travers une suite de mansardes qu'on a construites dans notre grenier. Dans "ma" chambre aussi - étrangère, plus qu'étrangère : avec des vestiges macabres de ce qui avait été de tout temps familier.
Dehors, sur le balcon, cela avait pourtant vraiment l'air presque "agréable". Le matelas, abondamment garni de coussins et de couvertures, semblait tout à fait confortable ; à côté, sur une table basse, il y avait même des fleurs et un livre ; il y avait aussi un réveil, une chaise et de la vaisselle.
Je la félicitai de ces aménagements, mais exprimai la crainte qu'en cette saison, la nuit, à la belle étoile, on gelât tout de même encore un peu. La jeune fille, mise en confiance par mes éloges et mon intérêt, pris la défense de son balcon et du temps munichois. Pour un peu de froid! Une alpiniste était habituée à en voir bien d'autres! Et d'ailleurs, qui pouvait aujourd'hui se montrer difficile! Elle avait été bombardée à trois reprises. (...) Avec une précision objective et monotone, elle fit le compte de ses pertes : ses parents morts, son fiancé disparu en captivité, en Russie, un frère, mutilé de guerre - "les deux jambes, parties" ; l'autre tué - devant Stalingrad. Et maintenant sa belle-soeur!.
"Et voila, on est toute seule, constatait la jeune fille sans se plaindre, plutôt d'un ton de défi. P'us d'parents et p'us d'fiancé! Pas d'argent et pas d'maison! Faut bien apprendre à s'remuer et faut bien qu'on ait un peu de chance. Prenez l'balcon, par exemple, c'est tout de même une vraie veine!".
Je voulus savoir comment elle était tombée justement sur cette maison - "sur notre maison" faillis-je lui dire.
"Des amis, m'expliqua-t-elle de façon assez vague. Un monsieur connu habitait ici, autrefois". Il est incorrect de dire "un monsieur connu" pour parler de quelqu'un que l'on connaît ; mais un soldat américain n'a pas à se lancer dans des explications sur la finesse de la grammaire allemande. Je me contentais de demander : "Pourriez-vous peut-être, par hasard, me dire à qui appartient cette maison?".
"A mon grand regret je n'ai pas là-dessus d'informations très précises". Toutefois elle put m'apprendre que la villa était passée par bien des mains ; pour finir, cinq ou six familles - "Des gens très bien, vraiment" - s'étaient partagés les trois étages. "C'est pour ça qu'on a tout transformé, dit-elle d'un air entendu. A cause de la crise du logement. Avant la guerre il y avait de grandes pièces - vous auriez dû voir le cabinet de travail, au rez de chaussée! Carrément le luxe!". (...) Mais tout à fait à l'origine - ceci lui revint à l'esprit - le studio de luxe avait servi à un écrivain qui avait ensuite quitté le pays et qui devait, d'après la jeune fille, avoir péri misérablement depuis longtemps. "Probablement un non-aryen, supposat-elle en haussant les épaules. Ou même un juif cent pour cent. En tout cas, il ne s'entendait pas avec le gouvernement.
"Cette maison appartient donc à un écrivain qui ne s'entendait pas avec le gouvernement?"
Ma question directe ne lui plut pas ; elle l'éluda : "Si l'on veut. Si l'écrivain était un juif ou si y avait que'qu'chose qui clochait, ses biens ont étés confisqués, naturellement, et la maison avec". Après avoir réfléchi un instant, elle finit par conclure : "La maison appartient à l'état. Sans ça, y aurait pas eu de "Lebensborn" ici!".
Pas de "Lebensborn"?" Voila qui était intéressant. Je demandai à la jeune fille de s'expliquer plus clairement.
"Bah! Vous n'savez vraiment pas c'que ça veut dire?". Elle secoua la tête d'un air de désapprobation, mais m'exposa ensuite avec la plus grande patience ce qu'il en était du "Lebensborn" et de notre maison. "Des solides gaillards de la SS étaient logés ici, des gens très bien, vraiment : des vrais taureaux. Ben, c'est justement, comme taureaux, ou comme étalons, qu'on les utilisait, à cause d'la race, vous comprenez. Ces Lebensborn - y'en avait beaucoup, partout dans le pays - c'était dans l'intérêt d'la race, pour la sélection du sang nordique, pour les futures générations allemandes. Les filles, elles d'vaient naturellement aussi de race irréprochable, le crâne, le bassin : tout était mesuré au centimètre près. Quand ça allait, et que rien n'était trop long, ou trop court ou trop gros ou trop maigre, on les accouplait ici et elles pouvaient y rester jusqu'après leurs couches. Le Lebensborn n'était pas seulement un centre de reproduction, mais aussi un foyer pour les mères". Cette dernière phrase, comme d'ailleurs tout ce qui décrivait, quasi scientifiquement, les fonctions du Lebensborn, elle la prononça avec un accent très "Hochdeutsch" (la prononciation la plus correcte de l'allemand, par rapport aux divers dialectes des provinces, ndlr), comme une sorte de pieuse antienne, un verset du catéchisme. J'aurais bien voulu apprendre encore quelques petites choses, non seulement sur le Lebensborn en général, mais aussi sur les rapports particuliers qui avaient peut-être existé autrefois entre cette piquante institution et ma demoiselle du balcon, si remarquablement informée. Malheureusement, notre conversation fut interrompue juste au moment où elle allait devenir intéressante. Tewsburry, inquiet ou impatient, m'appela du jardin. J'expliquai à la jeune fille que je devais à présent, hélas, m'en aller au plus vite, ce qui sembla la décevoir et même la vexer un peu - "Je vous en prie!". Elle avait repris son air pincé. Mais elle eût un sourire presque touchant en ajoutant d'une voix plus douce : "Je vous aurais bien gardé encore, toute la nuit, éventuellement. C'est si agréable ici, presque comme à la maison..."
 
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